D’accord avec vous, mais dans ce cas aucune boîte privée ne voudra de ses conditions, et doxa libérale exige... C’est bien pour ça que le nucléaire doit rester un service public, pour d’une part fédérer le maximum de corps en cas de problème, hôpitaux, protection civile, armée, ingénieurs, et d’autre part ne pas se soumettre à la loi du profit maximum qui finit toujours par dégrader le service.
Si je met à la poubelle mes fenêtre d’horloger en bois et bicentenaires dans ma maison de campagne pour les remplacer par des merdes en PVC blanc, je me suicide directement. Ça fera des économies me direz vous.
Plusieurs éléments attestent en effet, en plus d’une mauvaise préparation et évaluation des risques, une mauvaise gestion. On peut voir dans le caractère japonais quelques explications. Avec un respect absolu de la hiérarchie, une intervention autre que celle de l’opérateur électrique aurait été très mal vécue. Ils auraient du, dès les premières heures, casser la chaine de subordination et de décision. Des autorités disposant de moyens plus importants, tel que l’armée, auraient du prendre la direction des opérations, d’autres moyens que ceux de l’opérateur auraient du être déployés. J’ai l’impression que la rigidité japonaise n’a pas facilité la résolution du problème. Mais il faut aussi souligné l’extrême dépendance des japonais envers les USA, surtout en ce qui concerne les moyens non civils. J’ai l’optimisme de penser qu’en France, le génie militaire serait capable de fournir une source électrique importante sur n’importe quel point du territoire en 24h. Cependant il ne faut pas oublier que beaucoup de ressources furent mobilisée dans tout le pays, il est difficile de juger, espérons que cela se termine bien, ce qui à l’heure actuelle semble se dessiner.