Ca revient à faire tourner la planche à billet car cette création monétaire n’est pas reliée à une création de richesse, et si la distribution est la même pour tous alors à l’instant de la distribution les plus riches s’appauvrissent en valeur absolue et pas relative, c’est en fait une spoliation par l’inflation monétaire sauf que les plus riches, qui s’en rendent compte quand même, ne peuvent pas s’y soustraire.
Les Etats y ont eu recours systématiquement dans le passé quand ils ne pouvaient pas augmenter les impôts pour effacer leur dette, mais ils ne peuvent plus le faire car la création monétaire (hors billets et pièces physiques) appartient aux banques centrales qui sont indépendantes.
Une meilleure solution, plus équitable à mon avis, ça serait de taxer les intérêts générés par les banques via les prêts bancaires qui sont également une création monétaire. En effet, avec les ratios actuels les banques peuvent prêter 10 fois le volume de monnaie fiduciaire, donc elles touchent des intérêts sur 9/10 du volume de monnaie (dite scripturale) qui en réalité n’existe que comme contrepartie des reconnaissances de dettes (les documents que les gens ont signé), ces intérêts là ne devraient servir qu’à financer le fonctionnement des banques et non aller dans les poches des actionnaires.
« Mais les économistes s’accordent pour considérer qu’un transfert sur une TVA a les mêmes effets qu’une dévaluation. »
A tiens donc ? Pourraient-ils expliquer le mécanisme ?
Avec le système actuel, les charges sociales sont incorporées dans le prix de vente : - prix national = ((salaire + profits + coût) + (charges sociales)) x TVA - prix étranger import = prix x TVA
Avec le système proposé : - prix national export = (salaire + profits + coût) x taxes étranger - prix étranger indigène = prix x taxes étranger
C’est donc équivalent à une dévaluation pour l’exportation.
Et ça crée un grand rééquilibrage des prélèvements au profits des entreprises employant beaucoup de main d’œuvre et au détriment des autres. Les grandes entreprises y sont donc opposées, car à valeur ajoutée égale elles emploient moins de main d’œuvre que les PME, c’est pour ça que la mesure a du mal à être adoptée.
Mais vous voyez bien qu’un produit ou un service exporté est impacté
par une TVA dans ses composants ; c’est à dire que l’entreprise
exportatrice ne prélève pas de TVA finale, mais paye la TVA sur ses
achats.
Ce n’est pas ainsi que fonctionne le prélèvement de la TVA : vous oubliez que la TVA payée par l’entreprise est restituée à l’entreprise (avec 1 mois de décalage), par conséquent les exportations ne sont pas affectée par la TVA.
Si on mettait en place un mécanisme de TVA sociale comme une extension de la TVA fiscale, il y aurait alors en supplément un phénomène inverse sur les importations : - prix national = ((salaire + profits + coût) x (TVA fiscale +TVA sociale) - prix étranger import = prix x (TVA fiscale +TVA sociale) A noter que les économistes y sont opposés car ils considèrent cette méthode comme une mesure protectionniste.
Certes ça ne résoudra pas directement le problème des retraites et de la sécurité sociale mais ça améliorera la compétitivité des entreprises nationales par rapport aux entreprises étrangères donc améliorera indirectement les retraites et la sécu.
Excellente proposition, le contraire des usines à gaz auxquelles sont accoutumés nos législateurs qui ont abouti a maquis actuel des prélèvements dits sociaux.
Elle n’a qu’un défaut mais de taille : elle est dans l’intérêt des salariés et va donc frontalement à l’encontre du capitalisme mondialisé.
C’est sans doute la raison pour laquelle elle n’est pas envisagée.