Tout ceci montre bien que derrière le discours prétendant aider le peuple cubain de ses dirigeants, il y a un mépris pour le peuple cubain ( et tous les peuples en général) qui préexistait d’ailleurs à la Révolution cubaine.
Rien que pour dénoncer Cuba, les Etats-unis sont prêts à assassiner son peuple, pour mieux l’asservir suivant d’ailleurs la fameuse doctrine Monroe.
Et il y en a pour cautionner ce crime : bravo messieurs, si un Cubin vous lit, il saura ce qu’il peur attendre de ses amis du « Monde libre », prêt à le voir crever pour abattre son vrai libérateur, Fidel.
Les chansons populaires sur Fidel ou le Che, ou d’autres révolutionnaires , on n’en a guère l’équivalent pour les Macron, Hollande et les dirigeants américains...Mais on a les litanies médiatiques.
A propos de guerre bactériologique, le pouvoir colonial français en usa déjà dans les années 20, contre les Malgaches, qui résistaient encore dans le Sud ( et là, pas de Fidel ...). On fit venir des biologistes français, assez choqués au début des crimes commis contre les Malgaches du Sud à l’aveugle ( car suivant le même principe que la CIA, pour éliminer les résistants embusqués, le plus radical était de faire crever tout le monde...). Mais après un petit examen de conscience de classe, ces biologistes se rallièrent au pouvoir colonial et continuèrent à répandre leurs virus ( de la cochenille : l’idée étant d’affamer la population tout en détruisant le maquis ...). Ah certains vont encore trouver ça normal., les Malgaches n’avaient qu’à laisser leur île aux colons et se soumettre...
Enfin, dans les années 20, Barnet et Otsep tournèrent Miss Mend,( 1926) un film où une organisation fasciste américaine, présidée par un grand patron de l’industrie, préparait une guerre bactériologique contre la jeune URSS, de façon à provoquer le chaos contre le pouvoir révolutionnaire, quitte à tuer massivement la population ;;
Le scénario a été inspiré de Jack London, qui dès avant 14 avait imaginé dans une nouvelle, l’avènement d’une société de type fasciste, aux Etats-unis.
C’est un film avec pas mal de gags, ( c’est Barnet) et aussi des clins d’oeil au Nosferatu de Murnau.( scène sur le bateau).
Le prétexte pour justifier cette guerre est le prétendu assassinat d’un patron qui rentre d’URSS où il a signé des contrats, par des communistes. En fait, c’est son gendre fasciste, qui veut à la fois récupérer l’usine et détruire l’URSS, qui fomente l’assassinat ... à retardement. Une machination dont le réalisme est incroyable.
En fait il a pompé (en usant de la forme négative) sur le Secours populaire dont la belle devise est :
« Tout ce qui est humain est nôtre »
Venant du SP, c’est plus crédible, Julien Lauprêtre, le secrétaire général ayant été le dernier résistant a avoir vu vivant Manouchian, dont il partageait la cellule à la veille de son exécution,
On imagine mal Macron en héros de la Résistance à 15 ans...
Noter que la devise des Echecs est « Gens una sumus » ( nous sommes une seule famille), enfin en 14, ou depuis, ça n’a pas toujours été vrai !!
Je pense que vous présentez les choses posément, en évitant les élucubrations occidentales diabolisant l’Iran comme « régime opposé aux Etats-unis » - contrairement aux monarchies héréditaires du Golfe. Comme vous le dites, la question sociale est la plus importante.
Le problème est, pour moi, de l’ordre de la Lutte des classes. Il y a une oppression sociale terrible en Iran et pour maintenir la pression populaire à vivre mieux, la solution a été cette théocratie, à tel point qu’en Occident, on n’imagine pas un autre Iran.
On oppose le Shah, laïque allié des Etats-unis et aux valeurs occidentales à ce régime islamique.
Mais l’Iran a une très longue civilisation, une culture dont peut-être la force reste souterraine encore et qui n’est pas islamique ni capitaliste.Et d’ailleurs l’Iran est capitaliste.
Et justement, l’Iran, après guerre a connu une période faste, de grande libertés démocratiques et populaires, où les femmes n’étaient pas voilées, étudiaient ... c’était la période de Mossadegh.
Et qui a détruit tout cela ? les Etats-unis naturellement, qui au fond préfèrent mille fois les ayatollah que les Mossadegh, et ont assis le dictateur Shah Reza sur le trône, sa femme faisant la une de notre presse people, tandis que ses ministres sinistres, à l’aide de la Savac remplissaient les prisons. Ce n’était pas islamique, mais c’était tout aussi répressif.
D’après certaines lectures, au moment où Khomeini, qui vivait en France, a récupéré le pouvoir, le Shah, contraint par la poussée populaire, projetait une réforme agraire...
Et qui était le plus grand propriétaire terrien, exempté d’impôts ? les religieux ...Pour eux, pas question de se laisser déposséder ...
Les exilés iraniens ici sont dans des camps opposés ( et j’en connais) : les communistes et les partisans du Shah. Ils ont un ennemi commun, mais ça ne suffit pas à s’unir !
On n’imagine pas du tout la condition des opposants politiques ( communistes ) au régime : j’en ai croisé : il faut s’imaginer des résistants sous l’Occupation pour se faire une idée. Vie clandestine, et la Police qui traque. Tous les opposants ne vivent pas dans des salons londoniens affrétés par la CIA ...