Le choix de Hollande me fait penser que les socialistes n’ont vraiment pas envie de se retrouver aux responsabilités pour le prochain quinquénat.
L’élection présidentielle se fait sur la personnalité d’une homme, or, est il possible de faire moins charismatique, plus tout en rondeur, que Fanfan la blagouille de potache. SI, peut être, avec Martine Droopy pince sans rire.
On ne peut pas leur en vouloir d’un autre côté. Les décisions qui devront être prises, ou plutôt seront imposées par l Union Européenne à la France pour redresser les comptes publics seront douloureuses, à l exemple des autres pays méditerranéens. Et la douleur, l’effort, le sacrifice ne font pas partie de la réthorique marketing « socialiste ».
La solution de facilité par le recours systématique à l ’impôt, toujours plus haut, toujours plus complexe, la bien pensance devant des petits fours au foie gras, là oui, on a de l’entraînement.
Entre un petit nerveux maffieux à l’éthique incertaine et un mammouth passif et pas moins corrompu (faut savoir retourner les ascenceurs en politique, question de survie), je m’abstiendrai. Par contre je suivrai le quarté pour voir si Fanfan arrivera dans les placés, mais comme avec Jojo, j ai peur qu il ait beaucoup de mal à arriver en finale.
Dommage, ils avaient l’opportunité de faire émerger un quadra et de préparer le renouveau sur les cendres du cimetière des Eléphants. Mais les mammouth pèsent encore de tout leur poids dans une institution au discours, vocabulaire et fonctionnement en déphasage complet avec la réalité de ce millénaire.
Il n’y a aujourd’hui aucun candidat qui ait la carrure pour assumer les mesures impopulaires qui nous seront imposées par nos déficits publics récurrents et nos déséquilibres démographiques. Il n’y a pas de pare feu entre la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et la France. Les mêmes causes donnent les mêmes effets : désindustrialisation, balance commerciale et des paiements déficitaire, bulles immobilières restant à corriger, affairisme et tendance culturelle à reporter le traitement des problèmes.
On voit bien comment les candidats manquent d’ailleurs d’envie de se présenter au bûcher de la colère populaire. Pour subir le même supplice qu’un Papaandreou ou qu’un Zapatero, il faut avoir une sacrée dose de masochisme.
Ils devront assumer durant ce quinquénat le résultat de 40 ans d’irresponsabilité budgétaire, et ils préféreraient certainement que ce soit ceux du camp d’en face qui prennent les coups. Je pense que Sarkozy en est conscient et préférera envoyer un de ses quadras en première ligne. Il passera son tour.