Un simple internaute qui s’interesse à l’actualité , qui n’est pas pleinement satisfait des infos que nous fournissent les médias traditionnels . Profession ingénieur electronicien
Sur cette crise , autant prendre l’avis de spécialiste et notamment Paul Jorion qui avait prédit la crise bien avant qu’on en parle .
Comprendre la crise, par Paul Jorion
2 octobre 2008
Pourquoi donc la plupart des gouvernements de la planète s’apprêtent-t-ils à renflouer leurs banques -même si « leurs caisses étaient vides » lorsqu’il s’agissait de financer d’autres dépenses pourtant tout aussi justifiables ? Tout simplement parce que l’ensemble des activités humaines en dépend. Sans circulation monétaire, l’économie s’arrête, la dépression dévaste tout. La finance est en position de prendre les sociétés en otage. Sa capacité de nuisance est incomparable. Cette dangerosité est connue et comprise depuis la crise des années trente. On avait alors décidé de mettre la bête en cage pour l’empêcher de nuire. Durant les trente glorieuses, le système du crédit, la circulation des capitaux, étaient largement encadrés par l’état. La « révolution libérale » a détricoté peu à peu toutes les règles, fait sauter tous les garde-fous. Non seulement l’animal allait jouir d’une liberté retrouvée, mais il allait également bénéficier d’un régime hautement calorique : l’accroissement des inégalités et la masse des capitaux circulants. Un niveau de chômage élevé et persistant - désormais considéré comme naturel ou frictionnel - la menace des délocalisations, la concurrence des pays à bas salaires ont eu pour effet de limer les griffes d’une grande majorité des salariés désormais privés de leur propre capacité de « nuire », c’est-à-dire de défendre leurs intérêts et de préserver l’équilibre indispensable entre les forces sociales. Dans le même temps, l’affaiblissement de la base productive a fait exploser les déficits extérieurs. Résultat ? Moins d’argent d’un côté, de colossales fortunes de l’autre, et entre les deux plateaux de la balance, la finance, chargée de faire prospérer les bas de laines. Il n’a pas fallu bien longtemps pour que la différence de potentiel trouve à s’exprimer. Endettement des ménages d’un coté, rentiers milliardaires de l’autre, mis en relation par l’ingénierie financière dopée par une insatiable demande de placements, encore accrue par les capitaux étrangers. Nous venons d’assister à une expérimentation de physique sociale de gigantesque dimension. Jusqu’où pouvait-on comprimer les revenus du travail et soutenir la demande grâce au crédit tout en dilatant les revenus du capital ? Nous avons la réponse. Jusqu’au jour où la bulle immobilière US a éclaté. Paul Jorion propose ici sa lecture de cette séquence en pointant les similitudes de la situation actuelle avec les années trente et propose de constitutionaliser les principes qui interdiraient le retour de telles crises.
Vous vous trompez lourdement sur le fait que la Révolution n’est pas pour demain . La meilleure preuve est bien la volonté du gouvernement de faire passer en catimini le fichage généralisé des individus qu’est Edwige
Il suffirait d’une étincelle pour que la révolte sociale qui gronde se transforme en tsunami .
Or la crise que nous allons vivre c’est pas une étincelle , c’est jeter des bidons d’essence , et j’aimerai pas etre à la place de ceux qui sont au pouvoir actuellement .
Les sub primes ne sont la cause de la crise actuelle mais uniquement l’élément déclencheur .
Cette crise est avant tout la crise du crédit en général . L’économie américaine et mondiale a été maintenue sous perfusion grace au recours excessif au crédit et divers artifices financiers .
Maintenant les investisseurs doute de capaciter des US à rembourser cette dette abyssale . plus personne n’a confiance à l’économie US . D’autant que cette dette n’a servi qu’à financer 2 guerres et le complexe militaro-industriel US , rien n’a été fait pour développer les investissements et les services .
De ce fait , nous assistons ou allons assister au naufrage de l’économie américaine .
Comme les US est la première puissance mondiale et qu’elle est le moteur de l’économie mondiale , c’est l’économie de la planète qui risque de tomber en panne , et ce n’est pas la Chine et les émergeants qui dépendent entièrement des consommateurs US et européens qui vont nous sauver .
Le gros problème est de savoir comment les citoyens et les politiques vont réagir , soit nous réagissons en remettant à plat tous le système au niveau mondial .
soit chaque pays se recroqueville sur lui-même et ce sera la porte à tous les nationalismes et nous connaissons d’ores et déjà l’issue , la guerre .
soit nous essayons de reconstruire un monde et une économie durable , où chaque citoyen et chaque pays ait sa place .
Il est évident que nous sommes à un carrefour de civilisation et à un moment historique .
"Il est bien évident que la situation où l’Etat devrait rembourser tous les avoirs bancaires n’est pas réaliste "
ce qui n’est pas réaliste un jour , le devient le lendemain .
Nul ne sait où cette crise va nous mener .
La chute des grandes banques américaines étaient complètement irréalistes il y a un an . L’angleterre qui nationalise ces 8 plus grandes banques , c’était irréaliste il y a quinze jours . L’islande qui fait faillite et qui appelle au secours la Russie .
Il est évident que le fait de se précipiter dans les banques ne réglera pas le problème actuel
, car l’argent est dématérialisé et si cette monnaie risque de ne plus valoir grand chose , si nous devons en arriver là .