Jacques-Robert SIMON : Chimiste, Chercheur au CNRS, Professeur à l'Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la ville de Paris (ESPCI). Devenu auto-entrepreneur afin d'éditer des textes scientifiques en Français et des commentaires politiques sans a priori militant.
« La Science sert à modéliser » : c’est exact, « donc à prédire » : ce n’est que partiellement exact. Elle sert d’abord à comprendre, puis, éventuellement, à prédire, mais ce n’est pas son objet principal. Je suis d’accord que la Science ne donne qu’une vue partielle de la réalité, mais elle n’est pas partiale. La Science se définit effectivement comme devant être universelle, c’est une hypothèse de travail donc si l’on veut une idéologie. Les scientistes ont-ils pris le pouvoir ?? Dans les domaines purement scientifiques, il y a effectivement des tentatives dans ce sens. En politique et en économie, c’est exact.
Cher M. Bernard Conte, Vos analyses et vos conclusions sont incontournables. Pour qu’elles soient mises en oeuvre, il faudrait que les hommes politiques se préoccupent de les promouvoir et les expliquent dans l’ensemble des médias disponibles. Ceci n’est pas gagné. La démocratie nécessite d’être élu pour avoir le pouvoir, et nos dirigeants ont si peu confiance dans le « peuple » qu’ils semblent penser que lui dire la vérité n’est guère possible si l’on veut être élu.
Je reconnais que si l’idéologie donne elle même sa définition de « bien » et de « mal », elle ne peut pas se tromper, comme vous le soulignez. Cependant, définir « bien » et « mal » comme des absolus a-t-il un sens ? Si ceci n’a aucun sens, l’idéologie se trompe là encore.
Comme tous les propos généraux, l’application à un cas particulier doit se faire avec circonspection. On peut débattre de la laïcité, mais c’est, je crois, un autre aspect du problème.