je devais avoir 13...14 ans,j’avais eu l’occasion d’aller au Vel d’Hiv voir....ça devait être les 6 jours cyclistes ,ça sentait les pieds,le pinard,la fumée,le pâté en boîte,la pisse et le pèt ,dans les flons flons accordéonesques et les hauts parleurs .. moi j’avais mal au cul ,les gradins étaient durs,et puis l’odeur et la fumée c’était pas mon truc,mais j’adorais le vélo ... et puis la pub pour les apéros,Picon ,Suze,St Raphael et Martini,celle pour la brillantine Roja et le shampoing Dop.....qui nous rabattait les oreilles ! une autre fois,un démonstration des motards de la Police avec leurs 500 Terrot qui fumaient comme un barbecue ,avec les mêmes pubs,les mêmes odeurs qui stagnaient ,mais sans accordéon ..
et puis c’est bien après qu’on a appris ce qui s’était passé pendant l’occupation...faut dire qu’on était pas informés comme maintenant,et puis la guerre était encore toute proche à l’époque,en fait,les rafles et les déportations des Parisiens,on a appris ça dans les années 60,au hasard des lectures de cette période ...
je vois que nous fréquentons la même cantine ......personnellement,je préfère l’auberge au restaurant,c’est bien plus convivial et plus authentique au point de vue bouffe ...et je m’y rends lorsque je descends dans l’Ain,ou lorsque que je reviens de Genève ..
le restau proprement dit,nous y sommes allés en Aout dernier ,à part le décor superbe et le service quasi militaire du personnel ,j’ai été déçu par le repas proprement dit,et par le vin également,notamment un Montrachet servi aux entrèes bien trop minéral ,ensuite un Monthélie décevant ,et le Jurançon servi à la ronde des desserts n’était pas au top de sa forme,j’estime qu’à ce niveau de prix et à ce standing,on est en droit d’avoir une qualité irréprochable ...
nous avons tout de même consommé de 17 heures à 1 heure du mat ,je ne dis pas que tout était foiré,mais je m’attendais à mieux !
ah j’oubliais,la poignée de main du Boss qui n’a pas dû manier les casserolles depuis un petit moment !
finalement je connais quelques petites auberges qui ne paient pas de mine,et où le chef est vraiment aux fourneaux ! et où l’on mange encore de vrais produits régionaux,sans chichis ni falbalas,et à prix raisonnable ...
la gastronomie est une institution ,et il n’est point besoin de faire de l’esbrouffe pour bien cuisiner et bien manger,il faut et les bons produits,et l’envie de faire plaisir à ses invités et à soi même !
du Villach avec les mêmes formules pontifiantes débitées par l’auteur à longueur de temps sur des sujets sans grand intérêt ,rien que pour se faire plaisir de se relire ,avec le brin de nostalgie bien palpable du naufrage qui guette cet ancien prof en quête d’admiration devant un classe virtuelle ...
ah....j’arrive au bout d’un long moment d’absence et je tombe sur la bouffe !..
ben ouais,malheureusement Picard et même ED sont là ,le premier pour ses plats ,le second pour ses grosses boîtes pour collectivités et professionnels qui viennent s’approvisionner à pleins caddies ,sans complexes avec la camionnette « restaurant gastronomique Tartempion père et fils ,Auberge de Coup de Massue ..etc etc.... »....
en province,on trouve encore quelques vrais pros qui font le marché ,ont leurs fournisseurs attitrés,et font de la bouffe authentique à prix raisonnable ,les clients d’ailleurs ne s’y trompent pas et point besoin de pub,le bouche à oreille fonctionne très bien ...
j’ai pourtant conservé la nostagie de la bonne bouffe de la campagne à l’époque de la grande cuisinière en fonte,et de la cheminée avec le chaudron à soupe pendu à la crémaillère,quand la maitresse de maison préparait un vrai pot au feu avec les légumes du jardin,ou bien une belle volaille de la basse cour ,cuite au four à bois ,entourée de petites patates rissolées dans le jus..ou bien du lapin qu’on avait zigouillé la veille ,et que l’on remplissait de farce et recousu,et rôti au four dans le grand plat en terre cuite,accompagné de cèpes que nous allions cueillir en forêt ( située au bout de notre rue ..)
je vais commettre un sacrilège....en aout dernier nous avons dîné dans un restau mondialement réputé dans l’Ain,avec service somptueux et cave itou,mais globalement j’ai été déçu ,j’aime mieux ce que l’on fait à la maison avec les produits que l’on achète chez les petits producteurs de Seine et Marne ou du Loiret ,au moins,on sait ce qu’on bouffe et ce que ça coûte réellement !