« Passez outre aux réticences d’une partie de votre électorat... »
Depuis Lisbonne, question de passer outre... s’en privent pas !
Un poil provocant quand on pense qu’après avoir difficilement convaincu une courte majorité de français d’embarquer sur un rafiot sans capitaine, on nous explique aujourd’hui que l’incompétence de l’équipage n’est pas une raison suffisante pour vouloir débarquer avant le naufrage....
Personnellement, je trouve que ça aurait de la gueule un chef d’Etat ayant deux nationalités, deux passeports, voyageant dans un avion bariolé aux couleurs tantôt Norvégiennes, tantôt Françaises !
Et puis comme cela, on se fâcherait avec personne, on ferait même amis-amis avec tous les islamistes de la planète, histoire de préparer l’élection d’un Franco-Maghrébin en 2017...
« L’autre solution est que le FESF lève des fonds sur les marchés à des conditions favorables, grâce à sa note AAA, la meilleure possible, et les prête ensuite à la Grèce avec un taux avantageux pour que le pays puisse procéder, in fine, lui-même au rachat de ses propres obligations. »
J’imagine que ce sont les Etats européens qui seront appelés à répondre à ces levées de fond du FESF....
Avec quel argent ? Celui récupéré en taxant les banques privées ?
Mais dans ce cas, cela sera-t-il suffisant pour nous garantir, in fine, de ne pas être mis aussi individuellement à contribution, genre « Impôt Européen » ?
Les économies européennes étant aujourd’hui, dans leur globalité, similaires à l’économie des Etats Unis, le plus réaliste serait probablement une parité €/$ de 1 pour 1.
Malheureusement, à ce niveau, cela reviendrait à dévaluer l’ex-Mark, ce qui ne ferait pas du tout l’affaire des Allemands.
@ Jef88 « Scénario 1&2 : le Dollar se casse la gueule.... »
Le DOLLAR est LA monnaie mondiale. La seule !
En Asie, Afrique, Europe, c’est la monnaie fiduciaire de réserve de tous les pays de la planète, des plus importants aux plus « exotiques ».
La FED a donc tout loisir d’en « manipuler » le cours, fonction des nécessités économiques US, sans que cela n’ait vraiment d’incidence catastrophique sur son économie, bien au contraire.
Il lui suffit pour cela de faire tourner la planche à billet...
L’OR est en réalité la seule référence qui permette d’en mesurer la dépréciation réelle, 51$ sont en effet nécessaires aujourd’hui pour s’en offrir un gramme, alors que sa valeur de 1945 (Bretton Woods) était fixée (parité fixe) à à peine plus de 1$ !
Historiquement, c’est à cause de cette faille (dite paradoxe de Triffin) qui ne permettait pas d’émettre plus de monnaie que sa contrepartie-or détenue dans les coffres, que le 15 août 1971 le président Nixon prit la décision historique de suspendre la convertibilité de l’or/dollar.
Pour autant, l’Euro qui a fait illusion jusque là, n’a pas la capacité à s’opposer durablement à sa suprématie, tant il a été construit sur des fondations branlantes.
La logique voudrait que l’ajustement se fasse par une dévaluation de l’Euro sur la base d’une valeur moyenne de 1,18$, valeur qui était d’ailleurs celle des dix dernières années qui précédèrent l’introduction de l’Euro (janvier 2000).