@pemile Vaste débat qui me dépasse du point de vue médical ! L’idéal serait de tout tenter tant qu’il reste des fonctions vitales et cognitives objectives qui autoriseraient un diagnostique de sortie du coma. Ayant travaillé il y a bien longtemps dans ce que l’on appelait un V120, un service médical pour personnes âgées, j’ai pu malheureusement constater les dégâts physiques d’une « mort » cérébrale, à savoir les escarres pestilentiels qui mettent les os à nu, la musculature qui fond comme neige au soleil, les soins, les perfusions de plus en plus difficile à mettre en oeuvre, les toilettes qui prennent du temps au détriment des autres patients. Pourtant, nous gardions espoir et nous nous attachions à continuer de parler à ces gens. Notre humanité allait de pair avec notre déni de l’implacable réalité.
Et oui...Qu’il semble bien loin le temps ou être instituteur relevait du sacerdoce. Enseigner était un acte de foi, avec cet idéal de vouloir faire reculer l’obscurantisme en éclairant les consciences. Pourtant, ce genre de femme et d’homme existent encore et ils ont besoin de vous parents pour continuer sur cette voie.
@Armelle Bonjour Armelle, Ce que vous écrivez est juste. Je suis devenu prof par passion. Je ne compte pas mes heures, je refuse de faire grève, car cela pénalise les élèves et leurs parents ! Je suis évidemment non syndiqué et je subis la pression de nombreux « collègues » dont les intérêts corporatistes passent avant le noble devoir d’enseigner et de bien le faire. J’estime être justement payé pour mon travail en rapport avec les heures effectuées. En Allemagne, les profs gagnent environ 1000 à 1500 euros de plus par mois. Cela est justifié par le nombre d’heures annuelles travaillées bien supérieures à nous. Et puis, inutile de recruter ; pour faire le nombre, il suffirait de dégraisser allègrement (comme le disait Claude) les rectorats avec leurs chargés de mission, chargés de rien, les syndicats et tout les postes occupés par des enseignants qui n’enseignent pas (+ de 90 000 d’après la Cours des Comptes). Quant à la pédagogie, c’est un sujet est complexe. Il est certain que le niveau scolaire baisse, mais la responsabilité n’incombe qu’en partie aux enseignants. Ce serait trop long à expliquer, car il y a beaucoup d’autres freins à une pédagogie de qualité. Par exemple : — Annualiser le temps de travail, — Faire réellement ces 35 heures au sein de l’établissement scolaire, afin d’être disponible pour les élèves, (cela nécessite des bureaux et du matériel informatique) — Effectuer un stage annuel en entreprise, afin de se rendre compte qu’il existe des professions aussi stressantes que la nôtre et bien moins payées — Remplacement immédiat des profs en arrêt maladie — Être évalué par des personnes qui ont réellement et effectivement enseignés — Être soutenu par l’EN en cas de problème de discipline ou d’incivilité avec un élève — Et pour finir, nous permettre d’instruire notre jeunesse. Mais pour cela, les parents ont un rôle à jouer qui malheureusement nous est désormais dévolu : celui d’éduquer leurs enfants !