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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Derniers commentaires



  • Fergus fergus 27 avril 2009 11:17

    Assez d’accord avec Calach sur la question sémantique, très secondaire.

    Sur le fond, la poursuite engagée à l’encontre du juge Burgaud ne pouvait, à l’évidence, que déboucher sur cette sanction désastreuse en terme d’image car elle ne satisfait personne.

    Mais pouvait-il en aller autrement ? Car de deux choses l’une :

    Soit Burgaud était lourdement condamné (ce qui paraissait juste eu égard aux fautes commises) et l’opinion était satisfaite, mais l’équité gravement bafouée car d’autres magistrats que lui auraient dû être poursuivis : pour faire simple, Burgaud a agi sous le contrôle du procureur Lesigne, son travail a été validé par la Chambre de l’instruction et ce n’est pas lui qui a pris la décision d’emprisonner les accusés d’Outreau. 

    Soit Burgaud était blanchi, au motif qu’il a strictement respecté le code de procédure pénale, ce qui est indiscutable, et l’on courait au scandale médiatique. 

    En conclusion, cette affaire a été pourrie dès le début, et elle le sera jusqu’au bout, quelles que puissent êtres les décisions qui eront prises en dernier lieu, lorsque les derniers recours auront été épuisés.



  • Fergus fergus 27 avril 2009 10:59

    Bravo Artemis, cet excellent article résume bien l’état de la magistrature en France et pointe le doigt sur le danger qui nous menace tous. Car ne nous faisons pas d’illusion, Sarkozy a parfaitement bien joué le coup en utilisant le fiasco d’Outreau à son avantage et à celui de tous ses amis, potentiellement menacés par d’opaques manœuvres politico-financières.

    D’où le coup de balai sur le juge d’instruction et la mise en place d’un système à l’américaine où les droits des justiciables modestes (pourtant déjà mis à mal) pourront devenir totalement inexistants dès lors qu’ils seront opposés à de grosses machines juridiques dotés de moyens financiers importants et de procéduriers experts.

    La réforme qui devait être mise en place après l’affaire d’Outreau, à savoir l’instruction collégiale (un réel progrès) sera donc mort-née du fait de l’opportunisme de Sarkozy. Un opportunisme que nous tous, opinion publique, aurons largement facilitée par notre polarisation sur l’écume des choses.

    L’instruction collégiale aurait pourtant conservé au traitement des affaires l’équilibre apporté (en théorie du moins) par les moyens de l’Etat mis équitablement à la disposition des deux parties et de la recherche équilibrée des éléments à charge et à décharge. Ce ne sera plus le cas dans l’avenir.

    En cela, votre titre est malheureusement excellent !



  • Fergus fergus 27 avril 2009 09:57

    Je n’ai pas le souvenir que les gouvernements de Jospin, pour ne citer que ceux-là, aient été élaborés dans cette esprit. Certains ministres (tel Védrines) ont même bénéficié d’article élogieux dans la presse de droite.



  • Fergus fergus 27 avril 2009 09:49

    Je n’ai jamais prétendu que les problèmes des femmes sont   dissociés de ceux des hommes. Pas plus que ceux des riches de ceux des pauvres. Ou ceux des natifs d’un pays comparés à ceux de leurs immigrés.

    Tout se tient évidemment. Il n’en est pas moins vrai que dans toute société humaine, il existe des disparités, des ségrégations, des injustices qu’il convient de combattre et d’éradiquer.

    Que des hommes aient joué un rôle, parfois important, dans l’émancipation des femmes est incontestable, et pour en revenir à époque d’Hubertine Auclert, il est incontestable que le journaliste Léon Richer (1828-1911), a joué un rôle de premier plan dans cette lutte, soutenu par Victor Hugo. Mais il était terriblement isolé et sujet à de perpétuelles moqueries.

    Un état d’esprit – machiste dirions-nous aujourd’hui – qui a perduré très longtemps, notamment dans la classe politique, hostile au progrès ou, dans le meilleur des cas, campée sur une prudente neutralité pour ne pas injurier l’histoire en marche.



  • Fergus fergus 27 avril 2009 09:14

    Bonjour et merci à vous, Lediazec, d’avoir pris le temps de le lire.

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