votre remarque est judicieuse. Il est vrai qu’en théorie il n’y a pas engagement sur le niveau des retraites mais ceci est surtout valable pour les nouveaux retraités, en attendant il serait difficle d’expliquer aux retraités actuels que l’on va diminuer leur retraites
Faites moi confiance sur cette partie de provsionnement : chacun son métier
Ce que vous dites serait vrai si effectivement les rentes futures étaient compensées par les cotisations futures : ce n’est pas le cas malheureusement : il y a donc des déficits prévisibles qu’il faut provisionner.
La retraite par répartiton est apparentée au schéma de Ponzi http://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%A9ma_de_Ponzi bref c’est assez proche de mécanisme d’une arnaque mais je caricature (un peu seulement).
Si on veut schématiser, chaque famille de métier cotisent à des caisses AGIRC ARRCO distinctes (la caisse de la distribution n’est pas la même que des banquiers par exemple ) donc vous cotisez à une caisse AGIRC et ARCCO (avec un nom surement barbare) par l’intermédiaire de votre emploi principal et vous cotisez à une caisse AGIRC et ARCCO pour votre activité secondaire (cinéma), et ces dernières font partie d’une institution de prévoyance qui s’appelle AUDIENS.
Au moment de votre départ en retraite, il faudra que tous les points soient consolidés pour le calcul de votre retraite
Ce n’est pas parce qu’il y a une différence (et notamment des versements futurs) que l’on ne peut calculer une provision ! c’est le BABA de l’actuairiat ! et dans le cas présent, ça porte un nom : la provision mathématique.
et c’est même dans le code des assurances (article R331-3) : Provision mathématique : différence entre les valeurs actuelles des engagements respectivement pris par l’assureur et par les assurés, à l’exception, pour les contrats mentionnés à l’article L. 142-1, des engagements relatifs à la provision de diversification
dans notre cas, les assureurs prévoient de verser une rente et les assurés de continuer à payer des primes.
De plus, vous dites que les entreprises comme GM ne tiennent pas compte des versements futurs : c’est vrai dans un système à cotisation définie (qui est maintenant le plus répandu) mais pas dans un système à prestation définie (qui a été répandus aux EU) ou l’on tient compte des versements futurs (pour calculer la provision technique)
Sur les coûts de gestion : on pourrait comparer avec le système de Santé à la rigueur mais je n’ai jamais vu d’études sérieuses
Sur le risque de faillite : il existe si on applique par certaines régles. Sur les faillites de certains systèmes par capitalisation, c’est que des régles simples ne sont pas appliquées, ce n’est pas le système de capitalisation qui est à remettre en causse mais la (mauvaise) gestion
Sur l’assurance vie, je vous rassure parmis les 20-30 millions de détenteurs de contrats, peu sont des actuaires mais pourtant ils arrivent à comprendre. Les fonds dits euros rassurent et il existe des mécanismes de sécurisation progressive.
Le logement est aussi de la capitalisation, on est d’accord qui peut aussi se transformer en rente viagère (mais peu pratiquer en France)
Sur les normes IFRS, vous n’êtes pas comptable ou alors peu familiers des notions comme le passif social : un engagement de dépense est une dette. Vous dites que ce n’est plus de la comptabilité mais alors pourquoi des normes comptables comme les IFRS ont fait sentir un besoin de calculer des provisions ?
Non, je vous assure que l’on peut (et même doit) provisionner des dépenses futures, c’est le BABA de la compabilité (retraite ou non).