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Derniers commentaires



  • francesca2 francesca2 19 septembre 2012 00:14

    Réfuser un droit pour tous ?

    Quel droit réfuse-t-on aux homosexuels ? 
    Les homosexuels en tant qu’individus, comme les hétérosexuels ont le droit de se marier, que je sache. 


  • francesca2 francesca2 18 septembre 2012 22:42

    Seul Charlie Hebdo ? 

    Essayez Valeurs Actuelles où abonnez vous à l’excellent Causeur...


  • francesca2 francesca2 18 septembre 2012 18:59

    Que Jaja le fasciste « l’ajoute à son dossier »




    Caroline Fourest à la Fête de l’Huma : la dangereuse justification des « Indivisibles »

    Modifié le 17-09-2012 à 20h11

    55 réactions | 14091 lu

    Temps de lecture : 3 minutes

    Par Bruno Roger-Petit
    Chroniqueur politique

    LE PLUS. Après l’annulation du débat auquel devait participer Caroline Fourest à la Fête de l’Humanité, deux militants présents sur les lieux, un des « Indivisibles » et une féministe, ont donné leur version des évènements sur le Plus. Mais pour Bruno Roger-Petit, ces militants inquiètent plus qu’ils ne rassurent.

    Gêne. Malaise. Peur. Voilà ce que l’on éprouve après la lecture d’une tribune, sur le Plus, signée par un membre des « Indivisibles » et une féministe destinée à tenter de justifier l’action, pour ne pas dire agression, verbale et physique, commise contre Caroline Fourest à la Fête de l’Humanité.

     

    Que de circonvolutions, litotes et euphémismes pour expliquer l’inexplicable, justifier l’injustifiable, excuser l’inexcusable, pardonner l’impardonnable perpétré à l’encontre de la personne de Caroline Fourest. La vérité, c’est que les activistes des « Indivisibles » voulaient la sanctionner de dire ce qu’elle dit, la punir de penser ce qu’elle pense, et qu’ils étaient prêts à tout pour y parvenir.

     

    Des agresseurs se prétendant agressés

     

    Quoi que l’on puisse penser de Caroline Fourest, de ses écrits, de ses postures, de ses mises en scène et du reste, on ne peut accepter le procédé. Parce qu’il est indigne. Point. Pour être clair, estimant que tout avait été dit sur le sujet depuis samedi, il n’entrait pas dans nos projets de consacrer une ligne à cette affaire, jusqu’à la lecture de cette tribune pro-« Indivisibles » sur le Plus, cette dernière étant accablante pour ses auteurs tant elle en dit encore plus long sur eux et leur mode de pensée que l’action menée samedi à la Fête de l’Huma. 

     

    L’argumentation de Bader Lejmi et Myrto S., auteurs de ce billet, leur plaidoirie laisse pantois : ils voulaient juste remettre à Caroline Fourest un prix qu’elle n’était pas venue chercher quand il lui fut décerné. Et c’est à la suite de l’intervention brutale, selon eux, des responsables de la sécurité de l’endroit que la situation a dégénéré. Un prix de la honte d’ailleurs, décerné par le comité des « Y a bon awards », destiné à la blâmer. Il faut relire plusieurs fois la version des faits des intéressés pour mesurer l’absurde dangerosité que révèle leur défense : celle des agresseurs qui se prétendent agressés.

     

    Pour justifier leur agression, Bader Lejmi et Myrto S. usent d’un alibi surprenant. Selon eux, « Fourest n’étant pas venue chercher son trophée, nous avons voulu profiter de sa présence à la Fête de l’Humanité pour lui remettre ». D’où le montage d’une opération commando dont le but était de remettre une « banane dorée » à Caroline Fourest, puisque celle-ci a été jugée et condamnée « raciste » par le tribunal des « Indivisibles » montée par Rokhaya Diallo.

     

    Le monde inquiétant des « Indivisibles »

     

    Les arguments destinés à demander les circonstances atténuantes sont étonnants. C’est parce qu’elle n’est pas venue chercher un prix humiliant pour elle que l’action commando a été menée : « Fourest n’étant pas venue chercher son trophée, nous avons voulu profiter de sa présence à la Fête de l’Humanité pour lui remettre ». C’est parce que Caroline Fourest n’est pas digne de parler du FN dans une réunion publique qu’il fallait l’empêcher de s’exprimer : « N’y a-t-il pas autrement plus compétent que Caroline Fourest pour établir une stratégie de lutte contre le Front national ? »

     

    Et pire encore, aux yeux des « Indivisibles », c’est parce que Caroline Fourest est une couarde qui fuit les débats, ce qu’elle a fait après l’agression qu’ils ne regrettent pas cette action ainsi légitimée : « La réalité c’est que Caroline Fourest, comme à son habitude, était déjà partie plutôt que d’affronter la contradiction. »

     

    Cet incident, au-delà de la personne de Caroline Fourest et de ses écrits, a le mérite de montrer que les militants des « Indivisibles » vivent dans un monde inversé. Et c’est bien inquétant pour des militants qui prétendent bannir le racisme de notre société.

     

    Dans le monde des Indivisibles, tel qu’il ressort de la lecture du plaidoyer, l’agressé est l’agresseur, le censuré le censeur, la victime le bourreau, le gentil le méchant et la brute le bon. Comment s’en étonner puisque les auteurs pro-Indivisibles eux-mêmes semblent cultiver à l’envi cette vision inversée du monde, à la limite de la paranoïa collective : « Nous n’avions simplement pas imaginé à quel point les rôles de victimes et de bourreaux pouvaient être inversés », écrivent-ils, comme surpris de constater la condamnation quasi unanime de leur enfantin et inconsidéré méfait. Puisque nous sommes pas par essence victimes, et que tout le monde nous condamne, c’est qu’ils sont tous coupables, donc tous complices. 

     

    On ne peut pas reprocher à ces militants de ne pas être logiques et cohérents. De leur point de vue, au nom de l’idée qu’ils se font de l’antiracisme et de leur vision d’un monde où tout leur est hostile, l’agression montée contre Caroline Fourest se justifie. Décrétée raciste, tout se justifie contre elle, tout, y compris une agression, verbale et physique.

     

    Le bilan de cette opération, et de la politique de communication qui suit, est catastrophique : non seulement les « Indivisibles » et leurs amis abiment la lutte antiraciste en usant d’un activisme générateur de violence, mais en plus, ils font peur, car un antiracisme qui oublie les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, tout antiracisme qu’il soit, oui, cela fait peur.




  • francesca2 francesca2 18 septembre 2012 18:27

    oui, il faut supprimer presque tous les commentaires et peut’et bien les commentateurs aussi, tiens...



  • francesca2 francesca2 18 septembre 2012 18:26

    C’est leur religion qui, comme toutes les religions de paix et d’amour, les rend si tolérants....

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