Bravo pour les citations, mais j’en viens à votre argument. Vous dites :
Que le protectionnisme qui a suivi a accru les conséquences de la crise, qu’il s’est aussi matérialisé par un renforcement des nationalismes et qu’il a conduit à la guerre.
Il me semble que c’est un raccourci historique plutôt peremptoire et assez contestable.
Je ne suis pas historien. Cependant, il me semble qu’il entre en jeu la situation de l’Allemagne après la première guerre mondiale, la montée de fascisme, Hitler, l’antisémitisme, etc.
Résumer les causes de la seconde guerre mondiale à des raisons économiques ne me semble pas faire état d’un certain nombre de paramètres essentiels.
D’ailleurs, vous dites bien que le protectionnisme en l’occurrence matérialise le nationalisme, diriez-vous qu’il le génère (sans doute pas), qu’il l’accentue ? Ou qu’il en est juste une conséquence ?
Je laisserai le soin à des historiens plus chevronnés d’entrer dans un débat plus circonstancié.
Quant au lien direct que vous faites entre protectionnisme et nationalisme, il ne me semble pas aller de soi. J’ai souvenir, dans mon enfance (fin 70 début 80), d’un slogan qui passait à la télé pour inciter à consommer français. Il ne me semble pas qu’on avait pour autant vu fleurir des drapeaux bleu-blanc-rouge aux balcons...
Une qui te donne l’heure exacte et c’est la moindre des choses vu la thune qu’elle t’a coûtée. Une qui chaque seconde te dit que t’as cinquante ans, qui à chaque tic t’éloigne de l’enfance, à chaque tac te rapproche du tombeau. Qui te rappelle que môme, c’était peut-être pas ça que tu voulais, avoir.
On te sourit à la banque, on te sourit au conseil d’administration, on te sourit pendant des heures en réunion. Elle aussi, elle te sourit mais chaque instant tu te demandes si, tic, c’est pour autre chose que ton fric que son coeur bat, tac. Littéralement, ça te ruine de l’intérieur.
T’as 50 ans, t’as une Rolex : t’as réussi ta vie, c’est quoi ces conneries ?
Plus tard, dans ton cercueil, la montre à ton poignet continuera à donner l’heure exacte sans doute encore pendant plusieurs années. Et c’est bien la moindre des choses, vu la thune qu’elle t’a coûtée. (*)
Je comprends mal ce discours toujours si catastrophique à propos de la dette.
La dette de la France est bien inférieure à celle des Etats-Unis, du Japon, dans la moyenne des pays européens...
Ce qui est certain, c’est que ce discours vise souvent (en ici en l’occurrence) à donner un point d’appui aux thèses néo-libérales : diminution des salaires, diminution des prestations sociales, diminution de l’Etat.
Comme dit plus haut, on pourrait aussi supprimer la dette si on redonnait le pouvoir aux Etats de dévaluer (ce qui, certes, est une idée hétérodoxe...)
Bref, l’article est dans la ligne d’une vision orthodoxe de l’économie.
Ce qui me semble ennuyeux, c’est que ladite vision en a pris un coup...
Certains peuvent prétendre que c’est parce qu’on n’a pas appliqué les principes orthodoxes avec assez de rigueur.
L’argument me paraît faible.