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Julien_R

Journaliste.
« Mes thèmes de prédilection, le développement durable et l’emploi, sont bien sûr étroitement liés et ont ceci de commun qu’ils sont incompatibles avec un modèle basé exclusivement sur le mieux-disant économique. Sur le développement durable, j’ai notamment co-rédigé avec Noël Mamère le livre »Chaud devant« , paru en 2007. Sur l’emploi, j’ai participé à la rédaction du livre »Chômage de longue durée, emploi précaire, plaidoyer pour une économie solidaire« , écrit par Patrick Valentin et publié début 2009. Je suis également rédacteur du site www.chomeurs-rassemblons-nous.net, qui témoigne de diverses situations vécues par des demandeurs d’emploi et pose un regard critique sur la politique de lutte contre le chômage, en proposant des alternatives. »

Tableau de bord

  • Premier article le 02/12/2009
  • Modérateur depuis le 13/01/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique











Derniers commentaires



  • Julien_R 13 janvier 2010 18:55

    Bonjour,

    En effet je n’ai pas développé l’aspect « recherche d’emploi » (mais je pourrai le faire ultérieurement) car l’aspect qui me semblait le plus saillant dans son témoignage était l’aspect « survie quotidienne » de sa situation, bien qu’elle ne soit pas marginalisée.

    Succinctement, je peux préciser qu’elle a environ cinquante ans (donc déjà âgée au regard des exigences du monde du travail) et est en effet gênée dans ses recherches par des soucis de santé qui, sans être exceptionnels, lui interdisent certains travaux comme par exemple le ménage chez les particuliers (activité très fatigante s’il en est, surtout arrivé à un certain âge, pour un salaire souvent de misère). Par ailleurs, ses expériences professionnelles, bien que nombreuses, sont restées cantonnées à des activités ne requerrant pas de qualification : elle n’a donc pas de compétence particulière à faire valoir.

    Bref, elle présente ce profil malheureusement commun à de très nombreux chômeurs de longue durée qui, sans être des fainéants ni des incapables, non pas « d’atout » particulier qui pourrait leur permettre de se faire une place sur le marché du travail.



  • Julien_R 9 décembre 2009 13:38

    et pourtant... rappelez-vous des commentaires qui, avant crise, louaient la croissance américaine et l’intelligence de sa politique financière ; souvenez-vous d’Allan Greenspan, ancien directeur de la Fed, surnommé « l’homme qui murmure à l’oreille des marchés » par ses admirateurs ébaubis.

    Pourtant les signes de fragilité, d’apauvrissement et de surendettement d’une parte croissante de la population étaient déjà là. Mais le taux de croissance n’en faisait pas état, donc ça n’existait pas. Jusqu’à la crise des subprimes nous pète à la figure (pour rester poli) justement parce que cette situation n’avait pas été prise en compte (voire même encouragée par la politique permissive de l’administration Bush concernant les crédits à la consommation).

    Votre remarque, pour ironique qu’elle soit, est pleine de bon sens. Mais précisément c’est ce bon sens qu’efface le suivisme du « dogme de la croissance ».



  • Julien_R 4 décembre 2009 18:19

    Je suis tout simplement atterré par ce genre d’article... Donc, si je comprends bien, un « léger réchauffement » ne peut pas nuire. L’auteur sait-il seulement que la différence entre la température que nous connaissons aujourd’hui à la surface du globe et celle de la dernière ère glaciaire n’est que de 5°C ? Les prévisions actuelles indiquent que le réchauffement pourrait atteindre 7°C degrés d’ici 2100. De quoi tout simplement changer d’ère...

    Par ailleurs, le réchauffement ne serait donc pas lié à l’homme ? C’est vrai, des changements de températures importants ont déjà eu lieu dans l’histoire. Mais ils n’ont jamais été aussi rapides, alors même que la proportion de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée. Sans doute une coïncidence, me direz-vous, alors même que la corrélation entre concentration de gaz à effet de serre et température ne peut pas être contestée (sans ces gaz, la température à la surface du globe serait de -18°C).

    Quant à évoquer le fait que le CO2 ne soit pas dangereux pour la santé humaine, là on est vraiment dans la désinformation la plus totale !! QUI A DIT QUE LE CO2 ETAIT NOCIF ? Je crois n’avoir jamais entendu le moindre écologiste tenir ce discours. Donc oui, le CO2 n’est pas nocif, mais ce n’est vraiment pas là la question ! La seule motivation qui peut justifier ce développement complètement hors sujet est clairement une volonté de l’auteur de semer le doute et la confusion dans les esprits.

    Enfin, même en faisant totalement abstraction de l’enjeu environnemental, est-ce une raison pour continuer ainsi à consommer frénétiquement pétrole, gaz et charbon ? Ces ressources sont épuisables, et présentes en quantité limitée dans notre sous-sol. De quel droit nos générations seraient-elles autorisées à les pomper jusqu’au dernier litre, renvoyant aux générations futures le soin de gérer l’après-pétrole, l’après-charbon, l’après-gaz ? Clairement, il y a là une véritable mutation qui doit être entreprise. Faut-il attendre d’être au bord de la pénurie pour s’en soucier ? Quel discours tiendrons-nous aux générations futures : « vous avez pas d’énergie pour vous chauffer ? le pétrole est à 300 dollars le litre ? ah ben c’est bête, mais débrouillez-vous, c’est pas notre problème. » Mais vous avez sans doute raison, monsieur Benard, mieux vaut ne rien faire, ce n’est quand même pas à nous de sacrifier une miette de nos profits.



  • Julien_R 3 décembre 2009 10:19

    Qui parle de créer de l’emploi pour le plaisir de créer de l’emploi ? Cet écueil serait réel s’il n’existait dans notre pays aucun besoin non satisfait ou insuffisamment satisfait. Or ce n’est pas le cas : dans l’éducation, dans les hôpitaux, dans l’accompagnement péri-scolaire, dans l’accueil de la petite enfance, dans les structures d’accueil pour personnes âgées... les besoins sont criants. Et ce ne sont que quelques exemples.

    Vous dites que cela représenterait une ponction nouvelle sur la richesse nationale, avec des effets négatifs sur l’emploi privé. Mais cette ponction existe déjà, par le biais des mécanismes mis en place pour lutter contre le chômage et pallier ses effets négatifs. Avec les résultats que l’on sait, c’est-à-dire notoirement insuffisants.

    Un emploi en entreprise d’insertion coûte à la collectivité environ 12 000 euros par an. Combien coûte un chômeur ?

    Pour finir, je livre à votre réflexion l’élément suivant : le 4 décembre 2008, à Douai, Nicolas Sarkozy dévoilait les grandes lignes d’un plan de relance chiffré à 26 milliards d’euros. Dans la foulée, Christine Lagarde estimait que ce plan permettrait de créer ou sauvegarder environ 100 000 emplois. Soit 260 000 euros par emploi créé ou sauvegardé... Mais politiquement, dépenser 26 milliards pour soutenir les entreprises (avec des effets marginaux sur l’emploi) est plus acceptable que de créer directement de l’emploi. Ce n’est pas moins coûteux pour autant. Evidemment, on peut estimer que le soutien aux entreprises est indispensable pour garantir le dynamisme économique du pays. Sans doute. Mais le « dynamisme économique » du pays n’est-il pas durement impacté lorsque plus de 3 700 000 personnes pointent au chômage ? (et encore ne s’agit-il que des statistiques officielles)


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