.Bon article, merci pour les références historiques.
La volonté assidue d’association du NYSE avec la bourse parisienne fut le premier indice qui me fît douter de l’économie américaine. On est toujours prêt à partager ses dettes , ou lorsque l’on a rien on est toujours prêt à partager les biens des autres. La démarche des américains c’est de récupérer du cash comme par exemple GM qui demandait 10 milliards de dollars à Renault parce qu’en s’associant avec lui, GM perdait la possibilité de s’associer avec d’autres constructeurs.
Il est intéressant de comparer la crise de 07 avec la crise de 29. Lors de cettre dernière qui fut la première des deux, le Royaume-Unis perdit le leadership au profit des USA. Aujourd’hui tout porte à croire que c’est au tour des USA de perdre la première place. Au profit de quelle économie ? C’est ce qui se joue aujourd’hui. Croire qu’il y a des intérêts puissants qui tirent les ficelles, c’est tout à fait fondé. Gardez à l’esprit qu’il n’ y a pas qu’un seul groupe de pression puissant, heureusement pour nous. Il y a aussi le consommateur qui a découvert le pouvoir qu’il détenait, c’est à dire de choisir là où il échange sa monnaie contre un bien. Comme au USA, bien que les taux de crédit soient bas, les américains préfèrent tésauriser. Pour terminer, même si la monnaie papier fiduciaire et scripturale perd la presque totalité de sa valeur, que ferez-vous de vos pièces en or ou en argent ? Vous devrez les fondre pour en faire des plus petites pour pouvoir acheter des biens dont la valeur est de l’ordre d’un vingtième d’une journées de travail, comme par exemple 1 kg de pommes de terres.
Je suis d’accord avec vous sur le fait que dévaluer le dollar sert les américains car cela leur permet de diluer leurs dettes extérieures dans une masse monétaire plus importante. Mais quel est le bilan économique d’un dollar affaibli lorsque les USA doivent acheter des matières premières à l’étranger qui sont de ce fait surévaluées ?
Le marché des changes représente 60 fois le marché du commerce international. Les échanges extérieurs de la France sont de l’ordre de 15 % de son PIB.
Je crois que ce qu’il faut retenir dans votre intervention, c’est l’attaque des USA envers la Chine concernant la valorisation du reminbi : je crois qu’ils ont lâché les chines contre eux même ! C’est le coup d’envoi du lâchage généralisé du dollar, ce qui pendait au nez des américains depuis le début de la crise. Et croyez-vous que les chinois vont les laisser faire sans réagir ? Alors il faut décider d’une monnaie internationale de remplacement ; et ce sera la plus solide qui l’emportera : le yen ? de solides bases, mais les japonais sont mauvais joueurs et leur économie est trop dépendante des exportations dans une activité économique internationale atone ; l’euro ? Si la zone euro n’explose pas, c’est le la zone économique qui le plus fort pouvoir d’achat après les USA. A moins que le vieux Charles avait encore une fois raison et que nous allions vers un monde multipolaire et donc , multidevisal.