Et .... bien vu, c’est le moins que je puisse dire . Étonnamment ton lien m’a renvoyé à l’aube de ma vie professionnelle quand je me suis retrouvé à 15 ans apprenti dans les abattoirs d’une grande métropole . Les normes d’hygiène n’étant pas ce qu’elles sont actuellement, aussitôt le travail arrêté , les rats reprenaient possession de l’espace , pendant que que mon chef de fabrication et moi nous planquions pour les observer , dans l’espoir de chopper le bon rat . Le bon rat en l’occurrence était celui qui une fois piégé allait nous garantir la paix en signalant aux autres que l’endroit était à éviter , et la bestiole, jusqu’à ce qu’elle décide de se suicider faisait fuir les autres rongeurs à condition de la protéger des éléments 2 et 3 qui chez nous avaient apparence humaine et dont le jeu était, soit de les ébouillanter soit de les passer à l’acide . Mais à l’inverse on capturait beaucoup plus de rats « enfoirés » qui eux rameutaient le reste de la colonie . Effectivement je vis à l’extrémité de mon village et il m’arrive de relire Élisée Reclus et Victor Serge .
Aucun des deux ne fera arrêter la boisson à un alcoolo qui n’aura pris lui même l’engagement intime de se sevrer . Induire la notion de traitement « miracle » sur une addiction de cette violence est un leurre déresponsabilisant pour des patients à la volonté dévastée .Ce ne sont pas des pilules qui remplaceront le travail d’écoute nécessaire à la reconstruction d’un individu alcoolo dépendant, seule certitude, elles feront à coup sur le bonheur des actionnaires de l’industrie pharmaceutique trop heureux de disposer d’une innovation qui au final, ne fera qu’accélérer le pillage de notre système de santé .