> « L’oeuvre artistique en elle même se caractèrise par sa finalité intrinséque d’achévement parfait une fois créée. Elle ne sert ensuite à rien d’autre. »
C’est un avis effectivement répandu, moi je pense que pour une grande part c’est une façon de vivre l’art qui s’est imposé dans nos mœurs, mais qui intrinséquement n’a pas de raison d’être. Je me sens très proche des idées de John Perry Barlow [1].
Ceci étant dit, même si je ne suis pas d’accord sur ce point, vous noterez que j’ai pointé vers un document très fouillé (et que j’ai évidemment lu, mais aussi relu) qui ne contredit pas votre point de vue sur la question.
Quand on fait du logiciel libre à moitié, c’est-à-dire qu’on distribue sous licence libre mais qu’on ne profite pas des opportunités du bazar [1], alors dans une très large majorité des cas ça ne marche pas. Certains pensent (et j’en fais parti) que c’est pour ça qu’il n’y a pour l’instant que peu de grand succès en dehors du logiciel libre, d’autres pensent qu’il existerait une différence fondamentale entre les œuvres logicielle et d’art. Ceux qui entrent dans cette deuxième catégorie ont largement réfléchi à des modèles économiques alternatifs :
Je rappelle que la quadrature du net qui a suivi ce dossier depuis le début a lancé un appel à réactions : contacter son député, réitérer l’action de blackout des sites qui a eu lieu en Nouvelle Zélande (et qui a abouti à l’abandon du projet de loi équivalent)… :
Avoir foi dans l’origine divine de l’ordre des choses n’a ni à être loué ni à être raillé, mais l’intelligent design (1) va bien plus loin en cherchant à imposer l’idée que l’existence d’un dieu unique est démontrable. Toutes ces preuves qui n’en ont que le nom peuvent se résumer ainsi : « pourquoi quelquechose plutôt que rien ? Dieu ! ». Ça peut aller de l’existence même de l’Univers jusqu’à l’existence de l’Homo sapiens sapiens.
Le procédé est contestable à la base : ce n’est pas parce qu’on n’a pas trouvé de théorie satisfaisante pour l’instant que cela implique qu’elle n’existe pas. Mais comme il y a toujours le risque qu’une mauvaise âme finisse par expliquer le phénomène sans avoir recours à l’hypothèse d’un dieu unique, certains dérapent : ils interdisent l’enseignement de ces explications (aux É.-U ; c’est une réalité dans certains états pour la sélection naturelle) et veulent empêcher la recherche (qui pourrait parfaire l’explication ou en trouver une nouvelle sans les défauts de la précédente). Même si en agissant ainsi ils montrent à tous qu’ils doutent eux-même de la solidité de leur « preuve » ! Bref l’obscurantisme peut suivre de près ces tentatives de démonstration.
À partir du moment où on prétend que l’existence de Dieu est démontrée, on peut nier à tous ses contradicteurs le droit de faire appel à la raison, ceux-ci n’en étant pas doté puisqu’ils ne reconnaissent pas cette preuve… Cet incroyable tour de passe-passe, j’en ai déjà été victime de la part d’évangélistes.