Ceux qui divisent le monde entre élus et goyim, entre fidèles et infidèles, entre « ira au paradis » et « ira en enfer », font en effet des origines culturelles une condition au respect ou non. Tout comme ceux qui crient à l’antisémitisme, la christiano- ou l’islamo-phobie dès qu’une vérité concernant leur communauté est dite, ainsi bien entendu que ceux qui font de la discrimination selon l’origine, discrimination positive ou non. C’est bien ce que vous vouliez-dire, non ?
Non, ils n’auraient pas pu le décider, car c’est punissable de mort et nombreux sont les réformateurs à l’avoir vécu. Ou mouru, comme dirait Jovanovic.
Les Tunisiens auront peut-être la prochaine fois l’occasion de voter pour un parti mieux financé qu’Ennhada et qui gagnera donc les élections. Car les élections servent à ça : mettre au pouvoir ceux que les plus riches ont choisi. En France, par exemple, la campagne de Hollande a coûté un peu plus cher que celle de Sarkozy et le premier a été élu avec une légère avance. Ce système que vous appelez démocratie, et que vous défendez avec enthousiasme, est en fait une dictature des plus riches et a été voulu comme tel.