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Hervé Torchet

45 ans, je suis célibataire, j’habite l’ouest parisien, j’édite des documents historiques, dont un ensemble monumental, la Réformation des Fouages de 1426, le recensement des 200000 chefs de familles bretons dans les années 1426 et suivantes. Trois volumes sur neuf sont déjà parus depuis 2001. Le quatrième paraîtra fin 2009. J’ai aussi édité une correspondance passionnante sur la fin de l’Ancien Régime et le début de la Révolution, dans un petit coin de Bretagne également, mais plusieurs des acteurs concernés ont un rôle important à Paris et ce document a une valeur très exemplaire en démontrant les réseaux qui, plusieurs années en amont, préparent la Révolution. Mes opinions politiques sont centristes (il paraît qu’il faut les déclarer maintenant avant d’écrire un texte journalistique), mon précepte vient de Victor Hugo (« Les Contemplations ») : « Agrandir les esprits, amoindrir les misères ».

Tableau de bord

  • Premier article le 28/02/2007
  • Modérateur depuis le 16/11/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique












Derniers commentaires



  • Hervé Torchet 9 janvier 2008 21:09

    C’était un excellent reportage qui disait des choses aussi fortes que vraies. J’ai trouvé que malgré la censure, le vrai message est passé : les fromages pasteurisés sont bien plus dangereux que les fromages au lait cru. Il faut le répéter. Merci de l’avoir fait.



  • Hervé Torchet 4 janvier 2008 19:17

    C’est consternant. Honneur à l’opposition courageuse.



  • Hervé Torchet 30 décembre 2007 15:55

    L’attribution d’un domaine de compétence à Quitterie Delmas a certainement été faite avant qu’elle n’en soit elle-même avisée. Son émission des Grandes Gueules est de très peu postérieure au congrès et les choses se sont mises en place pas à pas.

    Elle est bien connue de Bayrou et il n’a pas été jugé utile de l’interroger pour déterminer comme on le fait à l’embauche ses centres d’intérêt.

    Quitterie Delmas a indiqué voici quelques jours à ses amis, qu’elle réunissait dans le XIIIe arrondissement de Paris, qu’elle travaillait (à la demande de Bayrou) à des propositions sur la com interne du MoDem. Je pense donc que ce sera un des aspects sur lesquels elle sera consultée et sollicitée.

    Pour le reste, elle est candidate en Île de France pour l’élection du Conseil National du MoDem et c’est l’occasion de vous faire une opinion plus précise de ce qu’elle pense et de ce qu’elle veut et fait en politique. smiley

    Je vous rappelle l’adresse de son blog :

    http://lesjeuneslibres.hautetfort.com



  • Hervé Torchet 30 décembre 2007 15:43

    J’ai l’impression que le MoDem combine les axes forts de ce qui m’a toujours plu dans l’UDF (l’« exigence intellectuelle et morale » dont parlait Barre, la volonté de maintenir des finances saines ce qui suppose de réduire à la fois les copinages intéressés de type Dassault ou Lagardère qui coûtent assez cher à l’État pour peu de profit public, etc., et certaines formes aliénantes d’assistanat), avec les nouvelles réalités, notamment environnementales.

    J’avais été frappé en 1999 aux Européennes de la très grande porosité des électorats de Bayrou et de Cohn-Bendit. Dans mon quartier, où l’UDF est historiquement ancrée, les bureaux de vote où les scores de notre candidat et du leur étaient élevés étaient les mêmes.

    Donc le rapprochement avec Lepage, Bennahmias et quelques autres a un sens.

    Concernant la prétendue dérive vers la gauche qui me semble être en filigrane dans ton interrogation, je trouve que cet argument a peu de sens à un moment où les élus de la gauche se vendent au pouvoir sans condition et avec une facilité écoeurante.

    Bayrou peut et va défendre de vraies valeurs que la gauche a désertées et que la droite réprouve. Il n’y a rien là qui me choque.

    L’alliance avec le PS, voire le PCF ? Est-ce si choquant en soi ? N’est-ce pas une question de programme avant tout ?

    Et si des gens de droite traitent aussi dans cette alliance ?

    L’analyse de Jean-François Kahn selon laquelle Sarkozy n’est pas républicain me paraît juste. Il me semble que les valeurs républicaines sont un socle sur lequel un travail est possible avec toutes les bonnes volontés.

    On ne peut pas, en tout cas, laisser démanteler ce qui a construit notre pays sans réagir.

    Quant aux finances publiques, il y a belle lurette par exemple que la gauche américaine (il est vrai équilibrée autour du centre gauche plutôt que de la gauche dure) est plus « sage » que la droite qui est en train de mettre les États-Unis sur le flanc.

    Donc sur l’objectif, il ne peut être entièrement celui de l’ancienne UDF (les temps ont changé) mais mutatis mutandis, je trouve que le MoDem me permet d’agir pour l’essentiel des mêmes buts, sans céder aux mêmes inconvénients (dans mon quartier, quand j’ai adhéré en 1981, les « centristes » étaient le club des pétainistes p ex, etc., il y avait de tout dans la vieille UDF).



  • Hervé Torchet 29 décembre 2007 10:10

    Le problème, Sylvain, c’est que c’est l’étiquette UDF qui a empêché Bayrou de gagner car l’UDF a une image extrêmement détériorée dans l’opinion : parti rance de la France croupie, quoique nous, adhérents de longue date, en ayons pensé. La structure du vote Bayrou est sans appel : ce qui a retenu une partie de son électorat naturel de voter pour lui, c’est la hantise du retour du « fantôme » UDF. Cette réalité-là emporte toutes les autres.

    Quant au score des légisatives, il s’explique par trois raisons : l’inexpérience de nombreux candidats (mais pour beaucoup, cette première chance peut devenir un tremplin), le choix de certaines investitures (écarter un emblème comme Quitterie Delmas a été une lourde erreur qui semblait justitier les craintes d’un double langage de Bayrou, mais heureusement, les choses s’améliorent de ce côté-là), le mode de scrutin.

    Les élections partielles de l’automne ont confirmé que le MoDem, hors de tout enjeu national, trouvait une implantation réelle et solide.

    Je ne regrette pas mes 26 années de militantisme dans l’UDF, mais je suis heureux de ma nouvelle famille politique, qui s’ancre mieux dans l’époque nouvelle, tout en prolongeant l’esprit pour lequel j’ai milité, qui n’était pas celui de l’UDF tout entière.

    Quant à s’enfermer dans l’alliance à droite, ce n’est pas à un barriste comme toi que je rappellerai que Barre lui-même a tout fait pour que Collomb lui succède à Lyon.

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