pour essayer de comprendre les faits et méfaits du sarkozysme, il
faut parfois remonter vers le passé… moi quand je l’ai vu parradé avec
son costard rayé genre al capone (apparemment les photos de l’époque
n’existent plus), je me suis un peu penchée vers son passé. Avec son
passage au ministère de l’Intérieur et au ministère des Finances, puis
les épisodes Sarkozy au Fouquet’s et Sarkozy sur le Paloma, je n’ai eu
aucune illusion quant à l’intégrité de ce Nicolas.
Dans un article intitulé « Les racines corses du président
», Jacques Follorou évoque « les Corses qui lui ont ouvert les portes
d’une carrière politique » : en premier lieu, ces « Corses » du 92, que
sont Achille Peretti, maire de Neuilly (qui prendra Nicolas Sarkozy sous
sa coupe), Charles Pasqua, grand metteur en scène du RPR des
hauts-de-Seine et Charles Ceccaldi-Reynaud, maire RPR de Puteaux.
Les liens avec la Corse sont aussi plus intimes : le journaliste,
Jacques Follorou, évoque le premier mariage de Sarkozy avec
Marie-Dominique Culioli, dont la famille est, au moins, haute en couleur
:
« La maison construite par sa belle- famille, sur la plage de Sagone,
une grande villa surnommée Ros’Hen, pour Rose et Henri, ses
beaux-parents, fut une scène idéale pour saisir les entrelacs de la
communauté corse. Elle a abrité un temps, en sous-sol, une boîte de nuit
fréquentée par la jeunesse locale. Jeannot Biancarelli, l’oncle de sa
femme, qui s’occupait du lieu, avait déjà géré une boîte à Paris, La
Dame blanche, à Pigalle. Connu des services de police, cet oncle s’était
rangé des voitures et faisait régner l’ordre dans l’établissement.
Un autre oncle, haut en couleur, souvent tout de blanc vêtu, amateur
de chaussures bicolores, Jean-Baptiste Culioli, croupier en Suisse,
aimait faire irruption dans la boîte de nuit familiale en offrant le
champagne à l’assistance. L’établissement sera finalement fermé par la
préfecture à la suite d’un coup de feu reçu par un Marseillais. Ne
subsisteront que les soirées privées. »
Sont aussi mentionné les liens de voisinage, d’interconnaissances, entre les familles Culioli et Colonna.
Ces liens n’ont cependant pas permis à Sarkozy d’élaborer une politique
corse : « En 2003, ministre de l’intérieur, il tente à son tour de
régler le problème insulaire et choisit la voie référendaire pour
réformer les institutions. « Cette consultation est faite pour vous »,
dit-il aux représentants des nationalistes corses dont il a rencontré
les plus radicaux à son domicile en 2002. Dans un dîner à Paris, en
colère contre les élus insulaires qui traînent les pieds, il étrenne une
formule qu’il réutilisera quelques années plus tard : « Il faudrait les
passer au Kärcher. » Début juillet 2003, le référendum est perdu. »
on se souvient de sa campagne en Corse, de sa déclaration de l’entre
deux tour : « J’ai obtenu il y a 15 jours du Premier ministre qu’un
mandat de négociation soit donné au Préfet de Corse pour une nouvelle
convention cadre de sept années pour un montant de travaux qui va
s’élever à 1,02 milliard d’euros » et les 60,12 % des suffrages qu’il y a
obtenu.
source : LE MONDE, Les racines corses du président, article publié en
Juillet 2007, par Jacques Follorou journaliste spécialiste du crime
organisé et du milieu corse.