« Certains Français » ! Bien évidemment ! C’est là que l’on voit les limites de ce type d’exercice..
Mais hélas ! Une grande majorité de la population suivit le Maréchal (jusqu’à juin 1944 tout au moins) et, si la population toute entière ne pouvait faire partie des officines de répression de l’Etat Français ou des auxiliaires de la Gestapo.. Les diverses rafles de cette époque ne donnèrent guère lieu à indignations populaires.
De plus, si l’histoire de la Shoah est bien largement enseignée depuis quelques années .. les déportés dit « raciaux » furent longtemps des déportés de seconde zone, loin, dans la considération nationale de ceux dits « patriotes »..
L’antisémitisme se portait pourtant bien, dans la société française, depuis l’affaire Dreyfus. Un thème des plus banal dans la presse de l’avant-guerre.. On parle ici plus haut de la suppression de fichiers... mais le fameux fichier dit « Tulard » subsista, précieusement conservé, bien au-delà de la Libération... La lettre de dénonciation comme « sport national ».. difficile de le nier !
« La vraie France était à Londres » se plaignit un ex-conseiller de l’ex-président ? Un groupe de rebelles à un Maréchal qui se voyait bien en Franco français et à qui une assemblée élue donna les pleins pouvoirs tout comme un autre gouvernement, républicain, lui, accorda par décret d’autres pleins pouvoirs à des militaires fascistes et tortionnaires pour mater une révolte anticoloniale..
On lit aussi, toujours ci-dessus, une attaque contre « les fonctionnaires ».. Ben voyons !
Une France néo-libérale avant la lettre aurait confié l’exécution des rafles à une société de sécurité privée et une Allemagne néo-libérale aurait soumis au jeu de la libre concurrence la fourniture de gaz mortels pour ses camps d’extermination..
En fait, leur rattachement à la SS était purement administratif, la mise en place du RSHA groupant tout ce qui relevait du maintien de l’ordre sous le commandement du Reichsfuhrer SS.
Mais, bien évidemment, le port des runes en pattes de col n’était autorisé qu’aux membres de la SS.
Dans cette logique, des officiers de police pouvaient être admis dans la SS et portaient dans ce cas les runes au niveau de la poche de poitrine de leur vareuse.. sur un uniforme ordinaire de l’OrdnüngPolizei..
En fait, sous des dehors de discipline et d’ordre, le troisième Reich était un foutoir innommable en termes d’organisation.. avec guerre des services et des chefs à tous les étages ..
Pléthore de règlements contradictoires et, par dessus tout cela, « la VOLONTE DU FUHRER » qui, comme la révélation divine, était sujette à multiples interprétations..