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  • ffi ffi 20 juin 2009 15:15

    Merci de comprendre que le temps n’est pas à se diviser, car malgré la diversité des propositions, il y a un point commun : vouloir remettre en cause ce privilège insensé des banques.

    Quand je dis que le jeu ne doit pas forcément à somme nulle, ce n’est pas d’une manière individuelle, entre emprunteur et prêteur, mais globalement.

    J’avais eu l’idée, dans certains cas que des taux d’intérêts négatifs seraient aussi possibles. Par exemple, pour un Rmiste qui veut monter une entreprise, il serait possible de lui prêter 10 000 euros à -4%, de telle manière qu’il n’ait à rembourser que 9600 euros (soit le capital prêté moins son allocation). Un taux d’intérêt négatif revient à un don, à une subvention.

    Il y a donc toute une diversité d’approches possibles et les propositions sont nombreuses. Il n’y a aucune raison de s’arc-bouter à outrance sur une idée.

    Je pense que plutôt que d’écrire « voilà, c’est mon idée, c’est la meilleure, et il n’y a que celle-ci qui vaille », il vaudrait mieux présenter dans un même article les différentes alternatives portées au niveau politique, avec les liens. Les gens intéressés iront juger par eux-même.

    Parmi celles que je connais :

    - Le système de crédit public de Larouche / Cheminade.
    - L’écosociétalisme

    La réforme monétaire est un très gros morceau, mais il ne faut pas se leurrer, la réaliser ne résoudra pas tous les problèmes, notamment celui de la corruption du pouvoir.



  • ffi ffi 19 juin 2009 23:58

    Mr Mourey,
    Je suis passé voir le Baptistère réputé être du IVème siècle dont je vous ait parlé. Il y a à l’entrée à l’extérieur deux petites colonnes de 1,6 m de haut avec chapiteau, dont une a un chapiteau en très bon état (possiblement refait), et l’autre un chapiteau tout usé. Ce ne sont pas des motifs représentant des personnages dessus, mais des nervures (elles ne ressemblent pas à celle du Crest, cependant).
    Ensuite, à l’extérieur, il y a visiblement eu des reconstructions (jointure de pierre différentes) et j’ai remarqué aussi qu’il y avait des sortes de petits chapiteaux incrusté à bonne hauteur dans le mur que je n’ai pu correctement distinguer, mais qui ressemblent aux premiers quoique de loin un peu différentes, peut-être à ceux du Crest, mais difficile à dire.
    Je ne suis pas rentré à l’intérieur, car c’est payant et que je n’avais pas d’appareil photographique avec moi. Je pourrais en récupérer un prochainement qui est muni d’un très bon zoom.

    Pourrais-je vous contacter lorsque j’aurais pris les divers éléments en photographie ?



  • ffi ffi 19 juin 2009 23:31

    Le débat mérite de continuer sur ces sujets. Même s’il est évident que les banquiers vont préférer laisser crever les gens que de remettre en cause les privilèges.

    Il y a un premier postulat que je voudrais questionner : il est dit

    « Cependant, nous préconisons la conservation de l’intérêt, sa principale utilité étant de limiter la création monétaire. »

    A mon avis, une telle affirmation est inexacte car elle ne colle pas à la réalité. Pourquoi ?

    Les grandes crises monétaire ont en commun de se passer par deux grandes phases :

    1°) le prêt d’argent est extrêmement rémunérateur grâce aux taux d’intérêt, ce qui attire de nombreux acteurs financiers. Pour faire le maximum de profits, ceux-ci se font concurrence et par une politique commerciale agressive (publicité, taux alléchants, crédit révolving, subprime, ...) cherchent à prêter le maximum d’argent au maximum de clients. Puisqu’il n’y a aucune régulation de cette frénésie de crédit, la quantité de monnaie augmente d’une manière démesurée.
    2°) Quand vient le temps du remboursement, si les retours sur investissement des emprunteurs sont inférieurs aux traites des créances, alors les paiement font défauts et si ces défauts de paiement s’accumulent et que du remboursement des créances impayées dépendait d’autre remboursements de créance, alors plus personne ne parvient à rembourser personne et c’est le système de paiement se trouve bloqué.

    En fait, toute l’histoire le montre, le taux d’intérêt est un multiplicateur des opérations de crédit dans la société, par le fait qu’il couvre le risque pris par le prêteur, dans des conditions normales.

    En effet, quelle serait l’intérêt de prêter de l’argent pour des sociétés à but lucratif, si celles-ci ne pouvaient pas en retirer de l’argent grâce aux taux d’intérêt ? Pas-sûr qu’il y ait autant de candidat si le taux d’intérêt était nul ...

    A vrai dire, il y a peu de domaine de l’activité humaine ces dernières années qui ont pu sembler plus rémunérateurs avec tant de constance que le prêt d’argent contre intérêt. D’où la ruée sur le crédit et les conséquences que l’on voit.

    Le crédit contre taux d’intérêt apporte certes du pouvoir d’achat sur le moment (qui est utilisé pour émettre de nouveaux crédits), ce qui semble générateur d’inflation monétaire, mais le problème du fait que ce ne soit pas un jeu à somme nulle, mais négative, doublé qu’il soit orienté à la spéculation, implique que sur le long terme, le crédit créé ex-nihilo contre taux d’intérêt est générateur de dette (ce que l’on constate), puisqu’il ne provoque pas de gains économiques réels. La conséquence à long terme est donc une raréfaction monétaire doublée d’une appropriation par les prêteurs des biens des emprunteurs malchanceux (ceci est bien expliqué dans l’article).

    Quant aux arguments consistant à douter de l’intérêt pour l’état de recouvrer son droit de seigneuriage, je les trouve insuffisants.

    Déjà, en 1973, cette remise en cause d’un des éléments clé de la politique des 30 glorieuses, voulu par le conseil national de la résistance, n’a pas fait l’objet d’arguments clairs. On pourrait même penser à une oeuvre de corruption. Des signataires de la loi 73-7, Pompidou était ancien chargé d’affaire de la Banque Rotheschild, et Giscard d’Estaing semble assez proche du milieu financier puisque son neveu Nicolas Giscard d’Estaing est directeur de la clientèle privée de la Banque Rotheschild. Il ne me semble pas utile de répercuter des arguments qui pourraient plutôt être une justification habile d’une volonté éventuellement intéressée.

    Ensuite, nombre de Banques privées internationales sont d’ores et déjà plus puissantes que les 3/4 des pays de la planète.
    Ensuite, il ne faudrait pas négliger la corruption bancaire dans l’attribution des prêts : n’est-il pas étonnant de voir que les grandes fortunes récentes (François Pinault, Bernard Arnaud, Boloré) se sont réalisées par l’emprunt ? Bolloré lui-même a été formé à la finance à la banque Rotheschild. Les crédits bancaires sont-ils prêtés de manière si transparente ? Par exemple, je connais une personne au RMI qui a pu acquérir un logement grâce aux relations de ses parents avec une banque !

    J’ajouterais que le jeu ne doit pas forcément être à somme nulle : Tout dépend si plus ou moins de signes monétaires en circulation sont nécessaires. Si les potentialités d’échange augmentent, par exemple, il est normal d’augmenter le nombre de signes monétaires.

    Tout ceci est un débat très important, mais :
    - Il est visible que les gouvernements ne souhaitent rien changer du pouvoir des banques. Entre l’augmentation des pouvoirs du FMI et Obama qui accroit les pouvoirs de la FED, je ne vois pas de changement du système financier à brève échéance.

    La priorité est donc de réussir à montrer ce changement comme inéluctable et indispensable, au moins en France, de montrer la perversité intrinsèque du système actuel, afin de permettre une alternative politique l’incarnant. Les gens auront après tous le temps de discuter des menus détails et la nouvel organisation.



  • ffi ffi 18 juin 2009 22:04

    - Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

    - La peur est une mauvaise conseillère.

    - L’important n’est pas la chute mais l’atterrissage.



  • ffi ffi 18 juin 2009 18:33

    Avant de parler de solution, il me semble qu’il convient en premier lieu de cerner le problème.

    Ici, le problème tel qu’il est posé, est celui de ceux qui possèdent les choses : Ils veulent que les gens travaillent plus, pour qu’eux-même engrangent plus d’argent. Ils veulent que les cotisations baissent pour pouvoir gagner plus d’argent. Ils veulent que les travailleurs n’aient pas une vision globale de la production de l’entreprise pour ne pas avoir de concurrents à terme et donc avoir plus d’argent. Ils veulent que les pensions de retraites soient faibles pour pouvoir monter des assurances privées afin de pouvoir utiliser ces fonds pour avoir plus d’argent.

    Or, puisque cette destruction des acquis sociaux n’est pas acceptable, c’est la logique du profit des compagnies privées qu’il faut remettre en cause. En présentant des solutions alternatives au problème tel qu’il est posé, paradoxalement, on avalise le diagnostique du problème fait par ceux qui présentent leurs solution. C’est un doigt dans un engrenage.

    La vraie solution : protectionnisme, crédit public pour services publiques. Remise en cause de tous les instruments du pouvoir des multinationales et de leur logique du profit qui n’est pour les gens qu’une logique d’exploitation et d’asservissement.

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