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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

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  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Derniers commentaires



  • Fergus fergus 2 août 2007 10:28

    Avant toute chose, il faut savoir que seuls 2% des retards ou carences de service sont dus aux grèves dans les transports publics. 65% sont en revanche dus aux usagers eux-mêmes, et notamment à ceux qui, au quotidien, se promènent sur les voies, tirent sans raison le signal d’alarme ou détériorent le matériel. Le pourcentage restant est lié à des incidents techniques. Ayez bien présents à l’esprit ces chiffres : 2% contre 65% !!!

    Dans ces conditions, le « service minimum » dans les transports en commun des grandes agglomérations est une fausse bonne idée doublée d’une proposition démagogique, et Sarkozy le sait parfaitement. Du reste, il existe un service de ce type à Rome basé sur l’un des modèles initialement envisagés. Il a donné lieu, il y a quelques années, à une grève durant laquelle le service n’a été assuré que pendant les plages du matin et du soir. Le point noir, c’est que cette grève qui, hors service minimum, n’aurait donné lieu qu’à deux ou trois jours de fortes perturbations, s’est éternisée... trois semaines ! Trois semaines pendant lesquelles la population, excédée, a pu mesurer à ses dépens les limites de cette pseudo « avancée ».

    La solution ne réside donc pas dans le « service minimum », mais dans la mise en place d’une « alarme sociale » (comme à la RATP) qui, dans un délai donné, oblige les employeurs à écouter les revendications des syndicats et à leur apporter une réponse.

    En tout état de cause, l’initiative du Président ne vise véritablement qu’à brosser les citoyens dans le sens du poil, à l’image de la loi sur la récidive. Dans la réalité, il ne fait en effet aucun doute que ce service minimum volerait en éclat en cas de conflit dur. Et cela, Sarkozy et ses conseillers le savent également.

    Cela ne les empêche pas de claironner, sondages à l’appui, que la majorité des français sont favorables au service minimum dans les transports. Savez-vous que 80 à 85%% de la population n’est pas cliente habituelle des transports en commun. L’avis de ces personnes non directement concernées est uniquement basé sur l’amalgame qui est fait et soigneusement entretenu par la communication gouvernementale entre les grèves (2%) et les dysfonctionnements habituels des lignes de transport (98%) ! Cela me rappelle ces propos hallucinants tenus durant la présidentielle de 1995 par des gens vivant à la campagne et réclamant à cor et à cris des mesures draconiennes pour lutter contre une insécurité à laquelle ils n’avaient, de leur propre aveu, jamais été confrontés, pas plus que leur entourage !

    Décidément, il y a d’autres questions autrement plus importantes à débattre en matière de transport, et notamment comment lutter contre la prédominance de la logique comptable dans la gestion des opérateurs, logique qui, de plus en plus, se traduit pas un vieillissement des matériels et des équipements incidentogène et très pénalisant pour les usagers.

    Cela dit, il est vrai que les mouvements sociaux dans les transports terrestres occasionnent une gêne réelle pour les voyageurs. C’est pour cette raison que le recours à la grève est devenu beaucoup plus rare que dans le passé et uniquement lorsque des motifs sérieux l’exigent. Pour illustrer cette évolution, il suffit d’observer le taux des grèves à la SNCF, tombé à 0,11% alors qu’il avoisinait les 2% il y a vingt ans.

    Ce changement d’état d’esprit est d’autant plus remarquable que, tant la SNCF sur ses lignes de banlieue qu’à la RATP, jamais dans l’histoire de ces entreprises les métiers d’exploitation n’ont été aussi exposés. Savez-vous que chaque agent de conduite ou de contrôle sait en débutant sa carrière qu’il subira une ou plusieurs agressions graves ? Aujourd’hui, les métiers du transport sont devenus les plus dangereux après la police et les pompiers.

    Cela explique très largement la colère des agents devant un texte qui les montre du doigt alors qu’ils ont déjà réduit de manière très significative la gêne pour fait de grève en signant des protocoles de négociation préalable et en renonçant le plus souvent aux grèves émotionnelles liées à l’agression d’un collègue.

    Je le répète encore une fois : aidons plutôt les syndicats à faire pression sur les employeurs pour remplacer les matériels vétustes dont les directions prolongent sans cesse plus la durée de vie jusqu’à la limite de rupture, le gain en sera pour les usagers infiniment plus important. Mais de cela, curieusement, le gouvernement ne touche pas un mot. Il sait pourtant que c’est là, ainsi que dans la multiplication des incivilités, que se situe le véritable noeud du problème en matière de transports urbains !



  • Fergus fergus 17 mai 2007 13:04

    Merci de ne pas confondre « manque d’orgueil » et « dignité ». On peut penser ce que l’on veut de la campagne de Ségolène Royal, je juge personnellement qu’elle a fait preuve le 6 mai d’un grande dignité.



  • Fergus fergus 3 mai 2007 11:06

    A l’évidence, les partisans et les sous-marins de l’UMP se sont invités sur les blogs pour dénigrer la candidate socialiste, parfois jusqu’à l’outrance, en reprenant leur discours constant tout au long de cette campagne sur l’incompétence de Mme Royal et en jouant, pour ce qui est de M. Sarkozy, sur la victimisation. Mais la ficelle est désormais beaucoup trop grosse et les Français ont vu une candidate pugnace, déterminée et possédant la maîtrise de ses dossiers jusqu’à infliger au candidat de l’UMP un cuisant revers sur le dossier de l’énergie où ses lacunes sont apparues au grand jour. Mme Royal s’est montrée à la fois solide sur son projet, rassurante pour la cohésion nationale et porteuse d’une ambition éducative de nature à sortir de l’ornière les jeunes de banlieue. Quant à sa colère face à la duplicité de M. Sarkozy concernant le problème des enfants handicapés, sachez qu’elle était entièrement justifiée, comme le soulignait ce matin au téléphone l’un de mes amis, père d’un garçon atteint de la « maladie des os de verre » et confronté de manière récurrente à de nombreux problèmes qu’une décision de justice serait dans l’incapacité de régler. Face à Mme Royal, M. Sarkozy a paru scolaire, défensif, et avant tout soucieux de masquer son vrai visage, celui d’un homme dur au service des puissants. Qui gagnera ? Réponse dans trois jours. Mais Ségolène Royal a montré hier soir qu’elle avait très largement la stature d’un Chef d’Etat et la capacité de pouvoir affronter n’importe quel adversaire, quel que soit son statut !



  • Fergus fergus 3 mai 2007 09:45

    A l’évidence, les partisans et les sous-marins de l’UMP se sont invités sur les blogs pour dénigrer la candidate socialiste, parfois jusqu’à l’outrance, en reprenant leur discours constant tout au long de cette campagne sur l’incompétence de Mme Royal et en jouant, pour ce qui est de M. Sarkozy, sur la victimisation. Mais la ficelle est désormais beaucoup trop grosse et les Français ont vu une candidate pugnace, déterminée et possédant la maîtrise de ses dossiers jusqu’à infliger au candidat de l’UMP un cuisant revers sur le dossier de l’énergie où ses lacunes sont apparues au grand jour. Mme Royal s’est montrée à la fois solide sur son projet, rassurante pour la cohésion nationale et porteuse d’une ambition éducative de nature à sortir de l’ornière les jeunes de banlieue. Quant à sa colère face à la duplicité de M. Sarkozy concernant le problème des enfants handicapés, sachez qu’elle était entièrement justifiée, comme le soulignait ce matin au téléphone l’un de mes amis, père d’un garçon atteint de la « maladie des os de verre » et confronté de manière récurrente à de nombreux problèmes qu’une décision de justice serait dans l’incapacité de régler. Face à Mme Royal, M. Sarkozy a paru scolaire, défensif, et avant tout soucieux de masquer son vrai visage, celui d’un homme dur au service des puissants. Qui gagnera ? Réponse dans trois jours. Mais Ségolène Royal a montré hier soir qu’elle avait très largement la stature d’un Chef d’Etat et la capacité de pouvoir affronter n’importe quel adversaire, quel que soit son statut !



  • Fergus fergus 2 mai 2007 11:37

    A vouloir trop prouver, les supporters de M. Sarkozy se décrédibilisent par leurs outrances. Entre ceux qui dénigrent un débat que, manifestement, ils n’ont pas vu, et ceux qui sortent l’artillerie lourde (à l’image de leur candidat et de ses porte-flingues) pour dénoncer une démocratie bafouée (en quoi puisque M. Sarkozy dispose du même temps d’antenne ?), l’heure est à l’évidence à la perte de sang-froid. Il est vrai qu’ils ont sans doute de quoi être inquiets dans l’optique du débat de ce soir, 2 mai. A 21 heures, Nicolas Sarkozy qui, jusque-là, a esquivé tous les débats qui lui ont été proposés, devra faire face à Ségolène Royal. Une Ségolène Royal sûre d’elle-même et parfaitement au clair avec son programme. A cet égard, pour en revenir à son débat avec François Bayrou, je dois dire que j’en suis sorti très impressionné par l’intelligence du discours, la clarté des projets, et la stature d’Etat des deux protagonistes. Nous avons vécu un grand moment de télévision qui aura permis aux Français qui reçoivent la TNT de mieux comprendre les enjeux de cette présidentielle pour l’avenir de notre pays, et de constater que, mis à part de réelles divergences économiques, Mme Royal et M. Bayrou ont une vision commune de l’intéret du pays sur des thèmes essentiels comme les institutions, l’Europe, les questions sociales et éducatives, et l’indépendance des médias. Les journalistes présents ne s’y sont pas trompés : tous ont spontanément applaudi Mme Royal et M. Bayrou à la fin du débat. Une page importante de la vie politique française a été tournée ce jour-là, et elle est à mettre à l’actif de grands personnages de notre vie publique, qui, par leur franchise et leur capacité à débattre sans tabou, ont fait honneur à la politique. Espérons que le débat de ce soir saura s’élever au même niveau de franchise. Mais sur ce point-là, j’ai d’énormes doutes, eu égard à la posture constante de dissimulation qu’a jusque là adoptée le candidat de l’UMP pour mieux manipuler les classes populaires, celles que son élection mettrait le plus en danger.

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