Pour faire suite aux deux liens que je vous envoie, il ne suffit pas de dire « je m’y connais » pour asseoir sa légitimité. Vous parlez de critique et de réfutation, soit. Pourquoi dans ce cas Vincent courtillot s’est-il fait rappeler à l’ordre ? Pourquoi n’a t’il JAMAIS publié sur ces sujets où vous le croyez expert ? La réponse est assez simple... La science est un outil, tel un marteau, qui nécessite de respecter certaines règles au risque de se taper soit même sur le doigt. Renseignez vous qui croyez vous y connaître, allez assister à des comités de lecture et de revue scientifique, et une fois que vous vous y connaîtrez vraiment, alors vous pourrez être pris au sérieux.
Aïe ça commence très mal : Courtillot et Allègre. Je redis ce que je dis souvent sur des articles parlant de science pour des gens qui n’y connaissent rien : « quand on veut peindre, le mieux est de prendre des peintres ». La supercherie d’Allègre n’est plus à démontrer, celle de Courtillot l’est un peu plus et il faut remonter à assez loin pour comprendre le mécanisme qui à entraîner ce brillant orateur mais piètre scientifique dans la spirale qu’on connaît. Pour résumer, fort de ses convictions et n’arrivant pas à se faire publier sur les sujets climatiques dans la presse scientifique à comité de lecture, ce monsieur a interpellé directement le grand public ... en se passant de publication ! Ce qui s’apparent à un suicide pour un scientifique est pour le grand public une marque de reconnaissance (c’est le monde à l’envers) : il aurait ainsi osé braver la bien pensance du milieu. Votre article est consternant d’ignorance et est le reflet de ce que vit notre société aujourd’hui : perte de repères et incapacité à se fier à une source d’information sérieuse. Vous faites un dur métier et vous l’honorez de la bien pire des façons. J’ai finalement plutôt de la peine pour vous qui, en pensant faire acte de civisme participez simplement au bordel ambiant.