Papi, en quoi la sortie de l’euro changerait-il quelque-chose au problème de la dette de l’Espagne ? En quoi les bulles immobilières seraient-elles évitées ? En France la bulle immobilière est dûe à la non taxation des héritages qui donne à une certaine catégorie de Français des moyens sans rapport avec leurs revenus, des lois absurdes telles que Robien et autre qui ont conduit à faire subventionner les promoteurs avec l’argent de nos impôts, et une concentration des emplois excessive en région parisienne qui crée la pénurie.
J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacques Sapir. Il s’agissait de culture russe et non d’économie. L’individu est charmant, charmeur, je lui ai payé un café à la machine (!), il a essayé de me démontrer le caractère inéluctable du pacte germano-soviétique et justifier l’invasion de la Pologne par l’armée rouge. Naïf ou manipulateur. Je ne le vois pas comme un imposteur mais un peu comme un illuminé, il convient d’être extrêmement prudent sur ses analyses - je crois qu’avant Sce Po il a fait des études de mathématiques, c’est quelqu’un qui raisonne en toute logique et dans un monde idéal. Je suis un peu peiné de le voir récupéré par l’extrême droite.
Hommelibre je mitige quand à votre commentaire : « La force tranquille » n’avait rien de très explicite non plus et pourtant on sait quelle était la détermination de Mitterrand et l’oeuvre accomplie. On est d’accord sur le fait que le slogan de Hollande soit insipide mais un slogan peut-il être explicite ? Que proposez-vous ? - Tous contre le Medef ? - Ensemble pour battre Sarko ? - Sus au capitalisme ?
Non Popaul, ce qui intériconice entre le slogan de Hollande et ceux des nationalistes de tout poil, ce n’est pas le « en avant » ! C’est tout simplement le fait qu’il mentionne le nom de notre patrie. Essayez tous les slogans que vous voudrez : - Pour la France - la France ensemble - relever la France etc ... Ca donnera toujours dans le nationalisme.
Hollande, si toutefois vous avez fait attention au discours, fait allusion au besoin d’un pays uni qui aille de l’avant pour clore la période sarkozyste faite de division et de recul dans tous les domaines.