Communiqué de presse de « United Adoptees International ».
Adoption is not humanitarian aid
“Baby Lift” operation Haiti
Amsterdam, January 18, 2010 - Following the humanitarian disaster in Haiti, humanitarian aid is on its way, but also ; expedited adoptions, possible abduction of children and forced relinquishment for intercountry adoptions to the West. The removal of children in times of disasters and wars under the guise of adoption, according to the vision of United Adoptees International (UAI), is by not the right form of humanitarian aid. Concerning Haiti, the reaction of the Dutch government is an irresponsible response to the situation in Haiti where currently monitoring and surveillance cannot be maintained. However, the Dutch government has decided that adoption will be the first priority and already agreed to 110 adoptions from Haiti. Of these, 56 adoptions were approved by the Ministry of Justice in an accelerated manner, arguing that these were already in the ‘pipeline’. Due to this, the Nederlandse Adoptie Stichting (NAS) and the largest Dutch agency Wereldkinderen, under pressure from prospective adoptive parents, took their chance to put pressure to get even more (risky) adoptions from Haiti.
- Enquête. Ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire.
Dans le jargon des travailleurs sociaux, on les appelle des "incasables". Des jeunes, en grande difficulté, face auxquels les institutions sociales, scolaires, médicales et judiciaires apparaissent dépassées. Des mineurs passant d’un dispositif à un autre, d’une structure d’accueil à un foyer, d’un service pédiatrique à un institut thérapeutique, sans jamais trouver de réponse efficace à leur souffrance. Des cas extrêmes, quantitativement limités, figurant parmi les quelque 250 000 mineurs bénéficiant de mesures de protection de l’enfance en France, mais qui perturbent la vie des établissements scolaires, des foyers, des hôpitaux.
Une étude inédite réalisée sous la direction du sociologue Jean-Yves Barreyre, remise fin juillet à l’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED), dresse le portrait et les parcours de cette population en grande souffrance, souvent perçue comme "ingérable" par les professionnels, et qui se retrouve fréquemment devant les juges des enfants, comme victimes et/ou comme auteurs de violences. Leur point commun est d’avoir subi des "événements traumatiques graves" (violences familiales, décès d’un proche, rejet par les parents, alcoolisme parental, troubles psychiatriques, etc.) qui constituent l’autre facette, rarement médiatisée, des "faits divers".
- La vie brisée de Samira : 24 foyers, 18 hospitalisations, 10 interpellations en quatre ans
Le résumé de sa vie tient en sept pages dactylographiées, écrites par l’éducateur spécialisé qui l’a suivie pendant quatre ans depuis ses 14 ans jusqu’à sa majorité. Un décompte effrayant, témoignage d’une interminable descente aux enfers : 24 foyers d’accueil, 18 hospitalisations et 10 interpellations. "Un exemple significatif du processus qui conduit un jeune à devenir "incasable" pour les institutions", souligne le sociologue Jean-Yves Barreyre qui a recueilli ce récit auprès de l’éducateur.