Dans sa monumentale «
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain » en treize volumes,
Edward Gibbon retrace l’histoire de la Rome antique entre 180 et 453.
C’est à cette époque
qu’apparaît Saint Benoît, né vers 480 à Nursie (actuelle commune de Norcia, en
Ombrie, Italie) et mort en 547 au mont Cassin (actuelle commune de Cassino,
Latium, Italie).
Dans sa jeunesse,
Benoît, comme la plupart des fils de bonne famille, était allé faire ses
humanités, recevant à l’Université le legs du droit romain (en latin) et de la
philosophie (en grec), qu’il combina avec les deux testaments (en hébreu, grec
et araméen), reçus de sa propre mère.
Relevons ici la
continuité entre ces deux derniers textes, selon la formule de Bernard de
Chartres : « Nani gigantum
humeris insidentes » ; regardez sous la rose sud de l’Apocalypse de
Chartres :
Si vous souhaitez
appréhender trois millénaires d’histoire en trois heures, lisez dix bandes
dessinées :
Tome 1 : Le Mystère du
soleil froid, 2009, Brunor éditions (ISBN 978-2954971766)
Tome 2 : Un Os dans
l’évolution, 2011, Brunor éditions (ISBN 978-2954971773)
Tome 3 : Le Hasard
n’écrit pas de message, 2011, Brunor éditions (ISBN 978-2-954971735)
Tome 4 : La Lumière
fatiguée, 2012, Brunor éditions (ISBN 978-2-954971735)
Tome 5 : L’Être et le
néant sont dans un bateau, 2014, Brunor éditions, (ISBN 978-2954971704)
Tome 6 : Le Secret de
l’Adam inachevé, 2015, Brunor éditions, (ISBN 978-295497-174-2)
Tome 7 : Les Jours
effacés. 2016, Brunor éditions, (ISBN 978-2954971797)
Tome 8 : La Question
interdite. 2017, Brunor éditions (ISBN 979-1096510009)
Tome 9 : Les Faussaires
du Logos. 2018, Brunor éditions (ISBN 979-1096510016)
Tome 10 : La réponse
(mur) murée. 2019, Brunor éditions (ISBN 1096510030)
Où il est démontré que
les Hébreux avaient 3.000 ans d’avance sur le reste de l’humanité, qu’il
s’agisse de la théorie du Big Bang, de la constante de Planck, du tableau de
Mendeleïev, de l’apparition de la matière grâce à : e=mc2, des 22 molécules
constitutives du vivant, de la double échelle de l’ADN, de l’apparition de la
vie, de la théorie de l’évolution, etc ...
De même : a) pour
l’abolition de la peine de mort : - Israël : 1445 avant J.C ;
Cela rappelle cette
célèbre réplique, en 1835, de Benjamin Disraeli à Daniel O’Connell qui lui
reprochait ses origines israélites :
« Oui, je suis Juif et
quand les ancêtres de mon très honorable adversaire étaient des brutes sauvages
dans une île inconnue, les miens étaient prêtres au temple de Salomon. »
Ainsi, tant spirituellement,
qu’éthiquement, nous sommes les héritiers du « peuple d’élite, sûr de lui et
dominateur », selon la formule du Général de Gaulle du 27 novembre 1967.
Pour lever toute
ambiguïté, ne confondons pas sémitisme et sionisme ; cette dernière notion est
un concept anglo-saxon, dont l’auteur n’est autre qu’Oliver
Cromwell, lors de la conférence de Whitehall, du 4 au 18 décembre 1655.
Cependant, à la mort de
Flavius Anicius Olybrius, antépénultième empereur romain d’Occident, Benoît, à
l’instar des Pères du désert (https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8res_du_d%C3%A9sert)
se fait anachorète, avant que sa réputation ne suscite l’adhésion de disciples
: ce furent les monastères de Vicovaro, Subiaco, enfin Monte Cassino : le
cénobitisme était né.
C’est dans ce contexte
que, vers 530, Benoît de Nursie achève la rédaction de sa fameuse règle, en
vérité un texte laïc, tout à la fois manuel de management et précis de
procédure pénale, destiné à organiser la vie du monastère autour de trois axes
: les offices religieux (opus dei), le travail manuel (ora et labora), enfin
l’étude solitaire des textes sacrés et des humanités (lectio divina).
Somme toute, en 80
pages, la règle de Saint Benoît est une synthèse du droit romain, de la
philosophie grecque et des deux testaments ; elle est avant tout concrète,
qu’il s’agisse du rythme circadien, des besoins naturels (quand retourner sa
paillasse, comment s’habiller en voyage), et articulée autour de l’abbé,
nouveau pater familias.
C’est Louis le Pieux
(778-840) qui décide, avec le conseil de l’abbé bénédictin Benoît d’Aniane, de
l’imposer à tous les monastères de l’Empire, c’est-à-dire pratiquement à tous
les monastères d’Europe occidentale. Le synode d’Aix-la-Chapelle, en 817,
entérine cette décision : jusqu’au XIème siècle, les moines d’Occident seront
tous bénédictins.
C’est cette règle qui
sera transposée, au IXème siècle, dans l’empire romain d’Orient, par Saints
Cyrille et Méthode.
Par le biais de la
« lectio divina », puis de l’école des glossateurs et des postglossateurs, sera
conduite, pendant un millénaire, l’exégèse, non seulement de la Bible, mais
encore de tous les textes de l’Antiquité ; c’est ce qui explique que,
depuis 14 siècles, de Brest à Vladivostok, au plan religieux et au plan
profane, au plan civil et au plan pénal, la règle de Saint Benoît constitue le
socle de notre vie juridique :
Pour mémoire, 14 mai 2011, arrestation de DSK ; 26 mai 2011,[ https://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_du_G8_de_2011 ], avec remplacement, dans les DTS, la monnaie du FMI, de la livre et le dollar, par le rouble et le yuan.