« Si tout le monde était paysan, il ne resterait pas grand monde pour faire tout le reste... vous voulez revenir au moyen-âge ? »
Comme je le disais précédemment, j’achète mes légumes et quelques autres produits dans une amap, dont je suis adhérent et par là-même, sociétaire. A ce titre nous participons 2 dimanche par mois à des ateliers jardinage au cours desquels on apprend pas mal de trucs.
Cette amap fournit 60 paniers de légumes de saison, bio, par semaine, (ce qui nourrit en légumes un peu plus de 200 personnes, en comptant les mômes, le tout en bossant à deux sur un terrain de 2 hectares. Alors je vous garantis que sur une parcelle de mille m2, avec quelques poules, quelques arbres fruitiers et 2 heures maxi de boulot par jour, vous pouvez faire vivre un couple avec 2 ou 3 mômes, en bio, et sans planter tout au cordeau et espèce par espèce, mais au contraire en faisant de votre jardin un fouillis : culture sur butte et permaculture.
« céréaliers étaient pourtant plus riches que les éleveurs. » Ca dépend des époques. En ce moment, il y a une formidable spéculation sur les céréales, et de toutes façons, vous me parlez là, d’après votre lien, d’agriculture industrielle, qui est un dévoiement et n’a rien à voir avec une agriculture vivrière.
« qui vous dit que la terre ne peut pas nourrir tout le monde avec le régime occidental ? » Si c’était possible, ça se saurait !
"dans les temps encore plus anciens (cro-magnon) on ne bouffait que de la
viande ou presque... et les humains étaient physiquement plus forts que
nous (plus grands plus costauds). Rien de païen donc." D’abord on en sait rien, à priori on était cueilleurs avant d’être chasseurs et alors ? Ce qui peut se comprendre à une époque ou le nomadisme (à pieds !) était la norme, où la survie était liée à la force physique et à l’acuité des réflexes, celà est indéfendable dans une civilisation où la majorité des gens restent le cul vissé sur une chaise. Je ne dis évidemment pas que les sekimos doivent se passer de poissons ou de phoques, ou les massaïs de bétail, mais dans notre modèle occidental, la surconsommation de viande bovine et porcine est une aberration sanitaire et environnementale, et j’entends par surconsommation : quotidienne.
C’est sûr que la planète n’a pas les moyens de nourrir 7 milliards de bouffeurs de bidoche à la cadence actuelle des pays riches. C’est vrai aussi que la politique agricole mondiale est axée sur la filière viande : normal, question de plus-value... Quand on voit que plus de 50% des terres cultivables sont destinées à nourrir du bétail, ça laisse pas beaucoup de place pour le reste ! Et quand on voit le délire des « bio-carburants », on se dit que l’alternative future sera : bouffer ou conduire ! En fait, le problème est plus un changement de paradigme qu’un changement drastique de mode alimentaire. Dans un monde « idéal », (constatez bien les guillemets !), chacun serait son propre paysan. Parce que c’est le premier des métiers, et le plus important qui soit. Et parce que, depuis la plus haute antiquité et les débuts de l’agriculture, ce qui est difficile, c’est de nourrir les autres : le monde paysan, historiquement, ainsi que les professionnels de tous les métiers de bouche en savent quelque chose.
Maintenant, il y a quelque chose de « païen » (oui, encore des guillemets) dans la consommation de viande : « mange ta viande, tu deviendras plus fort », ça on l’a entendu quand on était mômes. Se nourrir de l’énergie, du sang de la bête... Ce qui était exceptionnel dans les temps anciens (fêtes païennes, le veau gras, etc...) s’est systématisé. Consommer de la viande est synonyme culturellement de puissance, de richesse.
A la cour, on ripaillait.« Où sont les biches, les dindes, mortecouille ! »
Alors effectivement, pour nous autres, des pays riches, ralentir la nourriture carnée, oui, c’est indispensable, mais c’est un boulot de longue haleine, la plupart des gens, quand je leur en parle, prennent ça comme une privation. je leur dit que je ne cherche pas à ce qu’ils deviennent végans, juste de la bidoche une ou 2 fois par mois, de temps en temps du poisson...
Moi-même, j’ai été végétalien pendant presque 3 ans, mais c’était dur, au niveau surtout de la pression sociale, les potes, quand on faisait la teuf, tout ça. Maintenant, je me fourgue en légumes dans une amap, avec des producteurs associés dont un éleveur de volailles et j’ai commandé une volaille (poulet ou canard) par mois, des belles bêtes qui nous permettent de cuisiner des bon ragouts ou sautés de volailles 2 fois dans le mois.
Faut savoir que la volaille est la production carnée qui a un impact moindre sur l’environnement, ce qui n’est pas le cas de la filière bovine, ou porcine. Et puis j’ai du mal aussi à me passer de fromage de chèvre, tout en sachant qu’un élevage, si bio soit-il, bovin ou caprin, nécessite de buter les mâles, puisqu’il ne peut y avoir qu’un seul mâle par troupeau...
Ca devient vraiment lourd. On ne parle plus que de ça. Religion, islam, terrorisme, islamisme. Les feujs et les cathos en rajoutent une couche.
Putain.
Une bonne fois pour toutes et par ordre alphabétique, chrétiens ; juifs, musulmans, libre à vous de croire au père noël, mais une bonne fois pour toutes, arrêtez d’emmerder les autres avec ça et surtout arrêtez de vouloir IMPOSER vos délires aux autres.
En d’autres termes, religieux de tous poils, arrêtez d’emmerder le monde.