Le gouvernement iranien a désapprouvé hier les insultes de certains
médias iraniens contre Carla Bruni-Sarkozy. Ne tolérant pas que la femme
de Nicolas Sarkozy prenne la défense de Sakineh Mohammadi Ashtiani,
condamnée à mort par lapidation dans une affaire d’adultère et de
meurtre, le quotidien ultraconservateur Kayhan, dont le directeur est nommé par le Guide suprême, Ali Khamenei, avait comparé samedi la première dame de France à une « prostituée » en raison de sa vie privée jugée « immorale ».
Le journal, coutumier de propos insultants à l’égard de responsables
étrangers, est revenu à la charge hier, estimant que Carla Bruni « méritait la mort » pour sa vie « immorale » et rejetant « l’indignation de cette prostituée italienne ». « La République islamique n’approuve pas l’insulte contre les responsables des autres pays, a réagi le ministère des Affaires étrangères. On
peut critiquer la politique hostile de certains pays ou le comportement
des responsables d’autres pays et exprimer notre protestation, mais il
ne faut pas utiliser des mots insultants. Cela n’est pas correct. »