Salut, merci de ce partage, qui me va..je ne cherche pas à vaincre la mort...quelque chose ordonna que ce soit intégré à la pensée...ce qui produit certaines « choses » incontrôlables.. avec respects.
Nous commençons tous notre vie par les mêmes infirmités de l’enfance :
nous saluons tous, en entrant au monde, la lumière du jour par nos
pleurs ; et le premier air que nous respirons, nous sert à tous
indifféremment à former des cris. Ces faiblesses de la naissance
attirent sur nous tous généralement une même suite d’infirmités dans
tout le progrès de la vie ; puisque les grands, les petits et les
médiocres vivent également assujettis aux mêmes nécessités naturelles,
exposés aux mêmes périls, livrés en proie aux mêmes maladies. Enfin,
après tout arrive la mort, qui, foulant aux pieds l’arrogance humaine,
et abattant sans ressource toutes ces grandeurs imaginaires, égale pour
jamais toutes les conditions différentes, par lesquelles les ambitieux
croyaient s’être mis au-dessus des autres : de sorte qu’il y a beaucoup
de raison de nous comparer à des eaux courantes, comme fait l’Ecriture
sainte. Car de même que, quelque inégalité qui paraisse dans le cours
des rivières qui arrosent la surface de la terre, elles ont toutes cela
de commun, qu’elles viennent d’une petite origine ; que, dans le progrès
de leur course, elles roulent leurs flots en bas par une chute
continuelle, et qu’elles vont enfin perdre leurs noms avec leurs eaux
dans le sein immense de l’Océan, où l’on ne distingue point le Rhin, ni
le Danube, ni ces autres fleuves renommés, d’avec les rivières les plus
inconnues : ainsi tous les hommes commencent par les mêmes infirmités ;
dans le progrès de leur âge, les années se poussant les unes les autres
comme des flots : leur vie roule et descend sans cesse à la mort par sa
pesanteur naturelle ; et enfin, après avoir fait, ainsi que des fleuves,
un peu plus de bruit les uns que les autres, ils vont tous se confondre
dans ce gouffre infini du néant, où l’on ne trouve plus ni rois, ni
princes, ni capitaines, ni tous ces autres augustes noms qui nous
séparent les uns des autres ; mais la corruption et les vers, la cendre
et la pourriture qui nous égalent. Telle est la loi de la nature, et
l’égalité nécessaire à laquelle elle soumet tous les hommes dans ces
trois états remarquables, la naissance, la durée, la mort. (Oraison
funèbre de Henri de Gornay.)
Quoique Dieu et la nature aient fait tous les hommes égaux en les
formant d’une même boue, la vanité humaine ne peut souffrir cette
égalité, ni s’accommoder à la loi qui nous a été imposée de les regarder
tous comme nos semblables. De là naissent ces grands efforts que nous
faisons tous pour nous séparer du commun et nous mettre en un rang plus
haut, par les charges ou par les emplois, par le crédit ou par les
richesses.
C’est une entreprise hardie que d’aller dire aux hommes qu’ils
sont peu de chose. Chacun est jaloux de ce qu’il est, et on aime mieux
être aveugle que de connaître son faible ; surtout les grandes fortunes
veulent être traitées délicatement ; elles ne prennent pas plaisir qu’on
remarque leur défaut : elles veulent que, si on le voit, du moins on le
cache. Et toutefois, grâce à la mort, nous en pouvons parler avec
liberté. Il n’est rien de si grand dans le monde qui ne reconnaisse en
soi-même beaucoup de bassesse, à le considérer par cet endroit-là.
pour les désormais rares humains qui ont inclus d’une manière non intellectuelle, non forcée, etc cet absolu que naître = mourir...le reste apparaît pour ce que c’est , des événements x inhérents au fait de vivre..auxquels il convient d’ajouter ceux non inhérent à la vie, mais inhérent à ce que sont devenus les humains lorsque ils ne sont plus justement sur le chemin de la vie..
Nous avons essayé de remplacer ce que l’intégralité de la vie est par ce que nous voulons qu’elle soit.
ÇA NE MARCHE PAS.......sauf d’aimer folie , démence et souffrance, avec cerise sur le gâteau, un parfait non sens..
tenter de contrôler la vie à partir de MOA, mène à la folie ..
Pour certains dont moi même, nous n’avons pas bien sur les clés de la vie intégrale, juste au mieux celles de la survie pratique et de sa mise en route. VOIR HIROSHIMA..
Nous sommes majoritairement des Icare, et sommes en chute libre.
Que faire ? Rien, le moment est la chute libre.
C’est un choix, il serait bien de ne pas alors venir chouiner et pleurer sur son sort..sauf bien sur de donner raison a Bossuet :
: "Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les
malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les
attirer. Que dis-je ? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit."
je cite l’auteur :
Mais il se pourrait bien que ce soit le dernier, avant que chacun ne soit forcé d’ouvrir les yeux pour de bon.
L’été de tous les dangers
Oui possible, ce n’est pas une certitude...qui survivra verra,