Ingénieur electricien, 50 ans, dans l’industrie de la production d’éléctricité depuis 25 ans. Créateur de l’activité bioénergies du groupe AREVA, j’ai créé ma société de conseil et de dévellopement de technologie dans l’énergie renouvelable en Mars 2008
Il ya beaucoup de définitions du capitalisme, pour moi il s’articule sur ces concepts ;
La propriété privé des moyens de production et la liberté pour les individus d’entreprendre (la liberté c’est aussi la liberté de créer sa société pour mettre en pratique ses idées et pas seulement la liberté de parler, publier etc..)
La recherche du profit (le profit n’est pas mauvais en soit, c’est son usage qui peut l’être et puis on a encore rien trouvé mieux pour évaluer la performance d’une entreprise)
La liberté des échanges économiques et la concurrence économique (sans concurrence il n’y a pas de liberté pour le consommateur et pas de régulation de l’offre et de la demande, voir l’URSS pour s’en convaincre)
L’importance du capital et des possibilités offertes de le constituer et de l’échanger (et donc aussi de spéculer mais la spéculation ça aide les entreprises à trouver de l’argent, à gèrer les risques etc.. )
La rémunération du risque (le risque c’est ce qui fait avancer le monde mais aussi amêne aux crises lorsque qu’il n’est plus maitrisé)
Je pense que la notion d’économie de marché est indissociable de la notion de capitalisme parce que l’optimisation de l’équilibre entre l’offre et la demande qui est le fondement de l’économie de marché est intrinséquement lié au capitalisme. Ca ne veut pas dire qu’il ne faille pas mieux réguler le système et chaque crise démontre que le système fini toujours par mettre en défaut la régulation mais croire qu’on peut créer une économie de marché sans capitalisme c’est au mieux illusoire au pire dangereux parce que ça ne marchera pas et le risque alors c’est que le pouvoir cherchera à la faire marcher de force.
Je vais être en contradiction avec beaucoup de rédacteurs d’Agoravox mais je pense que la mondialisation est en marche depuis 3 000 ans, qu’en dévellopant les échanges elle a aidé l’humanité (à communiquer, à découvrir, à survivre) plus qu’elle n’a nui, que rien ne l’arrêtera et qu’un trop grand réflexe protectionnisme déstabilisera le monde dans des proportions dangereuses comme il l’a déja fait dans le passé.
Dernière remarque : je pense effectivement que l’auteur de l’article devrait participer au débat.
@jaja
Je ne doute pas que le NPA prenne ses décisions démocratiquement il n’empêche que la NPA n’existerait pas sans Besancenot (et Besancenot ne peut exister sans un parti qui n’est pas nécéssairement le NPA). Je pense que les membres d’un groupe même à idéologie anarchiste trouvent un avantage à se retrouver autour de quelqu’un de charismatique comme lui et que sans lui ou quelqu’un comme lui l’extrème gauche se balkanisera comme elle l’a toujours fait.
Par ailleurs je ne vois pas en quoi la défense de l’économie de marché comme un des fondements de la démocratie n’est pas un point de vue sérieux. C’est plus que sérieux même si l’idée ne rencontre pas un grand support sur Agoravox.
Une fois pour toute, faisons la liste des pays démocratiques qui ne vivent pas dans une économie de marché (je n’utilise pas le mot capitalisme mais il marche aussi bien) , le reste c’est croire au Père Noël.
Enfin concernant le programme du NPA, c’est effectivement très clair et ce n’est pas nouveau, traduit en Russe et mis à la sauce de 1917, ça devrait coller assez bien avec le programme d’un parti minoritaire bien connu de l’époque...mais vous allez me dire que je ne suis pas sérieux.
Pour mémoire un extrait des principes fondateurs du NPA :
Une domination de classe ne peut pas être éliminé par voie de réformes. Les luttes peuvent permettre de la contenir, de lui arracher des mesures progressistes pour les classes populaires, pas la supprimer. En 1789, la domination de la classe privilégiée de l’Ancien Régime n’a pas été abolie par des réformes. Il a fallu une révolution pour l’éliminer. Il faudra une révolution sociale pour abattre le capitalisme.
Bonjour,
Tout ça c’est interessant. Il ya derrière Besancenot, ces 5 ou 6% de la population française anarcho- trotskystes profondément ancrés dans la culture égalitaire Française, dont le marketing efficace consiste en particulier à expliquer que n’ayant jamais gouverné, ils sont purs et justes et que si ils gouvernaient enfin, lorsque le grand soir arrivera (c’est à dire lorsque l’état du monde sera si catastrophique qu’une petite minorité bien organisée pourra prendre le pouvoir et le conserver, comme en Russie en 17 ou en Allemagne en 33...) , le monde découvrira le paradis sur terre, ce que les religions (plus réalistes en fait sur le long terme) promettaient jusque la pour l’au-dela.
Besancenot en fait son fond de commerce de ces 5 ou 6% avec tous les effets de manche nécéssaires pour être sûr de ne pas être débordé sur sa gauche par un plus radical que lui. C’est dommage, il y a 30 ans le Parti socialiste, alors au fait de sa gloire grace à cet égalitarisme unique à la France, aurait été capable de l’attirer dans ses filets et en faire à terme un de ses leaders. Mais les temps ont changé, le Parti Socialiste dont la déconfiture est lié au refus de trancher entre le pouvoir et le marxisme ne permet plus à Besancenot de venir les rejoindre et l’oblige à maintenir la barre très à gauche.
Ca l’oblige à la surenchère qui ne le fera pas élire et c’est heureux. Espèrons qu’avec le temps il dira un jour tout haut ce que probablement il pense tout bas c’est à dire que la démocratie libérale dont le capitalisme est un des fondements reste le moins mauvais des systèmes.
Pour l’instant souhaitons lui de créer avec le NPA, le grand Parti de l’éxtrème-gauche française (et s’il vous plait de tester vos bonnes idées dans un contexte local...avant de nous en faire profiter à l’échelle nationale) et de ne pas se faire doubler par un plus à gauche que lui et prions que la crise se dissipe si nous ne voulons pas que l’histoire funeste se reproduise...
Quel que soit l’opinion qu’on a de Nicolas Sarkozy, ceux qui le compare à un dictateur, décrédibilise leur opinion.
Cette phrase "Ce que nous demandons, explique Frédéric Caupin, c’est plus de temps et de liberté pour s’aventurer sur des pistes de recherches ambitieuses, mais pas forcément porteuses à court terme. Il faut faire confiance à notre vocation " ne peut que me comforter dans l’idée qu’il est grand temps de réformer la recherche en France.
Les chercheurs qui sont payés par des fonds publics doivent rendre des comptes à la Société sur ce qu’ils apportent en échangent de ce qu’ils recoivent. Le reste c’est du détournement de fond déguisé en idéologie.
Je ne suis pas socialiste mais je me crois prêt à voter pour un candidat de gauche qui offrirait des vraies solutions à la paralysie des institutions françaises qui sont si fortement à gauche que probablement impossible à réformer par un gouvernment de droite. Je suis désolé mais comme l’explique dalamix, la gauche est en déroute totale et Ségolène Royale me parait être un des produits de cette déroute et certainement pas le remède.