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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
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Derniers commentaires



  • koudou 3 mai 2008 16:29

    La plupart des docs que j’ai eu ont été consultées sur papier, plus un rapport que je ne peux pas commenter qui ctite des sources dont certaines sont accessibles sur internet. je vous indique quelques unes de ces sources

    Krayushin est l’ingénieur en chef des grandes études sur les pétoles abiotiques du bassin dniepr-donetsk en Sibérie :
    http://www.gasresources.net/DDBflds2.htm

    Kenney est un des rares ingénieurs américains ayant travaillé sur les abiotiques, justement avec Krayushin
    http://www.gasresources.net/SwedenProjectResults.htm

    Toujours en collaboration via Kenney, un papier de Sagusaki et Mimura sur la détermination d’origine biotique ou abiotique par analyses comparées par chromatographie en phase gazeuse.
    http://www.gasresources.net/Sugisaki(JFK-comments).pdf

    Et un papier de Chris Bennett expliquant plus en détail le mécanisme de création abiotique de la théorie
    http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=38645

     



  • koudou 3 mai 2008 13:50

    @Mimose

    Il y a vrai problème de logique dans votre question.

    "Si la théorie du pétrole abiotique est vraie pourquoi le canada va commencer à exploiter ses sables bitumineux ?"

    Le Canada a commencé à exploiter les sables bitumineux parce que c’est du pétrole qu’ils ont trouvé et qu’ils sont sûrs de vendre le pétrole qu’ils vont produire.

    La théorie abiotique pourra peut-être permettre de trouver de nouveaux gisements, et il y a déjà des gisements en production trouvés grâce à la théorie abiotique. Mais on s’en fout quelle théorie a été utilisée pour trouver du pétrole : on en trouve ou en trouve pas.

    Et compte tenu du fait que l’on prévoit que l’offre va être insuffisante, le Canada prduit tout ce qu’il peut.

    Et quel est l’âge du capitaine déjà ?



  • koudou 3 mai 2008 13:43

    Je vais ralentir mes interventions, parce que cela me prend vraiment beaucoup de temps, et ce matin je voulais aller faire un golf, et je n’ai pas eu le temps à rester collé sur mon clavier.
    En plus, un des mes copains avec qui j’ai discuté de ça par email et qui vient de lire mon article (X, Ingénieur Général des Mines) m’a recommandé de lire un bouquin à propos des énergies qu’il faut que j’aille acheter.

    @Dominique Larchey-Wendling

    Pour ceux qui ont les oreilles bouchées : c’est à cause de la dépendance Américaine au pétrole que les Etats-Unis déclenchent des guerres au Moyen-Orient. Et c’est John McCain qui le dit. Ca n’a rien à voir avec le terrorisme, Al Qaida, l’Iran nucléaire etc etc ... c’est le pétrole un point c’est tout.

    Je suis persuadé que vous avez raison. Cependant, je ne suis pas certains que la forme soit la plus propice à faire passer le message en ce sens que cette forme a de bonnes probabilités de braquer un certain nombre de personnes et donc de leur faire rejeter votre intervention alors qu’elle me paraît tout à fait exacte.

    @Mimose

    Tout d’abord, permettez-moi de vous féliciter, car votre réponse sur l’âge de la théorie abtiotique (années 50 et non pas 90) alors qe vous n’en aviez jamais entendu parler prouve que vous avez cherché à vous renseigner, et à progresser. C’est une démarche très positive. Et vous avez raison, le début de la théorie date de 1950, il s’agit d’une faute de frappe de ma part (j’en commets beacoup, et à la relecture, j’en laisse malencontreusement passer).

    Cela dit, internet a ses limites, et vous ne trouverez pas les sources les plus intéressantes sur le pétrole abiotique sur le net.

    En fait, les russes ont eu de grosses difficultés d’appro pendant la guerre froide et ont commencé à tester leurs théories sur les territoires où il avaient. Ils ont donc creusé dès les années 60 dans des endroits où ils pensaient trouver du pétrole par la théorie abiotique et en ont trouvé en creusant à grande profondeur à travers de la roche cristalline.

    Tout le truc est là : la théorie fossile interdit de trouver du pétrole sous des roches cristallines. En effet, cette théorie veut que le pétrole soit formé à partir d’une grande quantité de déchets organiques piégés par la sédimentation et qui leur interdit de rester au contact de l’air et donc de s’oxyder. Ensuite, la poche piégée par les sédiments s’enfonce sous terre par les mouvements tectoniques et la sédimentation et se transforment en pétrole sous l’effet de la chaleur et de la pression. Toutefois, le pétrole ne peut - selon cette théorie - se trouver que dans un ensemble de roches provenant de sédimentations (shistes, marnes, argiles, grès, sables, etc... mais pas de roches cristallines venant du refroidissement du magma (qui aurait détruit le pétrole).
    Et les Russes en ont trouvé là où on pensait qu’il n’était pas possible d’en trouver.

    Et la Russie en a trouvé tellement qu’ils sont devenus pour un temps le plus grand producteur de pétrole dans les années 80. Ils ont en particulier foré au Vietnam (compagnie Petrosov) à travers 5000m de basalte pour trouver du pétrole. Le gisement de White Tiger produit toujours 6000 barils/jour.

    En fait, la théorie du pétrole abiotique remonte à plus loin que les années 50 et remonte aux années 30 avec l’allemand Wegener et le continent de Pangée dont les américains se sont gaussés en allant jusqu’à le traiter de fou. Remarquez, il y a bien aujourd’hui la théorie des créationistes - très puissante aux US - qui prétend que tous les animaux sont nés tels qu’ils sont et que la théorie de l’évolution est fausse.

    Des américains ont quand même tenter de partager les connissances des russes, mais il y en a très peu qui ont pu le faire (comme Kenney, un des défenseurs américains les plus farouches de la théorie abiotique).

    Dick Chenney (un nom que vous connaisez bien pour son rôle politique, puisque c’est le Vice-Président des USA aux côtés de Georges Bush fils depuis 2001, et qu’il avait été secrétaire à la Défense de Georges Bush père) est devenu entre les deux Bush PDG de Halliburton (de 1995 à 2000), la plus grosse boite de services pétroliers au monde (c’est d’ailleurs la boite qui a obtenu les contrats pour remettre le pétrole de l’Irak en route en 2003. A qui profite le crime ?). Bref, après une entrevue avec Dick Chenney (en 2003), Mikhail Khodorkovsky, PDG de Yukos Oil (la plus grosse compagnie pétrole de Russie et celle ayant l’expertise des gisement abiotiques) décide de vendre la majorité des parts de Yukos à Exxon Mobil, ce qui aurait donné à cette boite américaine le contrôle de l’expertise des gisement abiotiques. Vous vous rappellez probablement que Mikhail Khodorkovsky a été jeté en prison et que la transaction n’a pas eu lieu.

    Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que l’expertise et les documents sur le pétrole abiotique ne soient pas si nombreux sur internet. Il n’y a qu’un poignée d’ingénieurs qui arrivent à acquérir cette expertise et ils ne la mettent pas sur le net. On ne rencontre donc sur le net qu’essentiellement des dupputations et des professions de foi allant jusqu’à l’outrancier dans un sens ou dans l’autre (du style "tout le pétrole st abiotique" et "le pétrole abiotique est une vaste fumisterie").

    En tout cas, le succès prouvé du pétrole non explicable par la théorie fossile, donne aux russes un atout qu’l ne sont pas prêts à brader, car cela risque d’être une carte maitresse pour tirer leur épingle du jeu dans les années future.



  • koudou 3 mai 2008 12:13

    @frédéric lyon

    C’est vous qui me paraissez têtu ... Vous commencez probablement à trop fréquenter internet et à trop lire en diagonale ...
    Et j’ai désormais bien compris que vous travailliez dans le domaine de l’énergie. Je vous propose d’y rester et de ne pas aller dans celui de l’économie.

    Je n’ai jamais dit que la hausse des prix n’avait AUCUN rapport avec la hausse de la demande, mais que l’augmentation très importante de la hausse des prix ne pouvait pas venir uniquement de la variation de demande.

    Revenons maintenant à la comparaison demande/production.

    Les choses étant ce que qu’elles sont, il ne peut jamais y avoir au cours du temps une égalité parfaite entre ce qui est consommé chaque jour et ce qui est produit chaque jour. Ne serait-ce que parce que la production dépend très peu du climat, et que la demande, même si elle ne vient pas que du chauffage, varie au cours de l’année. Les pays de l’OCDE consomment plus que le reste du monde, et on ne sera donc pas étonné de constater qu’il y a un pic de consommation en autome/hiver et que la période où la demande est moindre est le printemps.

    Les à coup de différence entre demande et offre sont donc absorbés par le stock.

    Jusqu’ à aujourd’hui, nous ne sommes pas trop impactés (la très grosse partie du pétrole fourni sur le marché étant du pétrole conventionnel), et à courte échéance (un ou deux ans), la capacité de production plus les réserves devraient permettre de fournir. Deux ans, c’est le temps qu’il faudrait pour remettre en place de nouveaux puits sur les sites produisant du pétrole conventionnel, et continuer la baisse de la part de pétrole dans la consommation mondiale, cette baisse n’ayant pour l’instant pas réussi à provoquer une baisse de demande de pétrole, mais seulement à faire en sorte que la demande est moindre que ce qu’elle aurait été.
    Si on regarde les statistiques (ce que j’avais bien entendu fait avant que vous me le proposiez), on constate que les deux courbes de demande et d’offre sont assez parallèle, et un coup c’est l’une qui est au dessus et un coup, c’est l’inverse. Cela est vrai depuis longtemps (avant 1974 et pendant les années 1990) et il n’y a rien de fondamentalement changé. Pourtant, en 1974, le prix du baril est brutalement monté à 80$ le baril, pour se retrouver à 10$ le baril dans les années 90 (au point le plus bas), pour être aux niveaux de l’ordre de 120$ aujourd’hui.

    Et donc la variation du prix du pétrole ne peut pas s’expliquer par la seule relation demande/offre de la façon dont vous l’affirmez.

    Je le répète, ce qui a provoqué une flambée des prix, c’est la spéculation (ou la prévision, ou le management de ressources : appellez cela comme vous voulez, le propos n’est pas de qualifier moralement cette pratique). En 1974, la raison principale était économique avec pour objectif de mouvements de capitaux. Et aujourd’hui, c’est en partie la peur de manquer dans un avenir proche, et en partie un jeu économique ("jeu" dans le sens de mécanique) des producteurs. Il n’y a qu’à voir sur les marchés boursiers la valse actuelle des futures et surtout du fait que les traders commencent à recourir à des manoeuvres compliquées pour se couvrir aussi sur des futures à la baisse. J’ai été suffisamment étonné pour demander pourquoi, et la réponse que j’ai reçu était qu’on était "en haut du tunnel de hausse" et que le "momentum" et le "MACD" idiquaient un futur retournement. Ah bon ? Je sors de mon monde et je ne comprends pas, mais mon cher frédéric, je crains que votre raisonnement simpliste ne le soit au contraire un peu trop.

    Passons à votre autre affirmation qui est qu’il n’y a aucune limite physique aux hydrocarbures. Je pense que même si dans un éclair d’illumination, l’esprit saint descend sur moi et que d’un seul je m’écrie avec vous qu’il n’y a pas de limite à la quantité de pétrole sur terre, en revenant à des choses plus quotidiennes, force me sera de me rendre compte que la production de Syncrude (pétrole de synthèse) atteint royalement les 0,35 millions de baril/jour sur le plus grand gisement actuel avec force pollution (Athabasca) et que les objectifs soient de doubler en 10 ans (en doublant les effets environnementaux) pour atteindre 0,7 millions de baril/jour. Si on ajoute toutes les compagnies ensemble (syncrude, suncor, shell canada et les quelques projets in-situ), on arrive à une prod de 0,76 millions de barils par jour.

    Les réserves prouvées de l’Alberta sont de 178 milliards de barils, ce qui nous permetrait de tenir en gros deux ans si on était capable de tout sortir d’un coup, mais tout sortir risque de nous prendre plus d’un siècle et demi même au rythme de 1 million de barils/jour.
    Technip prévoit qu’en 2030, les hydrocarbures non conventionnels représenteront 10 mb/j tandis que les conventionnels pèseront 65mb/j. Et pour atteindre de résultat, cela nécessite un investissement de 130 milliards de $ par an uniquement pour la production.
     

    Le raisonnement que vous suggérez et qui consiste donc à dire qu’il y a autant de pétrole qu’on veut et qu’on n’en manquera jamais, et qu’il suffit de mettre toutes nos capacités industrielles pour tout extraire au max ce que l’on connaît est à la fois irréaliste (l’ensemble de toutes les économies mondiales n’y suffiraient pas, pas plus que la technique), et à la fois criminel, car il se résume à une seule position pour sortir du piège dans lequel nous sommes : investissez pour extraire plus vite.

    En cela, vous faites partie de ceux que j’accuse dans le titre de cet article : "le scandale incontournable de l’exploitation des hydrocarbures".
    La solution est probablement dans un changement de méthodes, et par exemple pour la nourriture, des voies différentes de celles de l’agriculture actuelle qui sont très consommatrices d’énergie en général et de pétrole en particulier.



  • koudou 2 mai 2008 23:41

    @pharaon

    Tout à fait d’accord dans l’absolu.

    Mais dans mon idée, cela rentrait dans la double limite technique et économique. Ainsi, par exemple, une révolution technologique du type extraction micro biologique (enzymes, bactéries ...) ou nano technologiques pourraient faire passer les bitumes auxquels vous faites allusion dans la catégorie des réserves prouvées. Evidemment, on y est pas encore, mais on sent quand même confusément que des voies de recherche telles que celles que je viens d’indiquer sont en train de sortir du domaine de la science fiction pour rentrer dans celui de la recherche fondamentale.

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