J’ai 4 fils dont le dernier au collège, l’ainé dans la vie active et même radio-active si je peux me permettre cette plaisanterie douteuse. Le principal de « mon » collège est un homme extraordinnaire qui fait avec les élèves qu’on lui donne et les moyens qu’on lui laisse. Il s’agit d’une ville de banlieue plutôt cossue avec 25 % de logements HLM concentrés dans la vallée tandis que de belles villas occupent les coteaux. Une bonne partie des classes supérieures sont drainées par le privé et choses assez rares par les classes privées dites « internationales » du collège pour environt 2000 euros annuels. Lui-même tout en ne semblant pas fan de cette pratique ne peut guère se délier de cet héritage. S’en suit la concentration des problèmes sociaux sur environ 120 élèves répartis en 4 classes de chaque tranche d’age. Il pense que le collège unique a été une bien mauvaise décision. Une orientation précoce à l’allemande vers des filières professionnelles permettrait de motiver des élèves qui n’ont pas les bases pour les matières générales enseignées au collège. Celà ne déconcentrerait certes pas les problèmes sociaux mais permettrait déjà de sauver certains d’un sorte de fuite qui consiste à leur faire traverser les années collèges le plus vite possible tout en épuisant leurs condisciples et les profs qui vont avec. Car un élève découragé est un élève indiscipliné voire violent. Cependant cette orientation à l’allemande nécessite l’abandon de toute forme d’élitisme qui consiste à considérer que les postes les plus prestigieux ne seraient réservés qu’à une caste et que la promotion interne dans les entreprises seraient un voeu pieux. En effet nombre de PDG allemand ont commencé par des études professionnelles et des postes que l’on dirait en France réservés à des bacs pros ou BTS. En revalorisant les filières pros et en éradiquant l’élitisme on redonnera toutes leurs chances aux enfants des classes défavorisées. J’ajoute que le milieu est déterminant - même si Bourdieu le dit avant moi ! - dans la mesure où malheureusement il reste beaucoup à la charges des parents qui doivent refaire le cours - soit perturbé par des élèves indisciplinés, soit mal fait par un prof incompétent. Le moindre décrochement qui ne puisse être corrigé immédiatement peut avoir des effets désastreux sur la suite des études et sur la motivation d’un collégien.
JL ne soyez pas si dur avec Mr Chalot. Lisez ses états de service et ses engagements. C’est un ancien enseignant, mais contrairement à la plupart il semble avoir le coeur du même côté que le portefeuille. Mais comme vous le soulignez on ne sait pas par le jeu de quel corporatisme il se sent parfois obligé de filer le train à son ex collègue réac et lepenisant (et pontifiant) Villach.
Aujourd’hui, les classes populaires sont désemparées, ce qui permet aux populistes et xénophobes de mener leur campagne et d’attirer vers eux les plus désorientés .
Parce que Mélenchon, comme vous même professez la même « laïcité » aux relents nauséabonds et une certaine forme d’ordre qui sent le nationalisme pour rester dans l’euphémisme.
Le PG n’est pas enraciné parce que c’est un mouvement jeune, par contre effectivement il est bien positionné pour recapter le votre protestataire que le PCF a laissé filer vers la droite extrême. Et même si je n’ai pas une grande sympathie pour son leader, un type un peu mégalo qui n’hésite pas à insulter les contradicteurs, je le pense utile.
Et c’est un fait, c’est au travers des réseaux associatifs que le PCF a su se maintenir et progresser par le passé, c’est ce que le FN a tenté de faire yc via les associations de parents d’élève, l’entrisme dans les syndicats, les associations de copropriété, les clubs sportifs etc ... inspiré à l’origine par les anciens collabos issus du PCF (les doriotistes) qui le portèrent sur les fonts baptismaux (Barthélémy, Dufaisse, Gaucher etc ...).
Le PG a un vrai rôle à jouer pour assécher cette peste brune dont nous ne sommes pas encore débarrassés et que certains ont rejoint par désespérance, sous le charme d’un clientélisme débridé et sans pour autant adhérer à son idéologie abjecte.
Marine Le Pen est un phénomène de foire comme l’était son père ou Georges Marchais. Le téléspectateur attend qu’elle dise une connerie comme on attend au cirque que le lion bouffe le dompteur.