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Karmatotal

Professeur de lettres modernes, je m’intéresse particulièrement aux problématiques de l’éducation au sens large. Cela va des techniques employés par le marketing pour crétiniser la planète aux moyens de lutter contre la prolétarisation (i.e la dépossession du savoir) du producteur comme du consommateur.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/04/2010
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Derniers commentaires



  • Karmatotal 5 avril 2010 15:04


     Je ne suis pas journaliste, justement, et cela fait une grande différence. Agoravox n’est pas un media classique et je pose l’hypothèse qu’internet ressemble fort à une réforme (avec un petit « r » ) de la médiacratie qui a tendance à ressembler au clergé par son fonctionnement.

     Sur Agoravox je pose qu’il n’y a pas de « journalistes » mais uniquement des « contributeurs », donc pas de « clergé », ma parole est effectivement l’égale de la vôtre.



  • Karmatotal 5 avril 2010 09:32

    "Pour la moitié. Scott Brown a pris le siège de sénateur qui était dans le giron démocrate depuis de décennies en faisant campagne sur deux thèmes : l’opposition à la réforme de santé et le rejet du plan de relance économique. Sur tous les autres thèmes (avortement, port d’armes, environnement, mariage homosexuel, peine de mort), Scott Brown et la candidate démocrate vaincue était peu ou prou sur la même ligne."

     Vous semblez raisonner effectivement avec des a priori curieux : une élection est forcément personnalisée, encore plus aux USA ou la personne du candidat joue un rôle encore plus important qu’en France. Il faudrait quand vous renseigner un peu sur les sciences politiques si vous voulez faire une analyse correcte de la politique. Je ne prétends être grand clerc dans ce domaine mais évacuer purement et simplement la dimension personnelle d’une élection pour la présenter comme un choix purement rationnel des électeurs qui pèsent le pour et le contre en toute logique c’est soit un sophisme soit une sottise. Deplus vous ignorez volontairement ou non l’aspect historique d’une élection qui est aussi très important. Depuis 1953 l’état du Massachussets est gouverné par les démocrates, l’usure du pouvoir et l’alternance touchent tous les pays démocratiques sans exception : les USA, la France, l’UK, l’Allemagne et ... le Massassuchets. Il faudrait plutôt s’étonner d’une telle longévité, en fait.

     De plus, vous parlez d’une victoire significative sur le plan de l’Obama Care : voici les faits :

    Scott Brown (Républicain) : 52%

    Martha Coakley (Démocrate) : 47%

     A supposer que vous ayez raison et moi tort, il y a donc eu la moitié de 52% de électeurs qui ont voté à cause le la réforme de la santé, c’est-à-dire 27% . Si on raisonne un peu plus rigoureusement, et que l’on considère que la personne du candidat et/ou de la candidate ajoutée à l’usure du pouvoir Démocrate ont eu une influence non négligeable sur cette élection (comme sur toutes les élections) : combien reste-t-il de ces 27 % ? les deux-tiers (18 %) ? La moitié (13,5 %) ? Le tiers (9%) ?


     Après cela titrer comme vous le faites « L’échec du modèle de santé ... » paraît légèrement exagéré quand même.

    "Il y a également un certain nombre de paramètres que vous omettez volontairement ou par ignorance : les conditions d’application de la réforme, son torpillage par certains laboratoires pharmaceutiques, la levée de bouclier de beaucoup de médecins qui préfèrent continuer à percevoir de très hauts revenus avec un système entièrement privatisé, etc."

    Oui et ? Cela change-t-il quelque chose au fait que la réforme de santé au Massachusetts a été un échec ? Et le fait qu’Obama va réitérer cet échec au niveau national en imposant contre la volonté majoritaire de la population un système inspiré du « chapter 58 » ?

     Bien entendu que cela change beaucoup de choses : cela veut dire que la réforme n’était peut-être pas mauvaise en elle-même mais qu’au contraire pour des raison purement partisanes elle a été empêchée de fonctionner. je m’étonne qu’un fait aussi simple puisse vous échapper. D’autre part ce qui s’est passé localement (dans un état particulier) est-il voué à se reproduire nationalement  ? C’est nier l’aspect profondément fédéral des USA.

    "..Obama a donc beaucoup plus raison que votre gouverneur du Massachussets parce qu’il a obtenu beaucoup plus (énormément plus même) de voix que lui."



  • Karmatotal 4 avril 2010 23:55

     Vous citez une fois de plus une enquête « publique » (ce mot n’a pas du tout la même signification aux USA que chez nous mais vous vous gardez de le préciser) unique, Current Population Survey. Cette enquête a été contestée par d’autres enquêtes que vous ne citez pas, pourquoi agir ainsi si votre but est d’abord d’informer ?
     En outre vous vous refusez d’indiquer dans quelle proportion ce vote du Massachussets a tenu à cette unique réforme du système de santé, vous semblez ainsi sous-entendre (involontairement sans doute mais vous le faites quand même) qu’il s’est agi de l’unique paramètre de cette élection : c’est forcément faux, vous le savez, une élection quelle qu’elle soit est polyfactorielle, elle ne se gagne ou ne perd jamais sur un seul sujet. Des analyses sérieuses sur l’influence de cette réforme sur le résultat de l’élection seraient très utiles.
     Il y a également un certain nombre de paramètres que vous omettez volontairement ou par ignorance : les conditions d’application de la réforme, son torpillage par certains laboratoires pharmaceutiques, la levée de bouclier de beaucoup de médecins qui préfèrent continuer à percevoir de très hauts revenus avec un système entièrement privatisé, etc.
     Vous réitérez donc le même argument : les électeurs ont élu un républicain qui s’est prononcé contre l’Obama Care donc ces électeurs ont raison (puisque l’électeur a toujours raison). En vertu de ce raisonnement que je ne conteste pas (en démocratie l’électeur a toujours raison en effet) Obama a donc beaucoup plus raison que votre gouverneur du Massachussets parce qu’il a obtenu beaucoup plus (énormément plus même) de voix que lui.
     En vertu de votre raisonnement, toujours, que je ne conteste toujours pas (nous avons au moins un point d’accord), comment se fait-il que le système très libéral républicain ait tant déplu aux électeurs US qu’il ont voté pour Obama après 10 ans de Bush s’il est si bon que vous le dites ?
     
     Je constate par ailleurs que vous ne répondez pas à la deuxième partie de ma contribution à part par un « bien sûûûr » un peu court quand même. Je veux bien examiner vos arguments pour autant qu’ils existent.
     A part l’unique étude à laquelle vous faites référence et le vote des électeurs du Massachussets, votre argumentaire me semble bien mince. Mais je ne demande qu’à vous lire, du moment que vous faites reposer votre contribution sur de vrais arguments suffisamment divers et étoffés.

    Ou alors il s’agit de votre sentiment personnel, ce qui est, je le répète, légitime, dans la mesure où c’est assumé.



  • Karmatotal 4 avril 2010 13:38

     Les électeurs élisent, ils votent, c’est leur rôle. Connaissez-vous une seule enquête précise qui ait été menée par des électeurs de droite ou de gauche ? Vous diffusez ce qui semble être une propagande pro-cons, c’est votre droit le plus absolu. Je respecte votre opinion mais je ne respecte pas le fait que vous la fassiez passer pour une vérité démontrée ... par quoi ? Des élections.
    On peut supposer que lors de l’élection de Barak Obama, le vote ne vous a pas inspiré un tel respect de l’électorat, je n’ai rien en ce sens, en tout cas. Votre article est une opinion qui n’est étayé par iren d’autre que votre conviction. C’est tout à fait défendable à condition de le dire et de ne pas se cacher devant de prétendues « études » qui sont extrêmement controversées. certaines, d’ailleurs, ont été entièrement financées par des groupes de soutien au parti républicain, on comprend qu’elles soient férocement contre cette réforme.
     Quant au fait que le système de santé aux USA ne protège pas des millions d’Américains parce qu’il est trop étatique, trop encadré par l’administration et qu’il faudrait au contraire le libéraliser davantage, et argument me laisse perplexe ... Pourriez-vous s’il vous plaît étayer votre théorie d’un état américain obsédé par la régulation de la santé et tellement interventionniste dans ce domaine qu’il aurait fallu une réforme qui libéralise la santé ?
     J’avoue que même chez les commentateurs américains les plus conservateurs cet argument n’a jamais été utilisé. Je serais heureux d’avoir des précisions à ce sujet. D’où tenez-vous que l’état US exerçait une emprise sur la santé ?



  • Karmatotal 3 avril 2010 21:04

     
     Si je comprends bien l’article, la réforme de la santé est donc un échec avant même qu’elle soit mise en oeuvre puisqu’une réforme « similaire » — encore faudrait-il que cela soit avéré — a été aussi un échec. Les données pour affirmer cela sont très minces : lisant l’anglais je me suis informé auprès de sources américaines sur internet et l’étude sur laquelle vous faites reposer votre argumentation est largement remise en question au Massassuchets. Les arguments avancés reposent sur des données partielles et parfois non vérifiées.
     On voit donc que cet article n’est finalement qu’une propagande de plus sans réel fond vérifiable et vérifié. Il est, par ailleurs, tout à fait possible que la réforme de la santé US ne soit pas très efficace, ou ne le soit pas suffisamment, nous ne le savons pas encore, il faudrait donc peut-être attendre quelques années pour en faire le bilan.

     Un article qui attaque une réforme de santé sur ses résultats avant même qu’elle soit appliquée me semble issu d’une pensée plutôt ras du gazon. Par ailleurs, le signataire semble indiquer qu’il fallait donc continuer ainsi aux US (puisque la réforme était vouée à l’échec). En revanche, là il existe des faits et des chiffres, qu’il eût été utile de rappeler, cher monsieur Lucilio. La situation actuelle du système de santé libéral aux USA est donc si brillante que toute réforme qui va dans le sens inverse sera forcément moins efficace ?

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