Pour ceux qui cherchent à suivre le Christ l’amour est bien sûr à mettre au premier plan, mais là je parlais des principales différences entre avant et après Vatican II. L’amour n’ayant pas été abordé comme faisant parti des principaux sujets du concile (d’autres conciles l’ont fait), je ne crois pas qu’il soit pertinent d’en parler.
ComteNicolas, votre article est très intéressant et très lucide, et vous osez dire certaines choses que même certaines personnes d’Eglise n’osent pas reconnaître, notamment en ce qui concerne le concile Vatican II. Cela dit, j’aimerais mettre au point certaines choses. Tout d’abord, vous dîtes que vous êtes en désaccord sur certains dogmes avec l’Eglise. De deux chose l’une : ou bien vous n’êtes pas d’accord parce que vous avez du mal à saisir pleinement le sens de certains dogmes, dans ce cas je vous invite vivement à approfondir le sujet et à vous faire conseiller pour vous aider. Ou bien vous êtes en désaccord au point de dire que ce que dit l’Eglise est faux, dans ce cas (je ne veux pas vous offenser, mais n’ayons pas peur des mots) vous êtes un hérétique, au même titre que les protestants. De plus vous remarquez le rôle « rassembleur » de la religion pour les civilisations. Mais si vous êtes catholique, j’espère que ce rôle n’est pas pour le principale intérêt de votre religion car vous feriez preuve d’un relativisme inquiétant !
Je partage votre constat sur les évènements qui ont suivi le concile Vatican II dans certains pays occidentaux, notamment ceux de langue française et hollandaise : perte dramatique de la Foi, desertation rapide des églises, relativisme débridé, montée des extrêmismes (« progressistes » ou « intégristes », même si il est délicat de catégoriser de cette façon les personnes). En revanche je n’ai pas du tout la même interprétation que vous en ce qui concerne la cause. Vous dîtes que c’est le concile Vatican II. Moi je dis que c’est l’interprétation qui en est faite, cet « esprit du concile », qui correspondait à la vision de certains ecclésiastiques et qui s’est malheureusement imposée, alors que les textes originaux du concile étaient inaccessibles. Pour preuve : Vous dîtes que certains catholiques ont été dérouté par l’absence de latin. Or que dit le concile Vatican II ? Que le latin reste la langue de l’Eglise et de la liturgie, et que la langue vernaculaire, à titre d’exception, peut être présente pendant la messe. Certains disent que le concile voulait amener l’Eglise au mariage des prêtres et à l’ordination des femmes. Or les textes du concile au contraire insiste sur l’intéret du célibat des prêtres et ne parlent pas de l’ordinnation des femmes. Sur la liturgie, la doctrine, c’est partout pareil. Et pour couronner le tout, vous pouvez constater que presque aucun curé français ne respecte le missel (contrairement aux « tradis », au passage), mais ce contente d’une interprétation abusive, vidant de son sens le concile, la messe, la vie chrétienne en général. Non, le concile n’est pas fautif de la perte de vitesse de l’Eglise en France. Il faudrait juste commencer à l’appliquer. Sources : http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/index_fr.htm (les textes du concile, en français)