Article interessant qui démontre que les classes moyennes se paupérisent.
Il existe un effet de seuil qui s’éloigne de plus en plus pour acceder à un patrimoine aussi bien foncier que culturel.
La relegation dans les zones ou l’enseignement s’apparente à du gardiennage obere grandement les réussites des futurs enfants de Pierre et Maryline parce qu’un jour ils vont se marier ces deux la.
Peu banal mais symptomatique. Le personnel d’entretien des avions d’air France s’est heurté avec violence aux CRS. La cause :
Ils mettent l’essentiel de leurs revenu dans le logement (source AFP). Un travail de haute technicité impliquant une rigueur de chirurgien dont le salaire sert pour 3/4 à simplement à habiter. Pour eux et de nombreux autres "nantis", la consommation c’est le logement. Alors les slips en coton , les meubles en formica, keynes et tout le toutim ...c’est comme les gros aéronefs, ça leur passe à 10000 pieds au dessus. Excusez le raccourci brutal.
Certes cela ne remet pas en cause la pertinence de cet article (eu égard aux nombreuses interventions) mais je souligne la précarisation d’emplois jadis fort bien rémunérés , à haute technicité, mais qui se transforment en soutiers ,en galériens des transports. Ils sont au service de l’explosion du traffic aérien qui permet au bobo parisien de se faire un week end à Nice , au VRP de négocier la délocalisation de sa production ou d’importer des patates d’asie, (la haute saone c’est trop loin d’un aéroport). Enfin bref les nouveaux modes de consommation des citadins devenus rats des villes logés dans les souterrains des mégalopoles hypertrophiées à des loyers dissuasifs imposent le formica, les écrans plats (cause espace réduit et rayonnement electromagnétique) et les slips jetables en nylon (pas de place pour la machine à laver). Mais il n’est pas interdit d’avoir du recul , un jour de greve en balançant un boulon d’avion sur le casque d’un CRS. La simplicité volontaire en mégalopole , c’est une ascèse imposée, une vie de moine. Il est vrai qu’ exercer le métier de technicien d’entretien d’Air France et cultiver ses patates à Vesoul , c’est compliqué. A Orly ou Roissy , y’a encore de l’espace mais les champs sont imbibés de kérosen et les lapins pullulent. La patate c’est comme l’entretien des zincs.... ça eu payé.
Consommer l’utile ou le futile. Bien malin (e) celui qui tranchera. Suite au pb de la Sté Générale nombres de ténors de l’économie et de la politique se sont interrogés sur la pertinence des produits dérivés quand à leur contribution à l’economie (entendre croissance). Deux d’entre eux (un député et Touati) pinaillaient sur un chiffre oscillant entre 1 et 2%.Oui, les flux financiers mondiaux représentent 99% d’une économie immatérielle et concernent la triade (USA ,UE et Japon). Les fondamentaux de l’économie disent les experts, mais lesquels ?
Pour une grande majorité de mes semblables contemporains, l’accès à l’eau potable est un problème majeur (voir le rapport Camdessus). Cela devient , pour certains économistes "tiers mondistes" un indicateur baptisé du doux euphémisme de stress hydrique.Tout est donc tres relatif pour juger de l’utile et du futile selon l’endroit planétaire ou vous vivez. Stress hydrique avec dissentrie ou crème hydratante de Loréal avec parfum Lancome... that is the question. La mondialisation c’est pour échanger des junk bond (obligations pourries) et non des process d’épuration d’eau à des PVD (Pays en Voie de Développement). La consommation effrenée d’une partie de la planète fait écran notre humanité. Et Bush le boss de la planète de justifier son intervention en Irak "notre pouvoir d’achat n’est pas négociable". (les ventes de 4*4 explosent aux USA). Pardon si je casse le mythe du slogan Loréal "parce que je le vaut bien" incarné par l’éternel féminin opposé à son homologue bronzée naturelle mais qui va mourir de soif naturelle.(Brassens Bonhomme) ou de pathologie liée à de l’eau contaminée.
Je vis dans une société de surabondance de biens matériels et immatériels et du haut de mon statut de résidant d’un pays classé 5 ème sur l’échelle des performances économiques, je suis malheureux car je n’ai pas fait un bon coup pendant les soldes. Vous mesurez mon désarroi et celui des économistes qui constatent une baisse de moral ? Meme le figaro en fait sa une, c’est vous dire l’ampleur du désastre. Pis encore, dans le bus j’ai entendu une conversation entre une mère et sa fille qui déploraient leur envie d’acheter. Au secours les stratèges du marketing, sucitez vite l’envie d’avoir envie car meme ceux qui ont du pouvoir d’achat souffrent de morosité. Quand aux nombreux carencés du pouvoir d’achat, l’éminent Attali, a une réponse. En bon prospectiviste qui évalue le nombre d’exclus du banquet à la consommation il prédit une inflation. En effet le logement redevient un obstacle fondamental dans le budget du pékin de base. Se loger engloutit l’essentiel du revenu et le "futile" qui fait tourner la machine est en panne. Faire tourner la planche à billet (prets, subprime) est selon lui, va devenir incontournable pour que ces citoyens puissent acceder à l’achat d’un écran plat ou autre élément indispensable de la panoplie du parfait "homme moderne". C’est amusant de la part d’un contributeur concepteur de l’orthodoxie monétaire. Vous savez ces fameux critères de Mastricht qui fondent l’alpha et l’oméga de la BCE : la lutte contre l’inflation. C’est pourtant un point fondamental qui ,chose rare, fait consensus entre les économistes Keynesiens et les monétaristes (Friedman).
Voyez vous meme les plus grands d’entre nous renient leur credo pour préserver l’équilibre fragile de l’économie bicyclette. T’arrete le futile , tu te casses la gueule et l’économie avec CQFD. Préparons les cerveaux à consommer, des images sur portable, du reve, de l’illusion. Le célèbre doute Cartesien qui éradiqué avec la célèbre maxime, "je doute donc je suis" a fait place à "je consomme donc je suis". Pas de panique tout est sous controle neuronal , fiscal (TIPP, TVA), et avec notre esprit. Amen.
Bedos avait répondu à la question "que pensez vous de la baisse du revenu des agriculteurs"
"Je bouffe , je bouffe autant que je peux"
Mon propos n’est pas de stigmatiser une corporation agriculteurs ou pecheur amplement protégés dans une société d’abondance et meme si paradoxalement la ressource halieutique se fait rare. Le traumatisme de la faim potentielle , comme celui de la peur de l’agression agit comme un ressort efficace en cas de perte d’audience ou de morosité induite par un essoufflement de croissance. Au secours mes subventions diminuent, mes quotas de peches imposés par les technocrates et le prix de l’essence rogne mes marges !.
Si tu tardes avec ta pompe à fric gouvernementale pour "chefs d’entreprises", je t’envoie du purin à la préfecture ou je brule un batiment administratif. Les reflexes de peur reptiliennes sont habilement entretenus chez le citoyen comme chez le politicard. Les décideurs et faiseurs d’opinion l’ont bien compris et rien de tel que se refaire dans les sondages en usant de la martinguale sécuritaire ou de l’incontournable visite au salon de l’agriculture pour croquer dans un "chabichou" en pinçant l’arrière train d’une Charolaise sous le crépitement des flahs. (3% de la population active 97% d’audience). On ne plaisante pas avec le "patrimoine" des représentants de la FNSEA ni celui des patrons pecheurs. Les sidérurgistes Lorrains ne sont pas encore estampillés patrimoine, donc c’est externalisable et en plus ils font des trucs en métal qui polluent comme des canons et des bagnoles. Allez ouste avec Lahki Mittal.
La croissance fait partie irrévocablement de la sémantique du positif. Emettre un avis dubitatif à son encontre relève du blasphème et vous relègue de facto au rang des adeptes du recul. Vous etes définitivement un triste moyen ageux. Face aux manipulateurs de symboles que sont les politiciens, les spécialistes de la com. et les "manipulés", il est tres difficile de faire valoir l’idée de simplicité volontaire sans etre stigmatisé comme anti progres. Vous pouvez etre condamné à des amendes records , histoire de ne pas propager d’idées comparables à celles de Galilée en son temps. Ex une entreprise de semences Kokopelli vient d’etre condamnée à une amende disproportionnée. Son délit ? propager une méthode ancestrale d’agriculture vivrière . Ces semences anciennes ont le tord de se passer de l’agrochimie aujourd’hui devenue indispensable avec les semences "modernes". C’est un crime de lèse profit qu’il faut condamner à l’aide des meilleurs avocats. Consommer est une doxa indestructible et bien protégée. Les exemples sont malheureusement pléthoriques de lobbies puissants qui drainent un "para-business" tres lucratif et qui évidemment ne profite qu’à une minorité. C’est un peu les produits dérivés de la finance, un truc alambiqué de trader qui ne sert à rien pour l’économie si ce n’est planter une banque( bémol:seuls les salariés actionnaires de la Société Générale en patiront) ou faire isolément des profits astronomiques pour golden boy.
Les adeptes de la croissance à tout crin m’objecteront que "ce qui est bon pour General Motors est bon pour les USA".Cela revient à dire qu’ indirectement les revenus des barons de la drogue retombent en crachin et le "peuple" en profite in fine. Quel rapport entre un produit officiellement illicite et une industrie de voiture ?. Ce sont les pays riches qui sont consommateurs avec la chaine socio-logique qui va avec. Pour les exclus , un business "toléré" par l’autorité, pour les inclus le droit de se payer à crédit le dernier modèle de chez Peugeot ou GM. L’hyper class s’en tamponne car elle est comme les entreprises du cac 40 indestructible et transnationale. Elle ne connait pas la fiscalité locale et se réjouit des émeutes en banlieue. C’est un péplum en life avec bingo sur leurs actions AXA. Tout le monde il est content au banquet de la consommation. Le ziva de banlieue, le prolo, le bobo , le gogo. Cyber gédéon et turbo bécassine sont les noms d’emprunts pour qualifier les afficionados de la croissance qui les amènent à penser comme des porcs dorlotés par la démocratie-marché dans laquelle ils se vautrent et se goinffrent. (Gilles Chatelet). Ils sucitent l’envie dans leur débauche de consommation et se font meme sponsoriser par Cochonnou, le saucisson bien de chez nous.
Apogée de la croissance,summum de la société de consommation effrenée : vendre à des collectivités des giga incinéra-tueurs pour cramer les montagnes d’ordures générées par le sur emballage , l’absence délibérée de tri séléctif et résultant de la consommation frénétique de denrées et produits aux durées de vie les plus courtes possibles. ça c’est du bon business mon gars payé par les con-tribuables.
Acheter que ce dont vous avez besoin. Un telle idée relève de l’hérésie qu’il faut éradiquer à n’importe quel prix dans l’orthodoxie de la religion de la croissance, du toujours plus. Et meme si vous avez satisfait vos besoins fondamentaux (se nourrir etc..) votre égo savamment titillé par un extraordinaire besoin de reconnaissance social vous amenera imanquablement à remplir vos placarts bondés de produits futiles. Et je n’échappe pas à cette loi de la pesanteur.
Mais c’est vous qui avez le dernier mot. On peut toujours pour "sauver la croissance et le cac 40" bouffer, bouffer comme les acteurs de la grande bouffe. On peut aussi rever devant le Grand Prix de Monaco avec ses bolides hors de prix et energétivores évoluant dans un paradis fiscal. Moi je m’en fous, coincé dans ma bagnole et dans les bouchons , je bouffe autant d’essence que les pilotes de F1. En faisant du surplace et du vroum vroum, je contribue autant à la croissance du PIB (via l’action Total). Et toc pour les esprits chagrins de l’ère primaire. (Péèsse : je cherche un job dans une agence de pub, zavez pas une adresse ? )