C’est sûr que l’indignation, ça ne coûte pas grand chose, surtout pour une cause qui a bien entendu la faveur du public.
Allez tous ensemble, donnons lui des sujets de nouvelles indignations :
"La guerre, c’est pas bien"
"Les méchants ne sont pas gentils"
"La maladie est un fléau pour l’humanité"
"La faim dans le monde, je suis contre".
Puis après, on va bientôt nous pondre une loi pour interdire la détention à domicile de barre de fer sans autorisation, ou pour bannir les couteaux qui coupent à bout pointu...
Il est clair que la comparaison avec la Shoa est plutôt malheureuse, car elle n’intègre pas l’extermination qu’a été la 2ème partie du programme nazi, mais désolé, pour qualifier les actuelles rafles et les comdamnations des "complices aux clandestins" , c’est encore la comparaison avec les raffles des années 40 qui tient le mieux la route...
Et qui ont été les premiers à banaliser la Shoa ? Rien que ces intégristes qui hurlent à l’antisémitisme dès que l’on ose critiquer un homme juif ou l’état d’Israël...
Et bien oui c’est scandaleux, je crois qu’on est tous d’accord...
La violence pas bien, il faut les punir, etc, etc...
Mais je trouve encore plus scandaleux les éxactions auxquelles se livrent la police depuis quelques années.
Quand la violence vient des voyous, c’est navrant, mais guere étonnant. Mais quand la violence vient de la police, c’est là le vrai scandale.
Et je me révolte de voir que la MAM se dise ’"choquée" par CETTE violence, mais qu’elle ne voit rien de choquant au tabassage des collégiens QUI ATTENDAIENT UN TRAIN !!!
Encore une fois, un magnifique exemple des actions de la police française...
Et encore une fois cautionné par son ministère de tutelle...
Je hais ce gouvernement.
Les sociétés autoritaires sont comme le patinage artistique : complexes, d’une précision mécanique parfaite, et par dessus tout précaires. Sous une fine couche de civilisation, le chaos guette... Lorsqu’elle sentira le chaos la talonner, l’autorité ourdira les plus viles intrigues pour préserver un semblant d’ordre... Mais un ordre sans justice, sans amour et sans liberté, ce qui ne pourra ralentir longtemps la descente de leur monde aux enfers.
L’autorité n’admet que deux rôles : le bourreau et la victime, transforme les gens en poupées qui ne connaissent plus que peur et haine, tandis que la culture plonge dans les abysses. L’autorité déforme ses enfants et change leur amour en un combat de coq... L’effondrement de l’autorité aura des répercussions sur le bureau, l’église et l’école. Tout est lié. L’égalité et la liberté ne sont pas des luxes que l’on écarte impunément. Sans ceux-ci, l’ordre ne peut survivre longtemps sans se rapprocher de profondeurs inimaginables.