Retraité, J'ai débuté dans l'industrie en autodidacte, comme ouvrier puis employé de bureau, technicien, chef de fabrication, directeur. J'ai ensuite mené de front le consulting et la formation : maître de conférence associé.
Je m'interesse à de nombreuses choses : l'économie et l'industrie qui ont fait ma vie et l'histoire,la litérature et l'archéologie qui ont aidé au reste.
Vous affichez un mépris total pour les « vieux » ! Quand à l’esprit de 68 voila du vécu (mais je ne suis qu’un vieux vous ne me croirez donc pas). Le 2 mai 68 j’ai été embauché dans une usine avec un peu de rallonge par rapport à mon emploi précédent. Le 13 mai à 8h, rassemblement de tout le personnel dans la cour. Sur le perron des bureaux le directeur et les deux délégués syndicaux. - le directeur : « Nous ne ferons pas de lockout » ! - le délégué CGT : « c’est une histoire de petits bourges parigots ! Nous ne ferons pas grêve ! » - le délégué CFDT : « d’accord avec mon collégue, c’est pas des p’tits cons d’étudiants qui vont nous dire quoi faire ! » Nous avons regagné nos postes de travail et a midi nous sommes sortis pour manger. A 13h30 surprise ! Sur la grille cadenassée une pancarte : « Des membres du personnel de la SNCF circulent dans la ville équipés de barres à mine pour casser les voitures. n’étant pas en mesure d’assurer votre sécurité nous avons décidé de fermer l’usine. » Le lendemain le journal local annonçait que notre usine « avait rejoint la grêve » . Le 23 mai, - l’activité reprenait. - On me notifiait mon licenciement pour « période d’essai non réussie » IL ETAIT BEAU L’ESPRIT DE 68
Un fils d’ouvrier d’origine française n’était pas mieux perçu qu’un fils d’émigré italien. Il suffisait de voir le notes et les moyennes quelque soit la qualité du travail. Dans mon coin des Vosges il y avait les ouvriers de chez Boussac, les maçons italiens venus dans l’entre-deux guerres (pour reconstruire : on avait été dans la zone de tranchée) et les carriers italiens (il y a encore de carrières de granit)
Les Italiens se sont bien intégrés, par exemple deux de mes soeurs ont épousé desfils d’immigrés italiens. Mais les deux corporations ne pouvaient pas s’entendre. et les deux beaux frères se détestaient cordialement...
En ce qui concerne les maghébins, j’ai travaillé avec un assez grand nombre d’entre eux.(peut être 1000 ou plus) . L’intégration a fonctionné grace à l’emploi. Mais quand on a commencé le regroupement familial la situation a commencé à dégénérer. Cette pèriode a coincidé avec le début du chomage de masses..
C’était un petit ajout à un article fort interessant et je confirme que l’intégration demandait des efforts.