Je trouve ça curieux moi les gens qui haïssent leurs voisins pour de simples divergences d’opinions. Surtout quand ils se prétendent humaniste au point de vouloir recevoir chez eux tout ce que la terre compte de peuples divers et variés dans leurs formes mais aussi leurs cultures qui leur ont parfois forgé des opinions bien plus inquiétantes que celle du voisin honni...
Heureusement, nous avons de grands auteurs en France. Et sous leur plume, apparait la vérité sur la nature humaine :
« Je connais le plus honnête homme de France. Il se donne un mal ! Il se dépense ! Il est maître d’école à Surcy, à Surcy-sur-Loing. Il est heureux qu’au sacrifice, inépuisable en charité. C’est un saint laïque on peut le dire, même pour sa famille il regarde, pourvu que l’étranger soit secouru, les victimes des oppressions, les persécutés politiques, les martyrs de la Lumière. Il se donne un mal ! Il se dépense ! Pour les paysans qui l’entourent c’est un modèle d’abnégation, d’effort sans cesse vers le bien, vers le mieux de la communauté. Secrétaire à la Mairie, il ne connaît ni dimanche ni fête. Toujours sur la brèche. Et un libre d’esprit s’il en fut, pas haineux pour le curé, respectueux des ferveurs sincères. Faut le voir à la tâche ! Finie l’école… à la Mairie !... en bicyclette et sous la pluie… été comme hiver !... vingt-cinq, trente lettres à répondre !... L’État civil à mettre à jour… Tenir encore trois gros registres… Les examens à faire passer… et les réponses aux Inspecteurs… C’est lui qui fait tout pour le Maire… toutes les réceptions… la paperasse… Et tout ça on peut dire à l’oeil… C’est l’abnégation en personne… Excellent tout dévoué papa, pourtant il prive presque ses enfants pour jamais refuser aux collectes… Secours de ci… au Secours de là… que ça n’en finit vraiment pas… À chaque collecte on le tape… Il est bonnard à tous les coups… Tout son petit argent de poche y passe… Il fume plus depuis quinze ans… Il attend pas que les autres se fendent… Ah ! pardon ! pas lui !... Au sacrifice toujours premier !... C’est pour les héros de la mer Jaune… pour les bridés du Kamtchatka… les bouleversés de la Louisiane… les encampés de la Calédonie… les mutins mormons d’Hanoï… les arménites radicaux de Smyrne… les empalés coptes de Boston… les Polichinels caves d’Ostende… n’importe où pourvu que ça souffre ! Y a toujours des persécutés qui se font sacrifier quelque part sur cette Boue ronde, il attend que ça pour saigner mon brave ami dans son coeur d’or… Il peut plus donner ? Il se démanche ! Il emmerde le Ciel et la Terre pour qu’on extraye son prisonnier, un coolie vert dynamiteur qu’est le bas martyr des nippons… Il peut plus dormir il décolle… Il est partout pour ce petit-là… Il saute à la Préfecture... Il va réveiller sa Loge… Il sort du lit son Vénérable… Il prive sa famille de 35 francs… on peut bien le dire du nécessaire… pour faire qu’un saut à Paris… le temps de relancer un autre preux… qu’est là-bas au fond des bureaux… qu’est tout aussi embrasé que lui question la tyrannie nippone… Ils vont entreprendre une action… Il faudra encore 500 balles… Il faut des tracts !… Il faut ce qu’il faut !… On prendra sur la nourriture… il compte plus ses kilos perdus… Il rentre au bercail… il repasse à l’action… prélude par une série de causeries… qui le font très mal voir des notables… Il va se faire révoquer un jour… Il court à la paille… En classe il souffre pour ne rien dire… Tout de même il est plein d’allusions surtout pendant l’Histoire de France… Il leur fait voir que c’est pas rose aux mômes de la ferme à Bouchut d’être comme ça là, d’ânonner sur les preuves de 4 et 4, 8… et les turpitudes de Louis XVI pendant que peut-être là-bas au Siam y a un innocent qui expire dans les culs de basses fosses à nippons !... que c’est la pitié de notre époque… la jemenfouterie du coeur humain… Il en pousse des sacrés soupirs, que toute la classe est malheureuse… Il se relance dans les démarches… Il demande audience au préfet… lui plutôt timide de nature… Il l’engueule presque à propos de son petit coolie… qu’est là-bas tout seul et qui souffre dessous 400 millions de chinois… Il sort tout en ébullition… excédé… hurlant aux couloirs… ça lui fait un drôle de scandale. Je l’ai rencontré, c’était en Mai, au coin de la rue de Lille et de Grenelle, il ressortait encore d’une démarche auprès de l’Ambassade des Soviets, toujours à propos de son nippon… Il avait tapé pour venir, pour faire les soixante pélos, deux commerçants de son village. Savoir comment ça finirait ! où l’emporterait sa passion !... On peut pas dire qu’il est juif, Bergougnot Jules il s’appelle, sa mère Marie Mercadier. Je les connais depuis toujours. Il est en confiance avec moi. Je peux en avoir avec lui. C’est un honnête homme. — Dis donc, que je lui dis, un peu Jules… Tu veux pas me rendre un service ?... — Ça dépend qu’il me fait… Je me méfie !... Avec les gens que tu fréquentes !... Enfin ça va, dis toujours… — C’est pour Trémoussel qu’est mouillé… Tu sais ? “la Glotte” ? Il s’est fait faire… Il est pas bien avec les flics… Il a manifesté à Stains… Il a cassé un réverbère… — Tant pis pour lui, c’est un salaud !... — Pourquoi tu dis ça ? — Je le connais !... On a été grives ensemble… On a fait trois ans au 22… J’ai jamais pu l’encaisser… Il est pas parti à la guerre ? — Non il est trépané de l’autre… — Y en a des trépanés qui retournent… — Oui mais pas lui, il se trouve mal, il a des crises… — Il se trouve pas mal pour faire le con !... — Mais c’est pour les juifs qu’il milite !... C’est pour eux qui s’est fait poirer, c’est pour l’assassin de l’ambassade… — Ça fait rien c’est une vache quand même !... — Pourquoi que tu lui en veux comme ça ?... C’est bien la première fois, dis, Jules que je te vois haineux pareillement… et quelqu’un qu’est dans tes idées… qui souffre aussi pour la cause… — C’est vrai dis donc t’as raison… Je peux pas le blairer le Trémoussel !... On était camarades de lit… C’est pas un méchant garçon… mais il a quelque chose d’impossible… Jules il est foncièrement honnête et consciencieux et tout scrupules… ça le chiffonnait ma remarque… Il fit encore un effort. — Eh bien tu vois au fond je vais te dire… Trémoussel je le connais bien !... ça doit être ça qui m’empêche… J’ai vécu trois ans côte à côte… les autres je les ai jamais regardés… je les connais pas pour ainsi dire… Et puis, tiens, je vais te dire toi grande gueule ! maintenant que je te regarde un petit peu… T’es pas beau ma saloperie ! T’es encore plus infect que l’autre… Ah ! Dis donc taille que je te revoie plus !... J’ai des relations moi tu sais !... Je te la ferai remuer, moi, ta sale fraise !... Je voulais pas envenimer les choses… Je voulais pas d’esclandres dans la rue… surtout à ce moment-là… Je suis parti par la rue du Bac… Il a pris le faubourg Saint-Germain… Je l’ai jamais revu Jules… C’était un parfait honnête homme, il se dépensait sans compter. Il se donnait un mal, un souci ! Jamais vu pareil apôtre pour les choses qui le regardaient pas. »
C’est très gentil de votre part mais nous n’en ferons rien, cette Dame a toute sa place dans le Front Républicain si cher à tous ceux qui n’ont pas la capacité à voir plus loin que le bout de leur nez.
Là ou elle m’a épaté, c’est en dévoilant, en prenant l’exemple du Liban, le grand projet de ses Maîtres concernant la balkanisation des nations pour ne plus avoir aucune force d’opposition conséquente à la gouvernance globale.
Le plus gênant, c’est qu’il ne sont pas tenus d’afficher clairement leur appartenance aux loges maçonniques. Je sais depuis un moment que l’éducation nationale est un véritable nid de maçon. Et en discutant récemment avec un retraité des Postes, j’ai appris que là aussi, les frères la truelle étaient légion. Il m’a même exposé les tracasseries que celà représentait dans la gestion du personnel quand un supérieur hiérarchique des Postes était d’un degrès moindre en maçonnerie....et j’imagine qu’il en est de même dans toutes administrations.