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Alain Favaletto

Alain Favaletto

De formation juridique et d'historien, ancien expert à la Commission européenne (DG1), vice-président du Forum Carolus, LCL (ESR).
Réside en Allemagne depuis le siècle dernier. Auteur de :
- "Pour une Europe européenne : une avant-garde pour sortir de l'impasse", (sous la dir. de Henri de Grossouvre, préface du ministre de l'industrie François Loos), Xénia, 2007.
- "Allemagne : la rupture ?", L'Harmattan, 2013

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  • Premier article le 17/05/2013
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Derniers commentaires



  • Alain Favaletto Favaletto 18 mai 2013 23:08

    A Baldis,

    merci de votre compliment.

    - sur le point a) : j’ai vu cela. Je suis partagé. L’Allemagne a causé plus de dégats au XIXe siècle qu’elle n’a payé de réparations. Donc, de ce point de vue, il y a dette. Je comprends les Grecs, particulièrement dans la délicate situation où ils se trouvent. En revanche, je me demande si cette requête grecque n’est pas forclose, du moins d’un point de vue moral, plus de soixante ans après les faits.

    - sur le point b) : d’accord à 100% et excellente comparaison avec la politique US.

    - sur le point c) : si vous avez des infos plus précises là-dessus, je suis preneur, cela m’a échappé.

    - sur le point d) : je ne vous comprends peut-être pas bien. S’il s’agit de la nostalgie des provinces perdues (mais qui furent d’ailleurs longtemps slaves seulement puis mixtes), comme la Silésie, oui il existe des fondations et des associations puissantes qui rêvent de retour sous une forme indéterminée. En revanche, il me semble que le reste de la population a tourné la page. Donc annexionistes, non bien sûr, mais expansionistes comme vous dites, oui d’une certaine manière.



  • Alain Favaletto Favaletto 18 mai 2013 22:52

    Monsignore, wäre besser gewesen. Na gut, bin trotzdem zufrieden.

    Ich habe das Gefühl, daß Sie ein ehrlicher Mann sind. Ich bedauere sehr wenn Ihr Leben damals etwa schwierig war und zwar wegen Ihrer doppelten Herkunft. Was mich angeht, ist es noch komplizierter : halb italienisch, acht Prozent deutsch, und der Rest, wer weiss ?

    Viele Grüße aus Baden.



  • Alain Favaletto Favaletto 18 mai 2013 16:31

    Herrn Gorg.

    Je vous félicite pour l’excellence de votre français même si certaines tournures trahissent rapidement votre langue maternelle. Non, je ne suis pas un ancien militaire, on peut être réserviste sans avoir été soldat de métier. Pour vous répondre, je pense que l’on peut vivre en France et avoir le droit de critiquer la politique européenne de la France. Il me semble donc que la réciproque devrait être permise aussi pour l’Allemagne ou est-ce déjà trop ? 

    Que cette constatation du néonationalisme allemand soit une mauvaise surprise est une autre question mais la discussion doit rester indemne de sous-entendus d’ordre privé du genre « si vous n’êtes pas content, vous n’avez qu’à quitter l’Allemagne » ou « vous êtes surement un ancien militaire nostalgique de l’occupation ». Cela rappelle de vieux réflexes et vous me confirmez dans ma thèse.

    Sur le fond du sujet, je vous recommande le dernier ouvrage du sociologue allemand Ulrich Beck (« Das deutsche Europa »-2012) mais il ne vous plaira sans doute pas. Encore avance-t-il une analyse circonstancielle : l’hégémonie allemande qui se met en place est plus ou moins involontaire et de toute façon, l’erreur n’est imputable qu’à Mme Merkel et consorts. Je prétends que cette pensée de domination n’a jamais réellement quitté la psychologie collective outre-Rhin et n’avait été qu’enfuie durant les années de la RFA. C’est d’ailleurs l’alternative posée par Thomas Mann à Hambourg en 1953, je n’invente donc pas grand chose.

    Sur le fond, je vous rends grâce concernant la constatation des hommes politiques français corrompus. Il y en a en effet, et toujours trop, pas tous comme vous le prétendez . Mais attention, dans mon article, je parle aussi des « Besserwisser », ceux qui savent mieux, et qui donnent des leçons. Puisque vous parlez de corruption des hommes politiques français, dont une fois encore je peux reconnaître la malheureuse réalité, je vous rappelle que le Président de la République fédérale allemande, M. Wulff, a dû démissionner l’an passé en raison d’affaires financières, que l’actuel ministre des finances M. Schäuble a été condamné pour des faits de financement occulte sous Kohl, que le ministre du travail de Schroeder (M. Hartz) a été condamné pour avoir organisé du tourisme sexuel au profit de ses cadres, que M. Dirk Niebel ministre actuel du développement est mis en cause pour un transport de tapis afghan en contrebande, que 79 conseillers régionaux bavarois sont actuellement mis en cause pour népotisme, que le ministre de la Défense M. von Guttenberg a dû démissionner il y a deux ans pour avoir plagié 371 pages des 393 de sa thèse de Droit, que Mme Chavan ministre de la recherche vient de démissionner pour plagiat, que M. Hoeness ancien footballeur et roi de la saucisse vient d’avouer avoir caché 10 millions d’euros en Suisse, que Karl-Heinz Rummenigge déclara le 7 février 2003 lors d’un séminaire au Qatar (vérifiez dans la presse si vous voulez) : « Je demande au Paris-St-Germain de ne pas tricher » et se fait arrêté par les douaniers le lendemain avec des Rollex passées en fraude.... !

    Laissez donc là les stéréotypes du Français crasseux et voleur. Oui, il y a des politiciens français corrompus, mais de grâce, si vous voyez la paille dans l’oeil du Français (ou des autres), voyez donc aussi la poutre dans les vôtres.



  • Alain Favaletto Favaletto 18 mai 2013 08:54

    J’habite en Allemagne depuis quinze et lorsqu’on me parle de la France d’un point du vue culturel ou historique, on me parle assez peu de la Révolution et jamais des Droits de l’Homme, mais bien plus de Louis XIV, de Versailles, de Napoléon Ier.



  • Alain Favaletto Favaletto 18 mai 2013 08:21

    A Titi,

    Fort possible que nombre de politiques français ne connaissent pas l’Allemagne. Est-ce ceux-ci qui doutent le plus de la sincérité du partenaire ? Pas sûr.

    Puisque j’y vis depuis 15 ans, permettez qq remarques : toutes les iniatives que vous évoquez (fusion des ambassades, fusion des Etats -M. de Villepin, ministère commun -M. Sarkozy, confédération franco-allemande-M. Fillon) ont été écartées par le gouverment allemand. Equivalence des nationalités ne s’est pas faite (l’Allemagne et son jus sanguinis est radicalement hostile au droit du sol français), il s’est produit une fois que M. Chirac vote à la place de M. Schroeder, absent au Conseil.

    Enfin, la sémantique a parfois du bon, en Allemagne on ne dit pas ingénument « amitié franco-allemande » (Freundschaft) mais partenariat (Partnerschaft). L’amoureux éconduit est souvent le même smiley

    Quant à De Gaulle, je peux vous dire qu’il n’est pas très populaire en Allemagne.

     


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