@nebari Oui, ou alors nous pourrions avoir une économie prospère, une armée puissante, une culture (au sens marchand du terme) attractive, et ainsi imposer « nos » unités de mesure au reste du monde. Mais au lieu de ça, nous consacrons notre énergie à enseigner Flaubert aux gamins et à mener des combats de petit caporal énervé à l’arrière-garde d’une mondialisation que nous avons ratée. Nous avons le déclin que nous méritons.
Oui oui, très bien, très noble. Sauf qu’au moment de mettre les gosses au collège, bien peu choisissent l’Italien en première langue, parce que « les gosses quand même, c’est important pour leur avenir de savoir l’anglais ».
Et ils ont raison, les parents. On restera un citoyen de seconde classe, cantonné aux tâches subalternes dans des entreprises de maigre envergure, si on n’a pas un niveau opérationnel en anglais, c’est comme ça, et à part quelques fonctionnaires à la retraite, tout le monde le reconnaît.
@julius 1ER Euh... si, c’est le taux d’imposition qui freine la croissance d’un pays. Personne ne va monter une boîte dans un pays qui lui promet de lui prendre 80% de ce qu’il gagne sous prétexte de justicesociale.
De ce ramassis de sottises, pour ne pas dire de contre-vérités, je ne relèverai que l’assertion mâlement assénée que « La dette publique ne vient pas d’une hausse des dépenses, mais d’une baisse des recettes ». Il suffit de jeter un oeil à la courbe des dépenses publiques pour s’apercevoir qu’en France, elles n’ont JAMAIS cessé d’augmenter, pour représenter aujourd’hui 57% du PIB. C’est un chiffre que l’on ne retrouve, historiquement, que dans les pays en guerre ou menacés d’invasion. Les prélèvement obligatoires, eux non plus, n’ont jamais cessé de croître, c’est juste qu’ils ont crû moins vite, d’où déficit, d’où dette. Donc oui, la dette est dûe à l’augmentation des dépenses. Une augmentation qui n’est pas le résultat du hasard, de la fatalité ou du réchauffement climatique, mais de politiques poursuivies en toute connaissance de cause par les gouvernements de gauche et de droite depuis 40 ans. Une politique destinée à faire la guerre à la pauvreté, à éradiquer la pauvreté. Aujourd’hui, aucun pays au monde ne consacre autant de ressources aux dépenses sociales. 10% des dépenses sociales dans le monde sont le fait de la France. C’est ça qui a créé la dette.
Mais les résultats sont là, puisqu’en France, aujourd’hui, il n’y a plus de pauvreté.