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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Derniers commentaires



  • koudou 27 juillet 2008 19:25

    Le titre est évidemment très raccoleur, et inexact : ce n’est pas le FMI qui donne la tuberculose.

    Mais il n’empêche que les choses sont assez claires dans tous les pays qui ont du appliquer la politique d’ajustement structurel imposé parfois (voilà la raison de votre "sometimes") par le FMI.

    Le FMI n’a pas toujours imposé la politique d’ajustement structurel, et le fait désormais avec précautions après avoir constaté les dégats commis par cette politique. Mais cette institution n’est absolument pas intellectuellement honnête car elle continue de dire que cela aurait pu marcher si les pays occidentaux avaient joué le jeu ...

    Il faut comprendre quelle théorie réside derrière cette politique d’ajustement structurel : il s’agit de mettre les pays pauvres qui ont besoin d’aide financières pour que le pays s’ajuste à l’économie mondiale justement dans la norme de cette économie mondiale imposée par les pays occidentaux.
    Et cela passe par la politique d’ajustement structurel dont le principe est basiquement libéral et opposé à ce qu’il se passait dans de nombreux pays, en particulier en Afrique : tout service doit être payé par celui qui l’utilise, et les subventions de l’état ne peuvent aller que sur des infrastructures et pas sur du fonctionnement.

    Ainsi, l’accès à l’eau doit être payant, ainsi que l’accès aux soins, à l’éducation, au transport, à l’énergie, etc... sans subvention de fonctionnement de l’état. Lorsque ces services étaient gratuits, ils doivent désormais être payés par la population. Si le gouvernement met en place un système de sécu qui rembourse significativement, il doit le faire dans le cadre d’une solidarité payée par les usagers.
    Cela va plus loin : l’agriculture doit être également réformée de façon à ce que les cultures avec une forte valeur ajoutée doivent être développées aux dépens des cultures vivrières pour faire rentrer des devises qui erviront à payer les vivres achetés dans des pays où la production est moins onéreuse (pour des raisons climatiques, de sol, ....) dans le grand concert des échanges internationaux.

    En théorie, cela aurait pu marcher, mais en pratique, cela n’a quasiment jamais marché, principalement parce que les pays aidés se sont heurtés aux productions subventionnées des pays occidentaux qui vendaient ainsi en concurence à des prix nettement inférieurs : coton, maïs, soja, ...
    C’est par exemple ainsi que le Ghana qui se débrouillait pas trop mal s’est vu imposer une culture tournée essentiellement vers le coton par le FMI (ce qui était supposé créer de forts revenus pour les cultivatuers leur permettant de payer les services rendus payants, etc...). Et c’est ainsi que le Ghana s’est retrouvé ruiné parce que le Ghana ne vendait pas son coton bien plus cher que celui des Etats-Unis qui coûtait plus cher à produire mais était subventionné par le gouvernement américain, chose interdite au gouvernement Ghanéen. Le cours de coton (qui ne se mange pas) s’est effondré, et le Ghana ne produisait plus assez à manger ni ne pouvait acheter à manger. En plus, ce que le FMI fait, c’est de faire des prêts, et le service de la dette (le paiement des intérêts) devenait tellement lourd que le gouvernement n’était même plus capable de payer les infrastuctures. Au Cameroun par exemple, en 1995, le budget de la santé représentait 3% du PNB tandis que les intérêts payés au FMI étaient de 36% du PNB. A tel point que le FMI a du inventer en 1996 le système de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) pour faire des remises de dette (cadeau aux pays, mais qui ne vont pas dans la poche des dirigeants comme quelqu’un l’a écrit) en échange d’engagements qui étaient d’une certaine manière un allègement de l’ajustement structurel imposé.

    Que le FMI ait fabriqué des pays pauvres très endettés est indéniable. Et que la pauvreté d’un pays entraîne des difficultés pour maintenir un niveau de santé adéquat est tout aussi indéniable.
    Si en plus, la population pauvre doit payer pour acquérir les soins, et qu’elle n’a pas les moyens de le faire, vous aurez fatalement une augmentation des maladies du type tuberculose, sida, malaria, ...

    Il y a des pays qui sont devenus pauvres sans l’aide du FMI, où on retrouve les mêmes phénomènes (en particulier les pays non aidés soumis aux problèmes de désertification). Mais ce que l’article dit et je suis d’accord avec ce qu’il dit, c’est que tous les pays pauvres où le FMI a imposé la politique d’ajustement structurel sont tombés dans ce piège, et il est donc normal qu’on retrouve ce phénomène dans les chiffres statistiques de la tuberculose.



  • koudou 28 juin 2008 18:42

    @Muadib,

    Ne soyez pas sceptique sur ma position sur Mugabe : les choses me paraissent claires, on ne peut pas être positif vis à vis de quelqu’un qui agit comme il le fait, ni en terme de démocratie, ni surtout avec le genre d’erreurs de gestion économique d’un pays. Ma position est donc claire sur la valeur en tant que chef d’état : mon opinion est négative.

    Mais vous avez parfaitement compris pourquoi je refuse de hurler avec les loups, et ce depuis pas mal de temps : il y a actuellement quelque chose en route qui se trouve à moitié entre le lavage de cerveau (le notre) et le lynchage médiatique (celui de Mugabe) sous une forme tellement outrancière que tout homme censé devrait se dire qu’il y a manipulation.

    Et je trouve cela inquiétant : quand une population est amenée à ne plus penser et à accepter une seule pensée, quand il n’y a plus de débat d’idées et que ceux qui n’auraient pas le même avis n’auraient plus le droit d’ouvrir le débat, on est de fait dans une forme d’interdiction de la démocratie par manipulation. Et quand des types comme le fameux Morice viennent faire du terrorisme intellectuel en voulant interdire à quiconque de penser autre chose que ce qu’ils pensent, c’est une forme très nette de tendance dictatoriale. Dieu merci, il n’est rien, mais si quelqu’un comme lui, avec l’intelligence en plus, prennait le pouvoir, ce serait la fin de la démocratie.



  • koudou 20 mai 2008 16:28

    @Muadib

    Merci de ce commentaire qui résume parfaitement presque l’ensemble de tous mes articles et interventions : l’information n’est pas un objectif en soi, et il faut être capable ou au moins tenter de prendre du recul par rapport à cette information pour la traiter et se faire une opinion réaliste.

    J’avoue ne pas avoir cette capacité du point de vue d’un historien, ce qui correspond à une attitude et surtout une formation que je n’ai pas eue (à part les quelques tentatives de mes professeurs il y a longtemps, et qui n’allaient pas aussi loin). Par contre, j’ai suivi celle de journaliste et la vraie question était de savoir comment traiter l’information et non pas comment l’obtenir.

    Les deux points de vue se rejoignent apparemment, et j’en suis ravi.

    Cela n’interdit pas des opinions différentes, mais impose un travail de réflexion que beaucoup ne prennent plus le temps d’avoir, y compris le journalisme d’aujourd’hui qui donne plus dans le spectacle à la manière de "the show must go on". Il paraît que c’est notre civilisation qui veut ça...

     

     



  • koudou 20 mai 2008 10:15

    @Morice,

    Vous êtes totalement à côté de la plaque, et vous affirmez des choses qui sont totalement débiles. Ainsi, vous affirmez avec force que Mugabe a ordonné l’ordre de tuer Tsvangirai. Et vous croyez vraiment que la police secrète est tellement nulle qu’elle l’aurait tabassé et raté leur mission ?

    Evidemment non. Et il n’y a jamais eu d’ordre de tuer Tsvangirai et vous retombez dans votre travers de manque de réflexion.

    Ce que je trouve grave chez vous, c’est ce manque de réflexion qui vous fait prendre des positions outrancières qui vous enlève toute crédibilité.

    Votre citation d’article qui parle d’un ordre d’assassinat de Tsvangirai, fait allusion à une AUTRE affaire, récente, celle-là, qui n’a rien à voir avec le cas précédent cité dans mon article.
    Je n’ai pour l’instant pas fait de commentaire, car je ne sais pas très bien ce qu’il faut en croire.

    En effet, pour l’instant, il n’y a RIEN, je dis bien RIEN qui ne permette de dire qu’il a tentative d’assinat ou qu’il n’y a pas tentative d’assassinat. Aucun epreuve dans un sens ni dans l’autre, mais uniquement des indices qui peuvent orienter sans pouvoir affirmer.

    Ainsi, le seul qui crie à la tentative d’assassinat sont Tsvangirai et ses lieutenants. Ils l’affirment mais n’apportent aucune preuve. Et cela ressemble tellement à une manoeuvre que j’ai vraiment des doutes sur son affirmation. Quelques jours après les élections, début avril, il quitte le Zimbabwe disant qu’il craint pour sa sécurité. Personne le croit vraiment. En tout cas, cela n’a pas vraiment d’effet particulier dans la presse. Et donc, il annonce qu’il va rentrer. Mais au moment où il va rentrer d’Afrique du Sud où il réside, il annonce soudain qu’il reporte son retour parce qu’il est victime d’une tentative d’assassinat. Et en plus, il affirme que c’est l’armée du Zimbabwe, avec des tirerurs d’élite, qui veulent l’assassiner à Johannesbourg, en Afrique du Sud, où il restait par peur d’assassinat et où il continue de résider. Bizarre ... et quand on lui demande des preuves, il dit qu’il ne peut pas en donner pour la sécurité de ses informateurs.
    Assez curieusement, son porte parole, George Sibotshiwe déclarait en même temps qu’il ne pouvait dire si des acteurs gouvernementaux étaient impliqués.

    Cette fois, la presse fonce sur l’information, qui est reproduite dans la plupart des journaux occidentaux. Evidemment, le gouvernement zimbabwéien a nié, mais qui va le croire, puisque l’autre a crié à la tentative avant ?

    Est-ce que Tsvangirai et le MDC sont crédibles ? Je ne sais pas. Mais en déni de démocratie, ils sont plutôt en tête du classement. Ainsi, la Vice-Présidente du MDC de Tsvangirai déclarait la semaine passée : "Le 27 juin, nous enterrerons la Zanu-PF et nous metterons une grosse dalle sur sa tombe pour qu’elle ne ressuscite pas". Si vous ne voyez pas l’outrance suffocante de cette déclaration, remplacez MDC et Zanu-PF par UMP et PS par exemple pour voir ce que contient la phrase. Sepuis quand un parti déclare vouloir annihiler un autre parti et tout faire pour l’empêcher de ressuciter ?

    Et je recite M.Mcube, un dissident du MDC qui est devenu un opposant à Tsvangirai et dit de lui : "Si cet homme est capable de faire ça maintenant, que fera-t-il quand il sera à la tête de l’Etat, commandera les services secrets, la police et l’armée ?" s’interroge Welshman Ncube dans une interview, en mai 2007. "Nous avions constaté une tendance de plus en plus nette à la dictature, ainsi qu’une tendance à utiliser la violence - non seulement contre les ennemis du parti mais aussi contre les membres du MDC qui ne sont pas d’accord avec M. Tsvangirai", ajoute-t-il."

    Je n’ai donc pas d’autre information sur cette affaire précise, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un vrai doute sur sa véracité. Et donc, je n’affirme rien à part que j’ai un doute. Vous qui, me semble-t-il, n’avez pas plus d’informations que moi et probablement moins (il n’y a pas que la presse), vous vous permettez d’affirmer la réalité de tentative : cette attitude n’est pas sérieuse.



  • koudou 14 mai 2008 12:41

    @ l’auteur,

    Votre réponse me fait craindre que vous n’ayez pas compris le sens de mon intervention :

    Je ne mets absolument pas en doute ce qui est factuel dans votre texte, pas plus d’ailleurs que les conclusions (je parle des intentions territorailes à long terme vers les territoires indiens et pays baltes, dont Sibérie, Kirghistan etc...). Mais je mets en doute votre raisonnement. On peut parfaitement partir d’un fait exact et arriver à une conclusion exacte sans pour autant que le cheminement pour aller de l’un vers l’autre ne soit exact.

    En exagérant volontairement pour illustrer mon propos, c’est un peu comme si je disais que la lune est ronde et donc que j’en concluais que le soleil est chaud. Le raisonnement pour passer de l’un à l’autre pourrait être par exemple que les deux sont ronds et que le monde est tout en contraste, et donc que si la lune est froide, le soleil doit être chaud. Le raisonnement est bien évidemment totalement faux, même si la lune est effectivement ronde, et même si le soleil est effectivement chaud. Et ce raisonnement faux ne peut pas être sauvé ni par la véracité du fait de départ, ni celle de la conclusion.

    Vos réponses à propos de "la frêle antilope tibétaine" et l’origine du grand panda que vous affirmez être tibétaine et non pas chinoise sont tout à fait du même ordre d’illogisme et de manque de rigueur que je vous reproche.
    Vous utilisez l’expression "frêle antilope tibétaine" simplement parce que cela va dans votre sens et vous appelez cela vous même un "artifice d’écriture". Cela va même plus loin, car c’est tout simplement un artifice intellectuel (et pas seulment d’écriture) pour faire croire que le Tibet est symbolisé par un animal frêle, et par là faire croire que c’est un pays de gens fragiles. C’est de la manipulation intellectuelle, et c’est cela contre quoi je m’élève.

    De façon tout aussi fausse, vous arrivez à conclure que les habitants de la région de Chengdu "où se situe l’épicentre du terrible tremblement de terre qui vient de frapper la Chine" (en évitant soigneusement de noter le nom de Chengdu, que tout le monde sait parfaitement être chinois) a une population minoritaire d’origine tibétaine et donc que toute cette région est d’origine ethnique tibétaine. C’est évidemment faux : l’ethnie majoritaire depuis très longtemps est celle des Hans qui regroupe plus de 90% de la population des 88 millions d’habitants du Sichuan (capitale Chengdu, à proximité de laquelle a eu lieu l’épicentre du tremblement de terre d’il y a deux jours). Les tibétains du Sichuan représentent une petite minorité (la totalité des personnes d’origine ethnique tibétaine, y compris ceux vivant au Tibet et dans le reste du monde représentent moins de 6 millions de personnes). Et au Sichuan, à part les Han, il y a de nombreuses ethnies minoritaires en dehors des tibétains comme les Yi et les Hui.
    Tiens, d’ailleurs les Hui (musulmans) qui le mois dernier ont provoqué des troubles au Tibet en allant attaquer les tibétains qui ont détruit leurs possessions dans la lutte tibétaine contre les hans chinois.

    Et la façon dont vous avez de présenter l’envahissement temporaire du VIIe siècle par Songtsen Gampo comme justifiant de la territorialité tibétaine d’une partie de la Chine est tout à fait partiale et correspond aux affirmations territoriales du gouvernement tibétain en exil et qui n’est reconnu par aucun pays occidental ni l’ONU. C’est comme s’il fallait considérer que l’Allemagne était un territoire français sous prétexte qu’il était sous la coupe de Charlemagne au IXe siècle !

    Quand à votre confusion entre les dénominations géographiques du plateau tibétain et celle des ethnies et pays qui sont sur ce territoire, c’est tout aussi ridicule que de dire que la Champagne est parisienne parce qu’elle fait partie du Bassin Parisien !

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