Aucun des OGM actuellement commercialisés n’est stérile. Le système surnommé Terminator
(qui était un OGM stérile) n’a pas fait ses preuves sur le terrain et
il n’a jamais été utilisé. Un tel système présenterait l’avantage de
maîtriser des disséminations indésirables, mais il obligerait les
agriculteurs à acheter de nouvelles semences chaque année. Soulignons
que c’est ce qu’ils doivent faire actuellement pour le maïs, OGM ou non,
qui est cultivé sous forme d’hybrides féconds, mais ne donnant pas de
descendance suffisamment productive. La reproduction conditionnelle ne
permettrait plus aux agriculteurs de reproduire aussi facilement ces
OGM et donc de les croiser avec d’autres variétés.
Une utilisation excessive de glyphosate aux USA a fait émerger des
herbes résistantes à cet herbicide. Cette résistance ne provient pas
d’un transfert des gènes de résistance des plantes cultivées dans les
mauvaises herbes, mais d’une adaptation classique.
Il y a environ 10% de plus d’OGM cultivés par an. Il ne s’agit
pas toutefois d’une invasion comme celle des lapins en Australie. Les
OGM sont jusqu’à maintenant obtenus à partir d’espèces qui ne se
disséminent pas ou peu. Elles n’ont, le plus souvent, pas de raison de
se disséminer lorsqu’elles sont devenues des OGM et ne le font pas. Le
maïs doux destiné à la consommation humaine est cultivé couramment dans
les mêmes exploitations que le maïs grains destiné aux animaux sans que
ces variétés ne se mélangent.
Il n’y a pas de raison, de considérer que la fuite des OGM va
inéluctablement conduire à leur accumulation progressive dans
l’environnement. Si tel était le cas, il y aurait un mélange généralisé
des différentes variétés de plantes et il n’y aurait donc plus qu’une
seule variété. À moins de considérer que les variétés OGM ont des pouvoirs magiques et
maléfiques. On ne trouve pas de repousse de maïs en dehors des champs de
maïs. De multiples variétés de maïs ont été introduites au Mexique et
le téosinte, l’ancêtre du maïs, n’en a pas été altéré.
La toxicité des toxines Bt est nulle chez les vertébrés.
Les toxines Bt sont des protéines. Elles sont très biodégradables et
digérées pour donner des résidus qui sont des acides aminés
indispensables pour tous les êtres vivants.