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herve33

Un simple internaute qui s’interesse à l’actualité , qui n’est pas pleinement satisfait des infos que nous fournissent les médias traditionnels . Profession ingénieur electronicien 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/05/2009
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Derniers commentaires



  • herve33 30 janvier 2009 20:59

    Visiblement , Sarkozy ne s’est jamais appliquée cette culture du résultat , sinon celle d’etre élu par tous les moyens y compris en reniant ses propres valeurs ( en se faisant passer pour un socialiste et en soutenant le front populaire de 1936 ) .
    IL a redoublé sa sixième , Il n’a eu que le bac sans mention , et n’a pas vraiment brillé dans ses études pour devenir avocat . d’après Wikipédia du 18 juin 2008 , il serait sorti sans diplome de l’Institut d’études politiques à cause d’une note éliminatoire en anglais .

    Pour résumé , avant d’appliquer la culture du résultat aux autres , il a déjà fait largement preuve de son incompétence à poursuivre des études de haut niveau .

    Mais Sarkozy n’est que le résultat d’un malaise bien plus profond qui secoue la France , celle de la faillite de la classe politique aussi bien de gauche , que de droite .

    On aura beau destituer Sarkozy ( peu probable qu’il puisse se maintenir jusqu’en 2012 avec la crise qui va s’amplifier à moins d’un coup d’état ) , encore faut-il un véritable projet et malheureusement je crains que cela ne viendra pas ni de la classe politique actuelle , ni la classe dirigeante .





  • herve33 30 janvier 2009 10:37

    texte d’Ernest pépin suite :


    > Se déplacer à Washington pour dire « j’y étais ! » c’est bien.
    > S’atteler au char de la Guadeloupe c’est mieux !
    >
    > Obama est un homme qui a cru en son pays sans renier ses origines.
    > C’est un homme qui a cru en la capacité de son pays à dépasser les
    > frontières des pensées établies. C’est un homme qui a su faire
    > croire en lui. C’est ce pari là qu’il faut gagner.
    >
    > Si nous disons : « mon pays c’est la France ». Alors, il faut
    > assumer et faire en sorte que la France change et on ne peut le
    > faire sans les Français de l’hexagone.
    >
    > Si nous disons « mon pays c’est la Guadeloupe colonisée ».Alors, il
    > faut l’assumer et décoloniser la Guadeloupe en privilégiant les
    > armes de la décolonisation de l’imaginaire, de l’économie, du
    > culturel, du politique et du social. Il est inconséquent de prôner
    > la décolonisation en jouant le jeu d’une surintégration parfaite et
    > indolore.
    >
    > Si nous disons « mon pays c’est la Guadeloupe autonome ». Alors il
    > faudra l’assumer en se préparant à exercer un pouvoir local plus
    > riche en compétences et désireux de développer une richesse
    > guadeloupéenne.
    >
    > Si nous ne disons rien, nous sommes coupables de nous croiser les
    > bras devant une société qui se saborde (violences sexuelles,
    > violences des jeunes contre les jeunes, violence des hommes contre
    > les femmes, violences au sein des familles, violences sociales plus
    > ou moins sournoises). Une société qui se cache derrière le
    > paravent de la consommation. Une société de gestion ou de géreurs
    > et non une société de l’entreprendre. Une société qui a mis en
    > faillite les intellectuels de tous bords.
    >
    > Une société en danger.
    >
    > Oui, je dis bien en danger ! Pendant que nous nous livrons à des
    > actes de cannibalisme (les uns à l’encontre des autres !), en
    > l’absence de projet construit par nous et soutenu par nous, des
    > forces agissantes décident pour nous, grignotent le territoire,
    > contrôlent l’économie, décident pour nous ! Je ne parle pas de
    > race, je parle de filières, de réseaux, d’organisations
    > structurées, de puissances financières. Il suffit de regarder
    > Jarry, d’aller à Continent, à Millénis etc. Combien de
    > Guadeloupéens font partie du vrai jeu économique ? Nous ne sommes,
    > à part quelques cas, que des sous-traitants et surtout des sous-
    > gagnants.
    >
    > Il est vrai que nous sommes soumis comme les autres aux durs effets
    > de la mondialisation, que nos marges de manœuvres sont limitées et
    > que nous sommes un petit marché.
    >
    > Ceci nous exonère pas de penser, de nous organiser, de lutter dès
    > lors que l’objectif est clair, accepté et positif. Quels objectifs
    > pour l’art, l’économie, le social, le politique ? Comment les
    > atteindre ? Avec quelle stratégie ? En clair comment (re)bâtir la
    > Guadeloupe ?
    >
    > Il me semble souhaitable d’arriver à commercialiser notre culture
    > sans la prostituer, à exporter ses meilleures créations et surtout
    > à nous nourrir d’elle. Pour le moins, faire entrer la notion de
    > dépenses culturelles diversifiées dans les budgets des familles et
    > des entreprises serait un grand progrès.
    >
    > Il me semble souhaitable d’envisager un développement rentable de
    > l’agriculture afin de pourvoir, le plus possible, à nos besoins et
    > à ceux des marchés qu’il nous appartient de trouver à l’extérieur.
    >
    > Il me semble souhaitable de repenser de fonds en comble l’industrie
    > touristique. Je dis bien l’industrie en l’accompagnant des
    > produits du soleil (maillots de bain, serviettes, lunettes de
    > soleil, crème solaire, vêtements etc) made in Guadeloupe ou
    > labellisés « Guadeloupe » . C’était une idée de Paco Rabanne. Je
    > doute qu’elle ait été entendue !
    >
    > Il me semble souhaitable de rechercher les voies et moyens d’une
    > solidarité active au sein de la société guadeloupéenne. Nous sommes
    > si généreux envers le téléthon !
    >
    > Il me semble souhaitable de croire au développement de la langue et
    > de la culture créoles dans une perspective non folkloristes mais
    > diplomatique (il existe un monde créolophone), économique et culturel.
    >
    > Il me semble enfin souhaitable que nos élus aillent se former non
    > pas seulement à Paris mais aussi dans la Caraïbe. Ils connaîtraient
    > mieux le fonctionnement des pays indépendants ou néo-colonisés. Ils
    > seraient plus au fait des données de la diplomatie. Ils gagneraient
    > en relations internationales. Ils créeraient d’utiles solidarités.
    >
    > Mais tout cela n’est rien si nous ne répondons pas à la question
    > suivante : quelle Guadeloupe voulons-nous ? Autrement dit avec
    > quelles valeurs ? Quel mode de fonctionnement ? Quel type de
    > citoyens ? Quel système économique ? Quel budget ?
    >
    > Ce sont des questions qui sont loin de l’élection d’Obama. Ce sont
    > des questions auxquelles tout chef politique doit répondre de façon
    > claire. La méfiance des Guadeloupéens envers les élus, parfois leur
    > inertie apparente, résulte sans doute d’un manque de clarté, d’un
    > manque de pédagogie, d’un manque de vouloir.
    >
    > Je répète avec Obama l’histoire retiendra notre capacité à
    > construire et non notre capacité à détruire !
    >
    > Crier que nous sommes des petits-fils d’esclaves ne suffit pas !
    > Détester, singer ou vénérer la France, n’est pas une politique !
    > Croire que l’on peut construire sur des ruines est une erreur !
    >
    > Seront nous capables de dire, nous aussi : YES WE CAN ! C’est cela
    > la leçon, la grande leçon d’Obama !
    >
    > Ernest Pépin
    >
    > Lamentin le 21 janvier 2009
    >
    > PS : Je ne suis pas un spécialiste et mes idées n’engagent que moi.
    > Je ne les livre que pour lancer un débat que je crois nécessaire et
    > salutaire.



  • herve33 30 janvier 2009 10:36

    Voici un texte d’un écrivain guadeloupéen Ernest Pépin plein de réalisme

    Comme de nombreux Guadeloupéens, je suis fasciné par cet homme qui
    > a réussi à faire entrer un noir à la maison blanche. Les
    > commentaires élogieux pleuvent de partout. C’est l’état de grâce
    > bien mérité. Pourtant une petite voix me souffle : et nous ?
    >
    > Et nous guadeloupéens qu’avons-nous fait ? Que faisons-nous ? Que
    > ferons-nous ?
    >
    > Passé les brûlures de l’esclavage, passé les interminables débats
    > sur l’identité, passés négritude et créolité, comment devons-nous
    > aborder le XXIème siècle dans une perspective qui soit la notre.
    >
    > Je ne renie aucune parcelle de mon passé et je suis solidaire de
    > tous les combats que nous avons menés mais je voudrais me
    > positionner résolument dans l’avenir.
    >
    > Nous sommes un petit pays. Une petite lèche de terre peuplée
    > seulement de 400.000 habitants et pour le moment nous sommes hors-
    > jeu dans notre présent et presque condamné à quémander l’avenir à
    > ceux qui nous gouvernent. Chacun y va de sa chanson, de son
    > parcours, de ses rêves. C’est précisément cela qui nous manque :
    > une chanson commune, un parcours commun, un rêve commun. Peut-être
    > avons-nous besoin de savoir ce qu’est une société. Je veux dire une
    > entité sociale, économique, politique, culturelle dont les rouages
    > s’articulent dans un système cohérent et efficace.
    >
    > Je constate que nous sommes une somme de revendications syndicales
    > obsessionnellement tournées vers les questions salariales, le
    > maintien des avantages acquis, la guerre contre le patronat etc. Et
    > ceci nous condamne à des postures agressives ou impuissantes. Plus
    > grave, agressives ET impuissantes. Ce ne sont pas les miettes
    > lâchées ici ou là qui vont changer la donne en l’absence de tout
    > projet viable.
    >
    > Je constate que nous nous noyons dans le puits de la consommation.
    > Les panneaux publicitaires fleurissent. Les voitures de luxe
    > encombrent les routes. Les gadgets de toutes sortes tiennent lieu
    > d’accès à la modernité. La modernité est un mot terrible. Cela
    > fonctionne comme une machine à broyer le passé, la culture
    > (reléguée au rang de tradition !), les manières de penser, de faire
    > et de vivre. Nous voulons être en première classe sans nous soucier
    > de la destination du train.
    >
    > Moi, j’ai envie de crier : construisons les rails, construisons le
    > train, construisons la gare.
    >
    > Nous avons le choix entre trois options :
    >
    > - Laisser rouler les choses au risque de se perdre.
    > - Devenir indépendant au risque de s’appauvrir ;
    > - Tenter une autonomie au risque de se faire gruger.
    >
    > Il y a toujours un risque ! C’est là notre douleur et c’est là
    > notre lâcheté. En réalité, je crois qu’il faut reformuler un projet
    > guadeloupéen en toute responsabilité et en toute lucidité.
    >
    > Qu’est-ce à dire,
    >
    > Définir (redéfinir) quelle peut-être notre fonction économique,
    > sociale, politique et culturelle. Et surtout définir (redéfinir)
    > notre relation à la France et à l’Europe pour sortir de
    > l’assistanat (cette mendicité de droit) et de l’infantilisation (ce
    > légitime impôt prélevé par les bailleurs de fonds). Il faut donc
    > commencer par nous définir nous-mêmes en ayant le courage et
    > l’humilité d’éviter les postures victimaires ou héroïques, les
    > positions dogmatiques, les immobilités conservatrices, les impasses
    > de l’idéologie et le suivisme soi-disant moderniste. Cela fait
    > beaucoup de contraintes mais la lucidité est à ce prix.
    >
    > - Nous sommes, le plus souvent, de piètres chefs d’entreprise.
    > - Nous sommes le plus souvent des petits tas d’égoïsmes et au mieux
    > des petites bandes de corporatismes.
    > - Nous sommes, le plus souvent, de mauvais maris, de mauvaises
    > épouses et pour finir de mauvaises familles.
    > - Nous sommes, le plus souvent, une société violente au niveau des
    > individus et au niveau du collectif.
    > - Nous sommes le plus souvent des viveurs au jour le jour, des
    > jouisseurs inconséquents. Toutes les industries du loisir le
    > savent : boite de nuit, sex-shop, déjeuner champêtre, hôtels, Midi-
    > minuit. Etc.
    > - Nous sommes le plus souvent des travailleurs toujours en grève,
    > en congé, en dissidence, en ruse et en laxisme.
    > - Nous sommes le plus souvent abonnés à la seule culture populaire,
    > oublieux de la culture du monde et trop matérialiste pour
    > comprendre qu’un poème, qu’un roman, qu’un tableau, qu’une chanson,
    > qu’une pièce de théâtre, etc. ne sont ni des divertissements ni des
    > exutoires mais des problématiques d’un autre possible de nous et du
    > monde.
    > - Nous sommes le plus souvent une insociété comme on dit une
    > incivilité.
    > Et avec ça toujours empressé de nous comparer à la France comme si
    > le monde entier, les seuls modèles, les repères absolus
    > appartenaient à une France en crise depuis longtemps.
    >
    > Nous regardons de haut la Caraïbe et nous ignorons les Amériques.
    > C’est pourtant selon la formule consacrée notre environnement
    > naturel. Alors que nous sommes si riches de l’argent des autres !
    >
    > Il est de bon ton de dire qu’il ne faut pas diaboliser la
    > Guadeloupe, qu’il ne faut pas se flageller et qu’il faut positiver.
    > Toute critique est assimilé à une trahison ou à du vomi. Posons-
    > nous la question qu’est-ce qui est positivable ?
    >
    > Une jeunesse aux abois !
    > Des citoyens irresponsables !
    > Des personnes âgées de plus en plus isolées !
    > Un nombre grandissant d’exclus !
    > Un pouvoir local sans vision !
    > Des intellectuels bâillonnés par la proximité !
    > Des artistes impécunieux et subventionnés !
    > De grandes messes jubilatoires !
    > Une impuissance économique chronique !
    > Un tourisme impensé !
    > Des rapports de classe et de race viciés par le passé !
    >
    > J’aime la Guadeloupe, mais je crois qu’il faut lui dire ses quatre
    > vérités. Pas de presse capable de conscientiser ! Pas d’émissions
    > éducatives et formatrices ! Une université trop extravertie. Un
    > artisanat désuet. Une langue créole qui fout le camp ! Nous le
    > disons entre nous, en petits comités. Nous le chuchotons mais nous
    > avons honte de le crier en public. Comme dit Franky, c’est la vie
    > en rose ! Césaire l’a écrit : « un paradis absurdement raté ».
    > Maryse Condé l’a craché : la Guadeloupe n’est pas un paradis ! Et
    > nous sommes là plein de rancœurs rancies, pleins de rêves non
    > muris, admirateurs des autres, ébahis devant notre moindre
    > prestation d’humanité, toujours dans la logique du rachat. Ah nos
    > sportifs ! Au nom de quoi, le fait d’être guadeloupéen fait d’un
    > exploit sportif un miracle ? A moins de douter de soi et d’estimer
    > inconsciemment que nous n’avons pas droit à l’excellence.
    >
    > Et c’est la première leçon que je tire d’Obama : le droit au droit
    > à l’excellence.
    >
    > La deuxième étant de casser, de répudier tous les discours qui
    > obstruent l’horizon : la race, konplo a neg sé konplo a chien ! Nou
    > sé neg ! le fandtyou ! Cette moquerie permanente de tous ceux qui
    > tentent, qui osent et même parfois qui font. Etc.… Cette mise en
    > dérision de nous-mêmes !
    >
    > La troisième étant de doter la Guadeloupe d’un vouloir collectif
    > qui transcende les différences, les rancunes, les sottes
    > compétitions, les querelles idéologiques, les xénophobies, les
    > nombrilismes, les chauvinismes à bon marché.
    >
    > La quatrième étant de miser sur l’intelligence, toutes les formes
    > d’intelligence, pour élever le débat au-dessus des querelles de
    > personnes.
    >
    > La cinquième d’assumer notre histoire, toute notre histoire, par
    > nous, pour nous, sans mendoyer une reconnaissance que nous ne nous
    > octroyons pas très souvent. C’est de nous-mêmes, de notre énergie,
    > de notre créativité, de nos talents, de nos forces, de notre
    > rigueur, de notre respect pour nous-mêmes que viendra la
    > reconnaissance et non de telles ou telles victoires plus
    > symboliques que réelles.
    >




  • herve33 29 janvier 2009 22:19

    Ci joint un commentaire paru sur le forum du guide du routard qui illustre que la grève est obligatoire et subie par la plupart des guadeloupéens :

    http://www.routard.com/forum_message/1669641/pas_une_greve_generale_une_gre ve_obligatoire_et_subie_par_la_plupart_des_guadeloupeens.htm


    Quelques pensées, en vrac qui me trottent dans la tête depuis que ce mouvement s’est amorcé. Si le message te parle, Tu peux le diffuser dans ton cercle et au-delà.

    (Traduction en italique pour que tous comprennent mon propos).

    A tous les dirigeants & militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon,

    Vous êtes contradictoires dans vos propos, dans votre essence.
    1) Vous militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une, fondamentale. Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le libre arbitre à l’homme dans le jardin d’Eden.

    Pour qui vous prenez-vous donc ?

    Zo ka di patwon ka pran anployé pou timoun, é zot, ka zo ka fè, lè zo ka fè mwen soti an travay an mwen ? a pa pran mwen pou on timoun sa ???

    (Vous dites que les patrons prennent les employés pour les enfants, mais vous, que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail ? n’est-ce pas me traiter comme un enfant ?)

    Respectez le droit de la libre circulation, libre entreprise, et simplement le droit à la liberté.

    Je ne VEUX PAS faire grève. Je VEUX aller travailler. Vous n’avez pas le DROIT de m’en EMPECHER.

    La liberté des uns, commence, où s’arrête celle des autres.

    Pourquoi me faire sortir de mon entreprise, quand J’AI DECIDE de ne pas soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas. Je n’ai jamais été consultée pour savoir si j’approuvais une seule des 123 revendications.

    2) Vous reniez le gouvernement que vous avez mis en place, vous reniez votre appartenance à une société colonialiste, capitaliste.

    Mais vous leur demandez plus d’aides, 100 millions d’euros ???????

    ‘zo pa enmé améyikin la, mé zo enmé biswi ay.’.

    (‘Vous n’aimez pas l’américain, mais vous aimez ses biscuits’ – proverbe de chez nous)

    3) Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n’est pas le cas chez nous.

    Zo vé bel lari, bel loto, bel kaz, bel, lenj, bel soulyé, bel tout’ bitin. Zo ka bwè chanpagn’, wisky, zo ka finn tout’ lajan a zot pou fété nwel. É on mwa apré, zo ka pléré ba la nasyon pou le POUVOIR D’ACHAT.

    (Vous voulez de belles routes, de belles voitures, de belles maisons, de belles chaussures, de beaux vêtements, toute sorte de belles choses. Vous buvez du champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois plus tard, vous vous plaignez à l’État de votre faible POUVOIR D’ACHAT)

    Soyez crédibles dans vos propos.

    Décembre 2008, est je crois, la période de fin d’année où j’ai vu le plus de voitures à Jarry, dans les centres commerciaux.

    Des caddies pleins à ras bord, une consommation à outrance, poussée à l’excès. Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n’avaient plus d’argent pour faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier.

    Manjé zyanm, pwa di bwa, viann kochon lokal, bwè ji gwozèy é ronm an nou, chanté kantik, ay vizité lévwaz…

    Pa bizen wob a konmen lajan ni ay o kwafè pou ay vwè la fanmi.

    (Mangez des ignames, des pois d’angole, du cochon local, buvez du jus de groseille, du rhum de chez nous, chantez les cantiques, allez chez les voisins…. Pas besoin de robes hors de prix ni d’aller chez le coiffeur pour visiter la famille).

    Apprenons à vivre simplement, et là, nous pourrons parler de pouvoir d’achat.

    Zo ka dépansé komen lajan adan mas’.

    (Vous dépensez des sommes folles dans le Carnaval).

    Lè i pa ni lajan, prémyé bitin ou ka woté, sé le SUPERFLU

    (Quand il n’y a pas d’argent, la première chose qui saute, c’est le superflu)

    A pa Gwada.

    (Sauf en Guadeloupe).

    4) Je me suis cassé le derrière à l’école. J’ai appris, aujourd’hui, j’occupe le poste que je MERITE.

    A pa pon sendika, ni pon rèvandikasyon ki mété mwen la an yé la.

    (Je ne le dois à aucun syndicat, ni à aucune revendication).

    J’ai appris des langues étrangères, au collège, au lycée, comme tout le monde qui va à l’école en Guadeloupe. Mais je n’ai pas considéré ça comme une perte de temps.

    C’est ma ténacité, mon envie de progresser qui m’ont mise là où je suis aujourd’hui. Tout le monde part avec les mêmes cartes dans la vie. Un enfant, c’est une page blanche. (je ne sais plus qui a dit ça).

    Après, il faut avoir envie de faire quelque chose, et s’en donner les moyens. Yes we can, right ?Régulariser les transporteurs clandestins ???

    J’ai sué, j’ai utilisé mon intelligence, mes compétences pour obtenir la capacité de transport. Pourquoi régulariser les personnes qui ne l’ont pas ?

    Dans ce cas, que tout le monde gagne 5000 euros par mois qu’ils aient fait des études ou non, qu’ils aient des compétences ou non, qu’ils soient cadres ou caissières.

    Simplement, La vie, c’est pas ça.

    5) Vous vous ridiculisez aux yeux des ‘blancs’ que vous méprisez tant. Yo ka vinn palé ba zot, yo konnèt sa yo kay di, san li san ayen.

    (Quand ils s’adressent à vous, ils maîtrisent leur sujet, sans avoir les yeux rivés sur une feuille).

    Zo pa fouti fè on diskou san li on papyé.

    (Vous n’êtes pas capable de faire un discours sans LIRE).

    Lè on pawol ka soti an fon a kè, ou pa bizen papyé.

    (Quand des mots viennent du cœur, on n’a pas besoin de LIRE).

    Zo pa krédib. (Vous n’êtes pas crédibles).

    6) Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le revendiquez ouvertement.

    Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ?

    Entre un Blanc ou un Asiatique qui a exactement le profil que je recherche et un Guadeloupéen qui n’est pas compétent ?

    Je choisis sans hésiter ‘l’étranger’ qui travaille bien’.

    Je ne suis pas ‘nèg a tou pri’.

    Je suis noire et fière de l’être mais je reconnais la valeur des gens, comme l’a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son fameux discours, I have a Dream,

    “I have a dream that one day, my children will be judged, not by the color of their skin, but the content of their character”.

    (« J’ai l’espoir qu’un jour, mes enfants seront jugés, non sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité »).

    Je ne me sens pas esclave pour un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d’où je viens mais ce n’est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de la race dans tous les aspects de ma vie.

    Y’a des cons partout et c’est là le seul racisme que je m’autorise : j’aime pas les cons.

    7) Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires. Comment un petit garagiste qui a eu le mérite de vouloir ENTREPRENDRE, pourra-t-il payer ses mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales qui paient ceux qui ne foutent rien), si il n’a pas d’activité justement A CAUSE DE VOTRE GREVE.

    Sa zo pa ka di moun ki ka swiv zot, sé kè jou grèv pa péyé, sof pou réprézantan sindiko. (Vous ne dîtes pas à ceux qui vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux).

    Yo ka swiv zot kon mouton mé a pa zo ké vinn péyé fakti a yo, trèt a la sogwafi ba yo. (Ils vous suivent en bons moutons de panurge, mais ce n’est pas vous qui paierez leurs factures, les traites de la Soguafi).

    Prélèvman si kont a yo pa an grèv. (Les prélèvements sur leurs comptes bancaires ne font pas grève).

    Prèskè tout gwo tèt à sendika gwada ka travay dan le public. (Preque tous les dirigeants des organisations syndicales de chez nous, travaillent dans le public).



    A pa lédukasyon nasyonal ni la sékiyité sosyal ki ké fèmé démen. Travay a yo asiré, lajan a yo asiré. Di yo palé zot des ‘heures de délégation syndicale’. (Ce n’est pas l’Education Nationale, ni la Sécurité Sociale qui mettront la clé sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont assurés. Qu’ils vous parlent des heures de délégation syndicale).

    Mé lé piti, ki tou senplèman sindiké, ki jan yo ké fè ? (Mais les petits, qui sont simplement ‘syndiqués’, comment feront-ils ?)

    Je travaille dans le privé, et après 1 semaine de grève, on voit déjà les dégâts.

    Avec un mouvement qui dure et perdure, nombre de petites entreprises, qui n’ont pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte.

    Et voilà le devenir des ‘petits travailleurs’ que soi disant vous défendez.

    Réfléchi ti bren. Lè zo ka fè on grèv, fèy bien. (Réfléchissez un peu. Quand vous faîtes grève, faîtes-le de façon intelligente).

    Arrêtez de tuer le pays. En fait, vous ne recherchez qu’une chose, l’indépendance.

    Le jour où la France en aura marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations, pour une population toujours en train de pleurnicher parce qu’elle en veut toujours plus, elle s’en ira.

    Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui recherchent le pouvoir.

    Nous avons l’exemple d’Haïti.

    Sé nèg ki ka tchouyé nèg, nèg ki ka fè nèg vwè mizè.

    (Ce sont des noirs qui s’entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs ‘frères’)

    Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd’hui, qui veulent faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux là même qui seront nos Papa Doc, nos Aristide de demain.

    Ce jour là, je vous le dis franchement, AN KA FOUKAN. (Pas besoin de traduction)J’aime mon pays, mais en ce moment, j’ai honte d’être Guadeloupéenne, à cause de certains, qui « parlent en mon nom ». A tous ceux qui pensent comme moi, faites le savoir pour revendiquer un droit élémentaire : LE LIBRE ARBITRE.



  • herve33 29 janvier 2009 21:54

    Tiens on dirait un discours directement sorti de partisans indépendantistes de Guadeloupe .

    Il faut arreter les conneries , on est plus en 1600 , l’esclavage est fini . C’est pas en nous ressortant toutes les horreurs de l’histoire que l’on résoudra les problèmes

    Le problème de la Guadeloupe , c’est qu’il manque un projet commun qui fédère la population , on ne vit pas en ressassant sans cesse l’histoire .




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