Omar , (2) Les dirigeants Arabes , doivent laisser les historiens des pays Arabes faire leur travail , celui de relater les événements de la province de Palestine , tels qu’ils se sont déroulés , pendant ,les colonisations , des Mamelouks, des Ottomans et du mandat Britannique. Cela ouvrira les yeux , des masse arabes , au lieu de rester sur des contes inventés, et qui ne tiennent pas debout, devant les faits historiques. Et s’ils sont courageux, Ils doivent expliquer les motifs du refus par les Etats Arabes du partage de ce qui restait de la Palestine , suivant la Résolution 181, des Nations Unies de novembre 1947.
Aujourd’hui de plus en plus des bouches s’ouvrent pour dire la vérité. Non pas pour approuver Israël , ni être d’accord avec sa politique, mais seulement de dire la vérité, sur la genèse du conflit. Après l’intellectuel , palestinien et ancien président de l’université Al-Quds, — la seule université arabe de Jérusalem— Sari Nusseibeh. , Un intellectuel égyptien le rejoint dans son analyse.
<< Je crois — et cela ne représente peut-être que ma propre opinion — que l’erreur historique concernant la cause palestinienne depuis 1948 est le rejet du Plan de partage par les Arabes. C’est mon opinion . Ce fut le début du désastre. Si les Arabes avaient accepté , le Plan de partage en 1948, le problème palestinien n’existerait pas aujourd’hui. Un Etat palestinien , la solution à deux Etats , était incarnée dans cette résolution. Aujourd’hui , après plusieurs décennies , nous nous efforçons de parvenir à cette solution, cette résolution , et si nous y arrivons , ce sera une chose extraordinaire. Malheureusement , nous avons manqué cette chance , et aujourd’hui , c’est beaucoup plus difficile >> ( Oussama Ghazali Harb , homme politique et chercheur en géopolitique, égyptien , lors d’une interview en 2016)
@OMAR Mon cher @Omar, Israël , n’est pas un pays peuplé d’anges , il a aussi ses démons ses fanatiques religieux , son extrême droite , sa droite , ses anarchistes, son extrême gauche , ses pacifiques et ses pacifistes etc. Mais c’est un pays démocratique , avec un système électoral , le plus pourri , de mon point de vue, la proportionnelle intégrale. Un Premier ministre ne tient qu’a un fil, étant donné sa marge de manoeuvre. Et les dirigeants arabes, par leurs discours et leurs fanfaronnades ne lui facilitent la tâche. Il est obligé de se montrer dur , sinon sa coalition vole en éclats.
Ce qu’avait compris , le président Sadate . Avant son arrivée en Israël, 84% des israéliens , étaient contre la restitution du Sinaï , après sa visite , plus de 80% étaient pour. Vous voyez que lorsqu’il y a un interlocuteur sérieux , Israël fait des concessions. En revanche le syrien , Hafez al-Assad, ne voulait pas de discussions de paix avec Israël . Ii voulait récupérer le Golan , par la force, il n’a rien gagné. Et le Goan est toujours israélien.
Quand aux palestiniens , hélas , ils n’ont pas de personnels politiques , compétents et pragmatiques. De ce fait ils optent , pour des solutions qui vont à l’encontre de leur peuple. Juste quelques prises de positions des dirigeants palestiniens qui montrent leur manque de maturité. politique. En septembre , 1970 , ils se révoltent , contre le roi Hussein de Jordanie , qui les a accueillis et se font massacrer et sont obligés de fuir vers le Liban. Au Liban, ils deviennent , presque un Etat dans l’Etat , et massacre des chrétiens à Damour et se font massacrer à leur tour par les phalangistes , et a cause d’eux , la guerre civile débute. Prise de position en faveur de Saddam Hussein et expulsion de plus de 250 000 palestiniens du Koweït etc.
La chaîne LCP , dans son excellente émission « DEBATDOC » sur Anouar EL-Sadate : Mort pour la paix , un de ses porte-parole , Murzi Saad El-Din dit ceci :
<< Ce qui manque aux dirigeants arabes , c’est qu’ils ne sont pas des visionnaires, ils ne voient pas le futur , ce ne sont pas de bons politiciens. Ils ne sont pas assez matures, pour prendre des décisions au bon moments. Prenez par exemple les Palestiniens , combien d’occasions manquées . Ces occasions manquées , viennent de leur manque de maturité, de leur position du tout ou rien . Lerésultat , c’est qu’ils n’ont rien >> ( Déjà en 1965, le grand homme d’Etat , tunisien , Habib Bourguiba , lors de sa visite a Jéricho , avait conseillé aux palestiniens, d’opter pour la politique des petits pas , au lieu de tout rejeté. )
Les dirigeants Arabes , par manque de clairvoyance, de pragmatisme et de vision, lors de la « Résolution 181 », du 29 novembre 1947 du partage de ce qui reste de la province de la Palestine , (après la création par les britanniques du royaume de Transjordanie) précisait , Un Etat juif , un Etat Arabe et un corpus séparatum pour Jérusalem. Les dirigeants Arabes ( les palestiniens n’avaient pas droit au chapitre , puisqu’il n’existait pas d’Etat palestinien ) ont refusé ce partage .
Sari Nusseibeh , grand intellectuel palestinien, parmi les fondateurs de l’université Al-Qods à Jérusalem déclare « Nous Palestiniens aurions dû faire la paix avec Israël dès le départ et acceptés , le plan de partage des Nations Unis de 1947 ». Après 4 guerres , des victimes de part et d’autres , les dirigeants Arabes , veulent revenir au Plan de partage de 1947 et aux lignes d’armistice de 1967. ( Une ligne d’armistice , n’est pas une frontière, mais une cessation des hostilités. ) Une frontière ça se négocie et ça se définie entre Etats existants.
Pour paraphraser François Mauriac , au sujet de l’Allemagne « J’aime tellement l’Allemagne que je suis ravi , qu’il y en ait deux »
Je constate , que certains pays de la région aiment tellement la « Palestine » que chacun , voudrait en avoir « une ».
Au lieu de se réjouir de ce pas important , qui peut déboucher sur un règlement du conflit , par le poids économique des Emirats arabes unis et Bahrein . qui dans un monde où l’économie prime , ces pays peuvent peser bien plus , que les discours et les fanfaronnades, depuis des décennies. sans résultat. Certains comme toujours cherchent à ce que le conflit perdure. Les Palestiniens pour eux , ne sont que des pions pour leur politique interne.
Mêmes , l’Iran et la Turquie , s’y mêlent . Le premier occupe des capitales Arabes et envoie ses milices , massacrer des populations innocentes , dans des pays arabes sans parler de la répression à l’encontre des arabes de la ville Ahwaz province du Khuzestan. C’est Shirin Ebadi , prix nobel de la Paix en 2003, qui avait écrit au Haut-Commissaire aux Droits de l’homme : « Un groupe d’iraniens sunnites arabophones , ont manifesté leur détresse à travers des manifestations pacifiques. Malheureusement , ils ont été violemment réprimés par le gouvernement ». Comme les destructions et les expulsions arbitraires.
Le second , oublie , qu’il a colonisé , le monde arabe , pendant plus de quatre siècles ( excepté le Maroc) sans s’intéresser à la province de la Palestine ni a ses habitants. Cette colonisation , reste encore vive dans toutes les mémoires. du monde Arabe. Le sultan fait beaucoup de gesticulations et discours , comme ceux contre la Grèce , mais , retournera à la « négociation ». Et la négociation , et le chemin suivi par les Emirats et Bahrein.
Il faut rappeler , que le président Giscard d’Estaing a sa part de responsabilité en hébergeant , l’ayatollah Khomeiny. Comme celle du grand philosophe français Michel Foucault , qui chantait les louanges du régime, sans savoir qu’entant qu’homosexuel , il aurait était exécuté, s’il avait eu la mauvaise idée , de vivre quelques mois dans le pays des mollahs.
Pour ceux qui connaissent la réalité du régime criminel des mollahs , il faut rappeler , au« Cri des peuples » le paillasson du régime , le massacre du Parti communiste , le Toudeh dès la prise du pouvoir par Khomeiny . Bien que le Toudeh ait contribué à la chute du Chah.
1)Le régime de Khomeiny, avait accusé immédiatement le Toudeh de trahison et d’espionnage et 2000 , dirigeants et cadres sont arrêtés , certains sont exécutés sans procès d’autres jugés a la stalinienne, c-à-d , avec diffusion télévisée des « aveux » et notamment de son leader Nourredine Kianouri avec d’autres dirigeants du Comité Central. A ces responsables politiques il faut ajouter plusieurs centaines milliers de simples , adhérents et militants , pourchassés, emprisonnés puis tués.
2)L’autre massacre par le régime criminel des mollahs , est celui de l’année 1988. juste après la fin de la guerre contre l’Irak , le régime criminel a mis à mort des milliers de prisonniers politiques. Des commissions de la mort composées de quelques juges , ont rejugés les détenus , qui avaient déjà été condamnés et qui purgeaient leur peine. A l’époque , même l’ayatollah Montazeri , qui était le successeur désigné de Khomeiny, s’était révolté contre ces jugements expéditifs. On décompte , plus de 30 000 exécutés , par le régime des mollahs. En 2019, Amnesty International , avait publié un rapport , sur le carnage de 1988, par le régime criminel des mollahs, selon , cette ONG, le régime criminel des mollah est confronté à une crise d« impunité » et de l’absence de responsabilité pour les exécutions et les disparitions de 1988.