« Par contre je trouve que son interdiction est un acte islamophobe politiquement correct. »
Vous êtes trop péremptoire. Entre l’interdiction et l’islamophobie, il existe tout un éventail de jugements, de postures, de sentiments sur lesquels vous devriez vous arrêter un peu au lieu d’être aussi catégorique.
Par exemple, me concernant, je suis contre le port de ce vêtement atroce qu’est la burqa. Suis-je un odieux islamophobe pour autant ? Non. Car je réclame en même temps la disparition, dans l’espace public, de toute tenue religieuse de cet ordre : la coiffe de la nonne, la soutane du curé, la kippa du juif, le turban du sikh, etc.
Aussi, prôner la suppression de la burqa peut entrer dans une démarche purement tolérante et républicaine. Le raisonnement est simple : vous, les croyants, vous avez le droit d’agir comme bon vous semble chez vous et dans votre lieu de culte, mais dès que vous vous retrouvez dehors, c’est-à-dire dans cet espace public qui sert de lieu de vie à la totalité de la population, vous n’avez plus le statut ou l’étiquette habituelle que vous octroie votre religion. Vous devenez un CITOYEN COMME TOUT LE MONDE !
LeGus : « Et oui, comme je le répète inlassablement, ce n’est rien d’autre qu’un terrain de jeu pour le racisme politiquement correct. »
Ben oui, LeGus, quelqu’un qui est contre le port de la burqa est forcément un raciste, un xénophobe, une islamophobe, etc. Votre sens de la nuance est en tout point remarquable, Monsieur.
La phrase que vous avez citée est avant tout une pique humoristique plutôt qu’une affirmation se voulant réfléchie et constructive. Comment quelqu’un d’aussi pertinent que vous ne s’en est-il pas aperçu ?
Un sujet comme celui-ci mériterait d’être traité d’une manière plus rigoureuse, mature et documentée que cette succession sentimentaliste de lapalissades digne d’un numéro du Nouveau Détective.