S’il n’y a aucun pays auquel se référer comme modèle supérieur à la démocratie, alors la démocratie, au minimum, vaut bien tous les autres. C’est pas génial, c’est pas parfait, mais au moins elle a les moyens de se corriger et de s’améliorer pour peu que le peuple le veuille. Il en a les moyens.
L’analyse de la philosophe Cynthia Fleury (Les Irremplaçables) est intéressante à ce titre :
L’Etat de droit, c’est « l’unique entité, critique et vivante, qui s’édifie à l’aune de l’égalité et de la liberté de ses membres. Autrement dit, c’est la seule entité qui fait du « souci du juste » sa finalité et qui considère que c’est aux individus eux-mêmes de le cofabriquer. »
Je ne connais pas cette histoire, mais des micro-histoires de ce type, mettant en jeu des groupes humains de quelques centaines d’individus, et il y en aurait d’autres, ne comptent pas comme expérience, dans un monde où 7 milliards d’individus doivent coexister.
Selon quel modèle, alors ?
Ce que j’essayais de dire à l’auteur, c’est que c’est trop facile de mettre en scène une sorte de Big Brother omnipotent surplombant la masse humaine, passive et victime.
Non. Chaque humain est sujet. Il nous faut revendiquer la part de responsabilité de l’individu.
Trop facile de distribuer d’en haut ou d’en bas les bons et les mauvais points. J’apprécierais que l’auteur nous donne un contre-exemple, d’un pays à quoi l’Occident devrait se conformer pour ne pas devenir la « dictature » annoncée.
Ton lien ne mène nulle part. Ma question reste donc entière et sans réponse.
Elle a évidemment un sous-entendu.
Si tout est dictature, même les régimes politiques qui essaient de professer la liberté et l’égalité des droits, qui ont mis en place des institutions, des corps intermédiaires comme garde-fous (« fou », oui, car l’homme social est fou et avide d’autorité et de pouvoir), alors, qu’est-ce qui n’est pas dictature en ce bas monde de 7 milliards d’individus ? quel processus inverse montrerait l’exemple d’un pays sortant progressivement de cette « dictature » ? Quel modèle réel nous propose-t-on ?
C’est toujours compliqué pour un pays démocratique de pratiquer le cynisme de la Real politik. Sinon, pour ne pas s’allier au dictateur Staline, on aurait déroulé le tapis rouge à Hitler.
Il faut évidemment utiliser les forces en présence, faire des alliances temporaires mais efficaces. Une fois qu’on a battu le pire (Hier Hitler et les forces de l’Axe, aujourd’hui les islamistes terroristes), on s’oppose à la dictature (laïque).