il faut attendre de la gentillesse, de la sollicitude des patrons qu’ils vous donnent la sécurité sociale, les congés, un salaire décent, des horaires acceptables, de la sécurité dans le travail, des conditions humaine, et surtout il faut attendre des patrons que les enfants ne travaillent pas à partir de 5 ans dans les mines, que les vieux à 80 ans ne soient toujours pas enchainés à la machine, que les usines ne partent pas au Bengladesh où ils bossent 15h 7 jours sur 7 pour un €uro par jour, oui, il faut attendre tout ça des patrons qui ne sont qu’amour et bienveillance
mais surtout pas la grève, et encore moins la révolte ou la révolution, bref, il faut accepter l’esclavage sans rien dire et surtout pas de peine aux patrons, ils sont tellement fragiles
d’ailleurs c’est ce qui s’est passé, tout ce que nous avons se sont les patrons qui nous l’on donné, jamais nous ne l’avons conquis nous même,
la vitesse tue, c’est le crédo, soit, si on ne bouge pas on risque rien, ceci dit la vitesse ne doit pas tuer sur les autoroutes puisque qu’elles restent à 130, mais que suis je bête, elles sont privées et le privé c’est bien connu c’est la panacée, donc la vitesse ne tue que dans le public, pas dans le monde privatisé, cela doit être cela car sinon comment expliquer pourquoi, au nom des morts de la vitesse, celle ci ne bouge pas sur autoroute
les licenciements étant devenus plan de sauvegarde de l’emploi ou ajustement structurel, il n’est pas étonnant que les salariés soient devenus collaborateurs, ancien élu CE et délégué syndical j’avais un malin plaisir à faire rectifier toutes les délibérations rédigées par la direction en lieu et place du secrétaire du CE de connivence avec la direction et de transformer collaborateurs en salariés, je disais que c’était un document officiel et non de la com d’entreprise et je donnais pour exemple la plaquette de présentation de la boite, dans la partie présentation et du collaborateur par ci et du collaborateur par là, mais dans la partie réglement intérieur donc bien réglementaire, pas un seul collaborateur mais des salariés les seuls a avoir une existence légale, je m’appuyais là dessus et ça marchait
étant conseiller du salarié j’ai assisté des centaines de « collaborateurs » qui étaient priés de ne plus collaborer, et là il n’y avait plus place à l’esprit d’entreprise
mais il existe une constante, collaborateur ou salarié, l’ouvrier restera toujours un coût, à réduire sans cesse
réveiller les consciences, c’est pas gagné, quand on voit les milliards d’esclaves en pâmoison lors d’un mariage princier et quand on va voir dans un mois les millions de blaireaux hystériques débouler quand un crétin milliardaire inculte en short va envoyer la ba-balle au fond d’un filet, on se dit qu’ils doivent bien rigoler la haut et ne pas craindre grand chose