On peut penser ce qu’on veut de Juan Branco, mais comme avocat il doit être pénible quand il plaide. J’ai relevé dans son livre Crépuscule des phrases interminables, dont une qui ne faisait pas moins de deux pages et demie. Mieux que Proust !
Hé oui, plus de droit de fumer, presque plus le droit de consommer de l’alcool [pas de pub à la télé], plus de droit de baiser une pute (mais on peut épouser un pédé), plus le droit de dire en privé ce qu’on pense (un machin-phone espion peut vous enregistrer), plus le droit de faire une plaisanterie osée — sans quoi les hyènes de Sainte-Meetooche vous tombent dessus — bref plus le droit d’assumer son lambeau de névrose comme dirait Freud. Alors oui, l’époque qui s’annonce fait vraiment ch*er.
En matière sexuelle, on va de plus en plus vers une castration des esprits et de la vie : Gabriel Matzneff décrié, Roman Polanski ostracisé, Benjamin Griveaux sacrifié sur l’autel de la bien-pensance. Quelle triste époque se prépare là où le sexe (= vie, joie, création...) est mis à l’index (heu... pas là où vous pensez, saligauds !)