Tout d’abord, pardonnez le délai de ma réponse, vacances obligent.
Ensuite, merci pour vos bons mots. Votre savoir-vivre, votre retenue et votre bon sens démontrent de façon éclatante les tactiques habituelles de l’extrême-gauche lorsqu’il s’agit de débattre.
En terminant, je vais sans doute vous décevoir en ne répondant même pas à votre diatribe incohérente et teintée d’une agressivité maladive. Je me contentais de donner mon opinion sur le billet en question. Vous tentez, maladroitement, de « déconstruire » chacune de mes phrases.
Je n’écrivais pas une thèse, je critiquais le billet. Vous y voyez un procès, une attaque. Et moi, je donnais mon avis, c’est tout.
Ce qui vous a profondément choqué, je crois, c’est que j’ose affirmer que vos modèles sont, eux, des ordures. Difficile à avaler, j’en conviens. Accepter qu’un Castro ait pu faire fusiller plus de 15 000 personnes durant son régime, qu’il soit un admirateur invétéré d’Hitler, et qu’il soit l’idole de Chavez, donne une certaine odeur de poubelle à vos convictions profondes.
Je comprends donc votre frustration. Vous pouvez encore changer d’avis.
L’auteur, outre le fait de noter de fausses inexactitudes dans tout ce qu’il lit, ne prouve pas grand chose lui-même. Il s’égosille, crie mensonge, mais ne sait, au fond, vraiment rien.
Il réfute même l’irréfutable : les denrées se font sporadiquement rares au Venezuela. Crier mensonge ne remplit pas un estomac. Alors ce billet n’a certainement pas d’autres vertus que de prouver un point : il y a toujours des gens pour défendre les dictateurs, qu’ils soient confirmés ou en gestation.
Beaucoup de gens, de la même espèce que l’auteur au fond, défendent encore Bush, malgré les faits accablants. Alors, avec la feuille de route de Chavez, comment peut-on encore ne pas s’inquiéter, au moins ?
L’auteur fait partie d’une association française de soutien à Cuba, Cuba Si France. Organisme paradoxal s’il en est un. Cet organisme fait l’apologie de Cuba et du régime Castriste, mais, en même temps, se présente comme un organisme humanitaire ??? Un exemple (extrait de leur site) :
« Cette réalisation permettra à l’école de bénéficier d’un outil pédagogique essentiel à l’éducation, à son développement et améliorera la qualité nutritive des repas dans les écoles de toute la région de Sancti Spiritus »
Me permettez-vous de rire (même si c’est triste à mourir) ? Fidel ne sait pas nourrir les enfants au pays de la magie communiste ? Comme c’est atroce !
Je suis allé à Cuba, j’ai visité des « écoles » (bâtiments sans pupitres, sans planchers et sans eau). J’ai visité des « agriculteurs » (trois bananiers et un cocotier).
Ce « paradis », que Chavez leur prépare à l’aide des « blueprints » de son ami Fidel, je suis certain que les Venezueliens n’en veulent pas.
À voir la hargne avec laquelle l’auteur défend Chavez ici, on est en droit de se demander à quoi riment ses intentions.
Duquenal défend une liberté qui disparaît rapidement. Vous défendez quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui détrousse un pays que vous ne semblez pas connaître.
Je connais personnellement des exilés du Venezuela, qui savent ce que Chavez prépare. Et ils sont tristes, et inquiets. Ils parlent à leur famille là-bas et savent, eux, que la liberté est en voie d’extinction. Sans compter que la sécurité, qui n’a jamais été grande, est maintenant incertaine, corruption et pauvreté obligent.
Votre diatribe sert quelle cause, au juste ? Le marxisme ? Le communisme ? Le Castrisme ?
À l’auteur : ne laissez pas tomber votre résistance.
Les dictateurs, pour une raison qui échappe à bien du monde, ont bonne presse en France, chez une gauche qui est désorganisée au point de ne pouvoir élire un vrai chef. Peut-être rêve-t-elle elle-même d’un Chavez pour son pays ? Qui sait...
Mais votre combat est louable et tous ceux qui tenteront de vous convaincre que VOTRE réalité n’est pas la réalité sont des fumistes. Bien à l’abri de leurs petits salons de thé, ils vous fustigent, ils vous disent que vous n’avez pas raison de ressentir l’oppression et la dégradation de vos conditions de vie.
Donc, mon choix est évident, vous, cher monsieur, avez raison, et ils ont terriblement tort.
Ce billet me semble un brin négatif et frise la caricature, sans compter cet éternel auto-flagellation dont nous seuls, Occidentaux, avons le secret.
Il existe, particulièrement dans la basse côte-nord et dans certaines régions près de l’Outaouais des groupes d’autochtones ayant choisi un compromis entre les traditions et l’inévitable modernité. Ces groupes ont donc choisis de s’intégrer, en fondant des compagnies, en vendant une expertise, par exemple, en foresterie ou en construction. Il est donc possible, pour répondre à certains intervenants ici, de s’intégrer pour eux, et certains le font, avec un succès intéressant, tout à l’honneur de leur communauté.
Les beaux discours de Ghislain Picard ne recèlent qu’une seule revendication : de l’argent, rien d’autre. L’autonomie, le respect et toutes ces fariboles ne sont que des écrans de fumée.
Tenter, sans cesse, d’expliquer la « misérabilité » de certains groupes ou certaines personnes par des éléments extérieurs au problème est, aussi, une certaine forme d’exclusion et de refus d’égalité : on leur refuse le droit de vivre dans notre société à armes égales, on les dorlottent, on paient tout, on les handicapent.
Alors, je réponds OUI : il faut qu’ils cessent de vivre dans ces réserves. OUI : il faut qu’ils cessent d’être exclus. DONC : ils devraient être traités comme tous les autres. Rien de plus simple, cessons de les traiter comme un classe « spéciale » et laissons-les se débrouiller.